« Venez vite : je goûte les étoiles. »… (Le nectar de toutes les étoiles de la voix lactée)…


« J’aurais voulu retourner avec lui dans ce troisième espace secret dans lequel on se promenait lorsqu’on se parlait au téléphone. »

« Je crois qu’on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste, et Augustus et moi, on a choisi la manière drôle »
« Je crois qu’on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste, et Augustus et moi, on a choisi la manière drôle »

Alors…

ELLE (Hazel, 16 ans) : « Je suis une grenade dégoupillée, un jour ou l’autre, je vais exploser. J’essaie juste de faire un minimum de victimes »…

Et pourquoi dit-elle ça ? Parce qu’elle est atteinte d’un cancer, et bien que son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, elle se sait condamnée.

LUI (Augustus) : « Je ne t’en voudrais pas, Hazel Grace. Ce serait un privilège d’avoir le coeur brisé par toi. »… « Il y a forcément quelque chose, sinon à quoi ça rime ? ».

-Mais peut-être que ça rime à rien.

« De toutes façons les véritables héros ne sont pas les gens qui font les choses : les véritables héros sont les gens qui remarquent les choses ; qui y prêtent attention »
« De toutes façons les véritables héros ne sont pas les gens qui font les choses : les véritables héros sont les gens qui remarquent les choses ; qui y prêtent attention »

Ces dialogues sont extraits de l’adaptation cinématographique du roman de John Green, « Nos étoiles contraires » (vue récemment sur Canal). Dialogues qui me reviennent comme ça pèle-mêle, au fur et à mesure que j’écris. En même temps que les images, mais pas forcément dans l’ordre. Peut-être est-ce ceux qui m’ont le plus marquée… Enfin, non, pas peut-être, sûrement. Comme quand elle lui dit : « Tu as réussi à m’offrir l’éternité alors que nos jours étaient comptés. Je t’en serai éternellement reconnaissante »

Oui parce que lui aussi est en rémission, lorsqu’ils se rencontrent dans un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes gravement malades. Augustus (on le voit) a le coup de foudre pour Hazel. Il le lui dira avec ses mots (magnifiques !) : « Je suis amoureux de toi et je sais que l’amour n’est qu’un cri dans le vide, que l’oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu’un jour viendra où tout ce qu’on a fait retournera à la poussière, je sais aussi que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi »

Elle, est plus réticente (pour les raisons évoquées ci-dessus, et qu’on comprend aisément)… D’ailleurs, elle expliquera plus tard : « Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement et puis tout d’un coup. »

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Quoi qu’il  en soit, entre eux, l’attirance est immédiate (Hazel a beau dire, n’empêche qu’ en présence d’Augustus, elle retrouve toute la joie de vivre qui devrait toujours être celle d’une adolescente de son âge)… Ce qui lie ces deux-là, c’est à la fois leur humour ravageur, un certain mépris des conventions et leur goût prononcé pour la littérature. Ils échangent leur lecture. Et de là, va naître un projet ambitieux (un peu fou  quand même) qui va les conduire jusqu’à Amsterdam, où vit l’écrivain préféré d’Hazel… ça ne va pas tout à fait se passer comme ils l’avaient espéré. Mais ça n’en est pas moins magique. La Venise du Nord est belle, romantique… on la dirait faite pour eux.

-Il y a forcément quelque chose, sinon à quoi ça rime ? (LUI) -Mais peut-être que ça rime à rien. (ELLE
-Il y a forcément quelque chose, sinon à quoi ça rime ? (LUI)
– Mais peut-être que ça rime à rien. (ELLE)

J’ai adoré la scène quand ils boivent du champagne dans un grand restaurant, que le maître d’hôtel leur explique :

– Savez-vous ce que dom Pérignon a dit après avoir inventé le champagne ?

-Non, répond Hazel .

-Venez vite : je goûte les étoiles, qu’il leur fait comme ça. Ou quelque chose dans ce goût-là.

(Eh bien moi, c’est à vous que j’ai envie de dire : « Venez vite ! Venez vite, je suis en train de goûter le nectar des étoiles ! Le nectar de toutes les étoiles de la Galaxie)

Leurs yeux pétillent. La vie se fait légère comme les bulles de champagne… Ils sont heureux. On l’est pour eux…Leur histoire d’amour démarre vraiment, le lendemain, par un premier baiser échangé lors de la visite de la maison d’Anne Frank… « Quand je regarde le ciel, j’ai quand même le sentiment que tout va s’arranger. Dieu souhaite le bonheur des hommes. Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie » (voix off lisant un extrait du « Journal d’Anne Frank »)…

Jusque là, malgré le sujet grave,  on a souvent souri, parfois carrément ri… Mais faut pas rêver, on se marre pas jusqu’à la fin… Comme Hazel, j’aimerais vous dire qu’Augustus  « a gardé son humour jusqu’au bout ; qu’il n’a jamais manqué de courage. Mais ça ne s’est pas passé comme ça »…  C’est juste que j’vais pas tout vous raconter. Sinon que vous allez vous prendre le truc en pleine face, genre la gifle émotionnelle comme on s’y attend rarement. Puis vous dire que finalement que vous avez une chance inouie, vous êtes en vie. Et que la vie, il faut en profiter et puis c’est tout.

«Tu es trop occupée à être toi-même, tu ne réalises pas que tu es exceptionnelle ».
«Tu es trop occupée à être toi-même, tu ne réalises pas que tu es exceptionnelle ».

En tout cas, y’avait longtemps que je m’étais pas pris un tel shoot d’émotions. La dernière fois, c’était avec « Un jour ». J’sais pas pourquoi, j’adore ces films qui font chialer pour de vrai. Comme dirait Céline, « L’émoi c’est tout dans la vie. Quand on est mort c’est fini. Emouvez-vous, Bon Dieu » -vous connaissez la suite ! (Non ? Vous devriez la trouver quelque part par là)…  ( Euh, Louis-Ferdinand, si tu nous regardes…)…

Parlant d’émoi… comme un émoi ne vient jamais seul, je vais vous parler d’un autre grantémoi, un de mes plus gros coups de cœur (de toute ma vie, ou presque) –non pas cinématographique, mais littéraire, cette fois : « La petite femelle » de Jaenada (Philippe de son prénom)… Oui, bon, d’accord, à ce propos, je me rabâche et vous commencez à le savoir que c’est un des meilleurs livres de la rentrée littéraire. Mouais ben lisez-le, vous m’en donnerez des nouvelles après –d’accord ?

Voilà, voilà !! En ces premiers jours d’octobre (et d’automne –beurk !), je sais pas vous mais moi qui n’aime pas l’automne, j’avais bien besoin de ça, un bon film à regarder lovée dans les coussins de mon canapé, un bon bouquin à lire le soir, au chaud sous la couette –c’est que y’a rien de trop, ces temps ! Et comme musique ? Ben j’ai écouté Lana Del Rey, Lou Doilon…  En ce moment, sur le blog, vous entendez la BO de « Nos étoiles contraires »… Mais avant de repartir,  vous reprendrez bien un peu de nectar d’étoiles avec le champagne ?

Sincerely Your

Votre fidèle servitrice plumitive

SOlène

Bienvenue dans le monde de SOlène!
Bienvenue dans le monde de SOlène!

QUOI DE NEUF TODAY?

L’effet Jaenada*

WHAT ELSE?

UN JOUR*

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3 commentaires sur « « Venez vite : je goûte les étoiles. »… (Le nectar de toutes les étoiles de la voix lactée)… »

  1. J’ai du mal avec ce genre d’histoires tire-l’arme, mais je ne critique pas la démarche tout à fait respectable. Je tenterai peut-être le film ou le roman, par lequel commencer? en me préparant un stock de kleenex. Le sujet du livre de Philippe Jaenada m’attire plus, pour le coup. Et comme en plus tu as aimé… Bisous So.

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