Laura joue de la flûte

L’émoi c’est tout dans la vie ! Faut savoir en profiter ! L’émoi c’est tout dans la vie ! Quand on est mort c’est fini ! A vous de comprendre, émouvez, Bon Dieu ! Trouvez la palpite, nom de foutre ! La fête est là ! Enfin quelque chose ! Réveil ! Allez robot la crotte ! Merde ! Transposez ou c’est la mort ! Ne vous occupez pas tant de moi-même ! Faites marcher votre petit coeur ! Ce sera ce que vous en ferez ! L’orage ou la flûte ! Comme aux Enfers ! Comme chez les Anges !

NB: cette citation n’est pas de moi mais de L-F C, il m’la prêtée… et photo à la une:  © MaxPPP

Le quartier grelotte entre deux gouttes de pluie, mais comme par hasard, au Café de la “place”, je lézarde en terrasse. Lunettes de soleil en serre-tête, je rassemble la meute tout autour de la table. Que des filles.

Dans l’étrange intensité du paysage de mon roman après l’orage, elles ont toutes l’air de venir d’ailleurs, ou d’être de passage… Toutes un peu fantômes et frêles comme le personnage de la Zouz’ qui se réveille en moi, face à cette image…
Bien sûr que je me souviens de ces choses super fragiles… de ces moments d’adolescence on l’on construit not’ monde entre rêve et réalité, pasqu’on a que 17 ans ou même pas, et qu’on est pas sérieux à cet age-là…
Lectrices-tounettes suspendues à mes lèvres… un mot de moi, et boire de l’eau c’est de la balle. Certes, je donne l’impression d’être délurée, d’aller jusqu’au bout de mes délires, mais savent-elles seulement que, mes délires sont surtout dans ma tête, et ne vont pas au-delà de mes propos dans l’écrit ?
Oui je lis, j’écris sans cesse. C’est ma vie de lire, d’écrire… Oui j’aime Céline, Rousseau, Baudelaire, Hugo…. Et nan, « en vrai » je me la zouz’ plus Cosette version Neuf Trois…pasque je suis « une vraie personne pas très très grande (en plus) qu’a rencontré l’Amour très très grand ».
Mais tout compte fait, de ma vie privée je ne dirai rien, et de mon passé encore moins. Quant à la question de la réalité, elle ne se pose même pas, puisque c’est l’écriture la réalité -elles l’auront compris. L’écriture épicétou.
Bon, on beau dire, rester modeste, ça fait quand même son effet. Vla que l’une d’elles aimerait bien que je raconte d‘avantage… que je donne un peu plus de détails… Elle voudrait connaître l’histoire de « Laura joue de la flûte »
Euh, le pire, c’est qu’il ne me vient pas même pas à l’idée de rectifier le tir, et de lui préciser que le titre, c’est « L’orage ou la flûte ».
Tout d’un coup je n’arrive plus à savoir qu’elle est la réalité ? Ma réalité… Si c’est quand je travaille en pyjama chez moi sur mon ordi, ou quand je parle dans la rue à des inconnues, de ce livre que j’ai écrit ?
De mon échappée parisienne, c’est l’instant le plus marquant. L’instant où je décide d’arrêter de courir dans l’ombre des grandes. Les grandes c’est Nothomb, Angot, Millet… pas moi ! Faut bien se faire une raison : mon toquard de bouquin ne fait pas le poids face au Fait du prince, Le marché des amants et Jour de souffrance, le tiercé gagnant de la rentrée littéraire.
Ben oui, les p’tits loups, résultat des courses, quand le blues est là, la foi en soi s’en va. Quoique… bizarrement j’ai au fond une sorte d’intuition positive, et c’est le sourire aux lèvres, malgré tout, que je mets à parler parler parler… de l’écriture justement. L’écriture nourrie de ma vie, mes voyages, ma poésie… Bien sûr que je puise dans ma vie. ¨N’empêche qu’il ne faut pas se méprendre par ce qu’on appelle ma vie, puisque je vis dans mes rêves…Enfin nan, plus maintenant, car je peux dire qu’aujourd’hui, je vis la vie dont je rêvais. Avant et d’puis le début du blablablog, il n’y avait que le rêve de cette vie. Pasque oui, j’ai vécu dans le virtuel avant de vivre dans la vraie vie, ce dont je rêvais…
Les filles, elles écoutent, sans oser m’interrompre…
Ce n’est qu’après qu’elles me diront qu’elles ont pas voulu rompre le charme, cause qu’elles aimaient ma voix « rauque et posée ». Ah ouais ?! Bref c’est tout juste si elles m’ont pas dit qu’elles en avaient rien à faire de ce que je racontais mdrrr
Voilà les p’tits loups, ce qui explique en partie pourquoi vous me voyez moins qu’avant sur la blogosphère – promo (et ma vie avec le Coyote) oblige. Pour autant j’oublie pas mes amis spaces, les vrais… Ceux qui sont toujours là, aujourd’hui, et que j’ai hâte de rencontrer dans la « vraie vie » (ils se reconnaîtront je pense), et les p’tits nouveaux super sympas qui m’ont apporté tellement de soutien ces derniers temps, ne serait-ce que par leurs comm’ s et leurs messages (eux aussi se reconnaîtront puisque je passe sur leurs blogs dès que je le peux)…
Et donc, je reviendrai écrire un billet par semaine, lire vos comm’ s tous les soirs, et je prendrai le temps d’y répondre au fur et à mesure, comme de lire les nouveautés sur vos blogs cela va de soi !
Je vous souhaite à toutes et à tous une belle, une très belle semaine remplie de bonnes choses. Bisous soufflés, et @ très bientôt !
Votre fidèle servitrice plumitive
Sincerely Your
SOlène

12033068_911025235599717_237516189797873776_n© andréconan

PHILIPPE:quelle unanimité… même ceux qui connaissent les autres auteures, plus cultivés que moi… sonnent à l’unisson : nous consonnons ;-) et je dis que ton style est riche en rebondissements… tu sais faire attendre, mener ton lecteur par le bout du nez avec le suspense… je me régale à parcourir les billets… il me faudra le temps d’une deuxième lecture pour voir les commentaires ici, sur le blablablog, mais tu as bien fait de publier -de toutes façons, tu aurais dû demander à tous ceux que tu citais :-P PP… mais là, on imagine, c’est très fort… évidemment, si quelqu’un ne sait pas ce qu’est un blog, ne connaît pas le système, il risque d’être perdu… mais une fois au parfum ;-)et puis aussi, cette façon de jouer sur les histoires superposées… les interprétations plus ou moins convergentes de Zouzou et d’Angel : c’est très fort ! c’est génial, tout court… c’est une éducation à la vie : transposer pour survivre, quand le quotidien est morose : la médaille de semeuse d’avenir, que tu mérites, tiens ! Ricoeur, que j’aime bien pour le peu que j’en comprends, dit cela aussi : raconter pour comprendre, soi-même comme un autre… et ça sert partout !

 Flûte de pan, traversière… à champagne… on n’a qu’une vie. Ce qui importe c’est de mettre de la couleur dedans –et que ça saute! Même l’orage, c’est beau et fascinant.  Merci de votre fidélité, à bientôt –L’équipe du MDS sur Facebook….

Soyez amoureux.  Crevez vous à écrire. Contemplez le monde. Ecoutez de la musique et regardez la peinture. Ne perdez pas votre temps. Lisez sans cesse. Ne cherchez pas à vous expliquer. Ecoutez votre bon plaisir. Taisez-vous. –Ernest Hemingway…

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7 commentaires sur « Laura joue de la flûte »

  1. Quand je lis cet extrait, j’imagine la scène dans ma tête, je vois ce groupe de filles autour de toi, qui limite n’en a rien à faire de ce que tu dis…lol. Moi,si j’avais été là sûrement que j’aurai bu tes paroles,oh ça oui ça ne fait aucun doute;)

    1. A la relecture de ce billet, je n’ai pas l’impression qu’elles n’en ont rien à faire: « Lectrices-tounettes suspendues à mes lèvres… un mot de moi, et boire de l’eau c’est de la balle »… ou même plus loin:… “Les filles, elles écoutent, sans oser m’interrompre… Ce n’est qu’après qu’elles me diront qu’elles ont pas voulu rompre le charme, cause qu’elles aimaient ma voix « rauque et posée »… “… Mais chaque lecteur a sa propre lecture 😉

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