Hello december…. Décembre à Paris…


Il est grand temps de rallumer les étoiles. – Guillaume Apollinaire… 

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Cécile dans le métro… 

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Cécile Coulon et la bête (le roman préféré des libraires) dans le métro parisien entre le 10 et 16 décembre…


Paris by night… la tour Eiffel toute d’or vêtue,le reflet des lumières sur la Seine, le moulin rouge, le café d’Amélie Poulain et le petit prince du musée Grevin….

Plus qu’à vous souhaiter un super bon dimanche.  Mais d’ores et déjà un happy december. Et oui, il est arrivé, il est là le mois du père Noël et du petit Jésus dans la crèche. Que le temps passe vite !

Raison de plus pour bien profiter de la vie, de mordre à pleines dents dedans, de voir le verre à moitié plein; plutôt qu’à moitié vide -« hein 😉

Je vous embrasse

SOlène

🌹

Blog momentanément en pause….

Je voudrais pas crever

Avant d’avoir usé sa bouche avec ma bouche

Son corps avec mes mains

Le reste avec mes yeux

Boris Vian

Un homme qui compte les pavés est un flâneur; un homme qui compte les étoiles est un rêveur. – Jean-Louis Auguste Commerson  ( Petite encyclopédie bouffonne)…. 

Le lundi aux devinettes… Suivi par « Cest pourquoi »


Paupières qui battent, grosse chaleur, bouche pâteuse, tête lourde: soit j’ai un orgasme, soit j’ai la crève. Je vous tiens au courant ».  – Cécile Coulon

-Alors orgasme ou crève  ? 

« Pardon de décevoir vos espoirs fous, mais c’est la crève. 

😁

C’EST QUOI L’AMOUR ?

« L’amour c’est bien, mais Noël c’est plus souvent. » – Cécile Coulon

😍

Quels rapports entre « Alexis ou le traité du vain combat » ( de Marguerite Yourcenar), « Homeward Bound » (de Simon & Garfunkel), les araignées et la poésie, et Cécile Coulon et moi ? 

1. – Notre livre culte ( enfin, pour moi, un de mes trois livres cultes avec Le petit prince et L’Attrape coeur)

2. – Notre chanson culte ( Ah, que oui ! Toute une et longue période very happy de ma vie à Paris, métro-boulot-Simon &Garfunkel- dodo)

🎧

3. – Qu’ elles soient du matin ou du soir, nous avons toutes deux la phobie des araignées. Mais nous avons l’une et l’autre la bravoure de leur laisser la vie sauve.

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4. – Cécile Coulon écrit de la poésie ( elle a même reçu  le Prix Guillaume Apolinaire 2018  pour Les ronces ) et je suis complètement addicte à sa poésie

La poésie, c’est le plus joli surnom qu’on donne à la vie. – Jacques Prévert…. 

C’EST POURQUOI

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Hier en me couchant j’ai trouvé dans mes draps
une araignée, noire, aux pattes fines et robustes,
au corps légèrement étiré. L’ensemble
de sa personne mesurait à peu près la taille de l’ovale
qui se forme lorsque je joins la pulpe de mon pouce
à celle de mon index. Quand j’ai secoué mon oreiller
elle a traversé horizontalement le lit
en direction de la fenêtre.
Je l’ai fait monter sur un livre
– un recueil de poèmes bouleversants écrits
par Marie-Hélène Voyer – et l’ai poussée dehors,
en chuchotant « Allez, allez ».
Elle a essayé de descendre de la couverture
de l’ouvrage, son fil l’a menée en bas, à
quelques centimètres du parquet, alors j’ai levé la
main pour qu’elle remonte, on aurait dit un de ces
jeux pour enfant avec une raquette à laquelle on attache
une balle de ping-pong.

J’ai fini par la déposer sur le bord de la fenêtre.
L’araignée a disparu. Il m’a fallu quelques minutes
pour cesser de trembler comme une machine à
laver sur mode essorage. Pas de hurlements,
pas de chaussons qu’on écrase sur les draps propres,
pas de « Dégage, saleté, dégage ».
Mes parents, mes grands-parents, mes proches
ont toujours ri de ma trouille,
pour eux on n’écrit pas des livres sur la campagne
quand on a peur des araignées.
Peu à peu on me confie des choses :
« moi aussi je déteste les voir
cavaler sur le mur, je fais comme si cela ne me
dérangeait pas mais en vérité le problème des araignées
ce n’est pas quand on les voit, c’est quand on ne les voit pas. »

Le lendemain en prenant mon café
et en rangeant les trois semaines de vêtements empilés
sur le canapé, j’ai reçu un message d’un ami
qui demandait comment ça va, la vie, l’amour,
le fric. En fin de conversation il a ajouté que
cette femme pour qui je m’inquiète beaucoup
– trop, évidemment –
envoyait des petits coeurs, des imissyou, des bravos,
à une fille de mon âge qui écrit elle aussi des poèmes.
J’ai commencé à rédiger un truc pas génial sur
le fait que c’est très facile d’être jeune,
de pondre des histoires,
de les publier en ligne et d’attendre que les admirateurs
et admiratrices viennent vous renifler, que chérie on fait
une erreur une fois, si on recommence, dans les
mêmes conditions,
ce n’est plus une erreur, c’est une décision.
J’ai commencé à écrire
cela puis je me suis rendu compte que c’était stupide,
jaloux, et vrai.

Puis j’ai imaginé ce qui serait arrivé à cette araignée
si j’avais reçu ce message anodin hier soir avant
de me coucher.
Elle aurait sans doute pris un coup de recueil de poèmes
sur le crâne, plusieurs fois d’affilée,
parce que c’est exactement ce qui se passe quand
on veut se débarrasser de sa colère, on l’arrache
de sa poitrine, on en fait une boule, on la lance
de toutes ses pauvres forces, comme au baseball,
sur une chose vivante plus faible, plus petite,
la première chose vivante qui passe là et qui n’est pas
une menace.

C’est pourquoi je ne suis pas sur les réseaux sociaux
(autres que celui-ci).
Je ne veux pas être en colère plus que je ne le suis déjà.

COULON Cécile

Et excellente semaine à tous. A plus tard sur vos blogs.

Je ne veux pas faire une poésie qui va bien sonner, je veux faire une poésie qui va te sonner. – Cécile Coulon…. 

WHAT ELSE ?

Crédit photo: les.laribooks, Instagram

 

-C’est où ?

– à partir du moment où la vache est mieux maquillée que moi, c’est la Suisse ( Cécile Coulon)