MOTS POUR MAUX… Suivi de « Fragile »


« Je crois que ça sert à quelque chose de pleurer. Ce que l’on ne sait pas dire en prose, prend du sens en poésie. Pleure, pleure sans peur. Les larmes lavent le cœur. En silence, elles éloignent le malheur. Je vais présenter tes larmes au Seigneur… Les pensées amplifient l’écho de la réalité en moi, mais puis-je refuser l’émotion ? Je pensais, au contraire, qu’il fallait l’accueillir, la laisser s’échouer comme la vague sur le sable »… Philippe Vic R

 

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15 juin

Oui, mais bon ! Now que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je ne suis pas plus avancée aujourd’hui qu’hier matin, même heure…

La première chose que j’ai faite après avoir posé le pied parterre, c’est d’aller pisser.

Bref tout ce que j’ai gagné : un nez rouge et des paupières gonflées.

Bah, j’m’en fous d’être moche et de ressembler à rien dans mon vieux jogging et ce sweat qui n’en peut plus.

A quoi ça sert de toutes manières d’avoir une belle façade quand personne ne te regarde ? Moi j’dis que l’apparence, ça ne reflète pas la profondeur. Et à trop vouloir se mettre en valeur physiquement, on ne fait que renforcer l’inutilité de notre cerveau.

Ce matin, j’ai entendu Violette qui se plaignait à monsieur Fred que je ne lui dis jamais rien à elle. C’est clair. Mais parler à Violette, ça revient au même que parler à l’AFP. Une heure après tout le monde est au courant des news, parce qu’évidemment Evelyne s’empresse de répéter à Coco que la veille, j’ai fait une erreur de caisse. Et Catherine de raconter à Mina mes problèmes de constipation passagère. Alors ça ne m’étonne pas vraiment que Coco et Mina savent déjà que la nuit dernière je suis sortie sous la pluie en direction de la plage. Aussi le scoop dans tout ça, c’est que Violette m’aurait suivie, et vu m’agenouiller sur le sable mouillé comme en prière, le visage baigné de larmes tendu vers le ciel déchiré d’éclairs.

A ce qui parait, Violette s’inquiète à mon sujet.  A l’en croire, j’aurais tellement changé qu’elle ne reconnaîtrait plus sa fille. Mouais ben, elle peut toujours attendre que je « consulte » ! Comme si c’était dans ma nature d’aller m’épancher sur un divan… C’est elle qu’a changé, oui ! Amoureuse comme une gamine à soixante deux piges, après avoir passé sa vie à déblatérer sur les hommes, pff… chais pas laquelle de nous deux est le plus à l’Ouest ?!  Mais bon, je préfère  no comment à ce propos. De toutes manières, c’est décidé, j’lui laisse « La Flèmmardière » à Violette (après tout, les chambres d’hôtes dans la maison de mon père, c’était son idée. Alors qu’elle se débrouille, now !), moi j’pars sur l’île, chez grand-mère, et si ça peut rassurer tout mon monde, j’ai réglé la boussole de mon âme en me fixant un objectif de taille : terminer les « Les amants du buron » (un vrai défi) avant mon départ pour les States with Mina et Coco…

SOlène -extrait de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne » (en cours d’écriture)

(Tous droits réservés)

L’écriture est un voyage (7 days in New York)

(Girls In the city)

Ne cache pas tes pleurs, cesse de t’en défendre,

C’est de l’humanité, la marque la plus tendre.

Voltaire

 

WHAT ELSE?

Défi au ciel*

 

 « Je ne dis pas un mot et ne parle à personne, Près de la mer, sur une pierre je m’assois. Ça me fait plaisir que les embruns de la vague aient le goût du sel de mes larmes. » Anna Akhmatova

 

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L’amour guérit. Guérit et libère. En employant le mot -amour-, je ne veux pas dire sentimentalité, mais un état si puissant que c’est peut-être ce qui maintient les étoiles dans le ciel et fait couler le sang dans nos veines de manière régulière.

J’ai écrit ce livre pour examiner certaines des façons dont l’amour guérit et aide une personne à atteindre des sommets insoupçonnés et à se hisser hors d’abîmes insondables. –Maya Angelou, Lady B (p.10)….