À peu près


Il suffit de prêter son attention et son regard pour comprendre que nous faisons tous partie d’une gigantesque symphonie qui, chaque matin, dans une étincelante cacophonie, improvise sa survie…. 

Jean-Paul Dubois, « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

Fallait que j’oublie cette journée. Perdu dix dollars au champ de courses, aujourd’hui. Quelque chose inutile. Ferais mieux de me fourrer la queue dans une crêpe au sirop d’érable.  – Charles Bukowski, « Sur l’écriture »….

( En exergue dans le livre de Jean-Paul Dubois)

 

 

Je ne sais pas vous, mais moi, en cours de semaine, toutes mes journées commencent à  peu près de la même façon: faire pipi, se laver les mains… puis direction cuisine, la Nespresso; café capsule dans mon mug préféré  ( le p’tit blanc avec écrit dessus « un bon café fait avec amour ») , et musique ! Today, Pomme… pas celle tombée de l’arbre, hein.

🍏

Pomme, la chanteuse, s’entend, et, pour commencer, son titre À peu près …  

Je me souviens de tes poèmes

Et de la lumière  dans tes yeux

Je me souviens de tes « je t’aime »

Que tu balançais comme des voeux

As-tu un jour voulu qu’on sème 

Des pétales et des jours heureux

Mon bloc quadrillé et le Pilot toujours à portée de mains, je note des paroles qui me plaisent bien; je jette un oeil sur Facebook pour avoir des nouvelles du monde: le pont de Mirepoix, le chirurgien pédophile de Jonzac, les violences de samedi dernier lors des manifestations de gilets jaunes… Venise que l’acqua alta a submergée à 80%; la basilique Saint Marc et le Théâtre La Fenice inondés par un mètre d’eau de mer,  mais bien  que  menacée d’être engloutie,  la cité  ne suscite pas de mobilisation plus que ça ( Que c’est triste de laisser couler Venise)… 

C’est finalement le statut Facebook de Cécile Coulon qui me fera sourire:

Le train arrive en retard, les décorations de Noël en avance et la taxe d’habitation à  l’heure.

Tout est en ordre.

Je croise les doigts y compris ceux des pieds pour qu’aujourd’hui se passe mieux qu’hier: entre WordPress qui s’est amusé à  ne pas montrer de toute la journée mon billet « Les failles » (un flop)  puis à le faire disparaître le soir, et Yaourt ( Yahoo) qui, de temps à  autre, envoie dans les indésirables les messages que j’attends, tout va bien, n’est-ce pas. Et comme si ce n’ était  pas suffisant, voilà  qu ‘au moment de répondre aux quatre commentaires entraperçus l’après-midi sur mon blog, le billet avait disparu ( retrouvé dans la corbeille à l’état de brouillon).

De là à  « se fourrer la queue » (de cheval) « dans une crêpe au sirop d’érable »… d’abord, je n’ai pas de crêpe ni de sirop d’érable, et depuis que je me suis fait couper les ch’feux, pas de queue de cheval, non plus. Comme dit mon bien aimé: « allez respire, aspire, et que Shakespeare t’inspire »

😉

Belle journée à tous !

SOlene

PS:extraite du Goncourt 2019,  une petite dernière pour la route  Et après, on écoute Pomme.

Les gens qui travaillent s’ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s’ennuient jamais. 

 

Ou savais-tu tous les problèmes
As-tu jeté les dés au feu?
Au feu
C’était de l’or, tu sais
C’était comme de l’or notre histoire
Et si jamais
Si je m’en sors à peu près
Ne t’en fais pas qu’un jour ou l’autre je te retrouverais
Je te retrouverais
Tu m’as dit que j’étais la tienne
Qu’avec moi le ciel est plus bleu
Tu m’as cité Rimbaud, Verlaine
Compté l’histoire de la vie à deux
À deux
Et c’était de l’or, tu sais
C’était comme de l’or notre histoire
Et si jamais
Si je m’en sors à peu près
Ne t’en fais pas qu’un jour ou l’autre je te retrouverais
Je te retrouverais
C’en est assez des amours blêmes
Et des cœurs brisés en morceaux
De ces chansons sur le même thème
Qui ont épuisées tous mes mots
Tous mes mots
Et c’était de l’or, tu sais
C’était comme de l’or notre histoire
Et si jamais
Si je m’en sors à peu près
Ne t’en fais pas qu’un jour ou l’autre je te retrouverais
Je te retrouverais

La Rochelle, le manège de  la place de Verdun à  la tombée de la nuit (novembre 2019)…

 

Des fois… Suivi par « Soleil Soleil »


Il y a ces nuits irréversibles et profondes où je ne dors pas

Lorsque j’entends ta voix comme une force faible dans le souffle du vent

Quand ce n’est pas dans l’extrême violence d’un silence assourdissant

Toutes ces nuits lunaires où mon moi se demande si il existe encore

Et celles où, au contraire, je rêve  que je dors avec toi

À  parier en pure perte pour un absolu essentiellement fragile

Mais la volonté  comme l’amour est toujours plus forte que les regrets

Et elle aime à  faire du passé  un futur

Puis il y a ces matins au parfum d’ automne et de pluie

Tous ces matins gris où il fait trop froid dans le temps de la vie

Quand le café que je bois à  le goût amer des larmes et de l’ennui

Parce que je ne suis jamais vraiment où l’on me voit

Et que je ne saurais dire ce que je préfère

L’éphémère rose fraîchement éclose du jardin

Ou l’éternelle fleur aux pétales  sechées  de ton herbier

Et puis, des fois, il ne pleut pas, j’ai bien dormi

Il y a du soleil à mon réveil

Le nom de la rose chuchoté à  l’oreille du matin

Alors oui, à présent, je sais qu’il vaut mieux une courte vie

Mais une véritable  vie remplie d’amour

Qu’une existence indéfinie sans amour

Qui n’en serait pas une du tout

Parce que tu vois, des fois, c’est comme ça:

Juste un instant fugitif, le souvenir qui nous effleure à peine

Une réminiscence dont il reste quelque chose, mais presque rien

Sinon pas plus qu’une trace de pas sur le sable mouillé

Une trace que la marée efface

SOlène, le 16/11/2019

Soleil soleil 🌞

Ne me demandez pas pourquoi
Quand vient l’hiver et le grand froid
On voudrait tous mourir
Comme si c’était la première fois
Que la nuit tombait dans nos bras
On voudrait tous partir

Retrouver, le soleil
Qui nous manque
Qui va brûler toutes nos peines
Le soleil qui nous hante
Oh reviens soleil, soleil
Ne regardez jamais en bas
Ou le méchant loup vous mangera
Vous perdrez l’équilibre
On va tous compter jusqu’à trois
Et faire une chaîne avec nos bras
Sur la route du Sud
Retrouver, le soleil
Qui nous manque
Qui va brûler toutes nos peines
Le soleil qui nous hante
Oh reviens soleil, soleil
Souvenez vous la prochaine fois
Que vient la neige et le fracas
On ne va pas tous mourir
Entre les braises on marchera
Et la nuit noire nous embrassera
On pourra tous partir
On pourra tous partir

 

WHAT ELSE ?

Eh bien, des fois aussi, je lis…. Prix Goncourt 2019 commencé en même  temps que la boîte de Calissons d’Aix.

À  votre avis, que vais-je terminer en premier, les 246 pages de « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon » ou les 36 calissons ?

Belle journée, bon après-midi ou bonsoir, selon l’heure où vous passerez….

A bientôt

SOlène

🌹

Merci à tous pour votre fidélité à mon blog