« Le temps de vivre »…. Suivi par « Connaître par coeur » ( Cécile Coulon)


Photos à la une: Niort, les bords de la Sèvre et le clocher de l’église Saint André sur la colline qu’au temps jadis, l’océan venait lécher… Pied de nez à Houellebecq  😉

La vérité, c’est qu’il faut aimer avant de rencontrer la morale. Ou sinon les deux périssent. Ceux qui s’aiment  devraient naître ensemble. Mais on aime mieux à mesure qu’on a vécu et c’est la vie elle-même qui sépare de l’amour. Il n’y a pas d’issue – sinon la chance, l’éclair, et la douleur. – Albert Camus a  René Char, 7 novembre 1949…. 

Ne te courbe que pour aimer. Si tu meures, tu aimes encore.  – René Char ( In Fureur et mystère, Gallimard 1948)…. 

🎧

Nous prendrons le temps de vivre, 

D’être libres, mon amour

Sans projets et sans habitudes

Nous pourrons rêver  notre vie

Viens je suis là, je n’attends que toi

Tout est possible, tout est permis

🎼

Pendant une pause…

Eh bien voilà,  vous savez tout ( ou presque) : les prochains jours  (peut-être même les deux, voire trois semaines à venir), c’est avec eux, Albert Camus,  René Char et Georges Moustaki, que je vais les passer. Et mine de rien, ce sont les portes de mon univers que je vous ouvre en même temps que s’entrouvre le portail de mon jardin secret ( pourtant bien cadenassé jusque-là)…

Mais en attendant, pour bien commencer le week-end, place à la poésie. Cécile Coulon, encore et toujours. « Ma » Cécile Coulon, poétesse de talent et enfant chérie de « Mon Auvergne à moi, jolie *. Un poème qui a deux jours, trois à peine, et que  je lis, relis… jusqu’à le connaitre par coeur. Pour entendre ce qu’il me dit…

 

CONNAITRE PAR COEUR

 

Dans ce grand silence au milieu du vacarme
des chauffeurs de taxi usés par la lumière,
des vendeurs dans la rue sur le trottoir,
des cannes raides avec au bout la main
craquée d’une vieille dame
qui pourrait être ma grand-mère il y a cinq ans,
ma mère dans deux décennies ;
dans ce grand silence au milieu du vacarme
je comprends l’arrêt soudain de toutes choses
où tu te réfugies.

Alors nous nous couchons dans les ronces tendres
puisque nous n’avons plus mal d’être attaquées.
Dehors la cadence est malade et les visages tirés
vers le bas comme des bougies qui ont coulé.
Alors nous nous couchons pendant des heures
avec des livres ouverts au-dessus de la tête :
les chauffeurs de taxi, les vendeurs dans la rue,
les fous qui furent parents champions frères de nuit
ratissent le boulevard le corps un peu tordu.

Dans ce grand silence au milieu du raffut
où les puissants se fichent bien
des lueurs que nous avons cousues entre elles,
dans ce grand silence je chasse les indices
de ma jeunesse, je gomme les traces du trajet
des volcans aux terrils.
Ici le cerceau du succès n’en finit pas
de tourner autour des danseurs épuisés
comme une auréole mordue dans sa hauteur
et tombée telle une pierre autour d’un corps
qui meurt.

Alors je me couche dans des poèmes que je connais
par coeur pour muscler ma mémoire et soulager ma peine.

Dans ce grand silence au milieu du vacarme
j’écoute et je ne t’entends pas.
Mais j’écoute quand même.

Cécile Coulon

 

En Auvergne, la chaîne des puys ( volcans), un buron ( comme dans « Le T-shirt blanc, meetoc réel » * mon deuxième roman) et dans une ferme du massif du Sancy avec les vaches (normal j’avais pris la route du lait)…

Tout sur « Le T-shirt blanc, meetoc réel »

 

Le roman est un mélange de la vie qu’on a vécue et celle qu’on aurait voulu vivre. La poésie elle confie l’essentiel. C’est tout ce qui nous échappe et qu’on essaie de rattraper, tout ce qui reste de nous. – Cécile Coulon…. 

WHAT ELSE ?

Île de Ré, douce heure du soir au Bois plage…..

Article phare la semaine:

avoir toujours été celle que je suis et être si différente de celle que j’étais…

Allez comprendre ! Quoi que dans l’ensemble, ils ont tous été très bien accueillis. Merci à tous pour votre fidélité à ce blog.

La Carte Postale… Juliette Harmanet (en duo avec Julien Doré)


🎼

Je t’ecris ces mots

Il est tôt encore

J’ai rêvé  si fort

Le papier sous mes doigts

Est dur comme ton corps

Je sais, j’ai tort, j’ai tort…

🎧

Et sur le côté ça  fait comme une promesse

Dieu qu’elle est banale 

La petite carte postale

Qui fait du mal

J’ai choisi cette image

je la trouve jolie, peut-être un peu sage

A vrai dire, sans rougir

Je n’ai rien à  te dire, je veux juste t’écrire 

J’aimerais te parler du sable adorable

Du vent qui dort sur les coquillages morts

J’aimerais te parler des gens dehors

Qui bronzent ensemble comme des coquillages morts

Mais là sur mes lignes, j’suis pas bien maline

J’suis qu’une sémaphore qu’écrit  « je t’adore, je t’adore »….

Quand on aime quelqu’un, on a toujours quelque chose à  lui dire, ou à lui écrire, jusqu’à la fin des temps. – Christian Bobin… 

WHAT ELSE ?

Je t’écris*

( Clic *)

Plus qu’à vous souhaiter un très très beau lundi.

Un lundi qui démarre fraîchement – je ne sais pas pour vous, mais ici sur la côte atlantique, ça pèle le matin. Et puis ça se lève dans la journée, le soleil fait de belles apparitions comme pour nous dire, c’est encore et toujours l’été, profitez !

😎

Un p’tit caf’ ou un thé with me ?

La pause est finie, à plus tard. Au plaisir de vous lire sur vos blogs.

Coeurdialement

SOlène

Toute bonne semaine à  toutes et à  tous. Et merci de votre fidélité à mon blog.  Prenez soin de vous, carpe diem.

🌹