Je respire où tu palpites…. Est-ce ta vie ou la mienne qui s’en va?Je ne sais pas.


Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublimeparce qu’il est absurde.

 Charles Baudelaire

 

 

 

 

 

Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t’en vas ?

A quoi bon vivre, étant l’ombre
De cet ange qui s’enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N’être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t’en ailles
Pour qu’il ne reste plus rien.

Tu m’entoures d’Auréoles ;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t’envoles
Pour que je m’envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne
Si je n’entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s’en va ? Je ne sais pas.

Quand mon orage succombe,
J’en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d’azur.

L’amour fait comprendre à l’âme
L’univers, salubre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l’infini

Sans toi, toute la nature
N’est plus qu’un cachot fermé,
Où je vais à l’aventure,
Pâle et n’étant plus aimé.

Sans toi, tout s’effeuille et tombe ;
L’ombre emplit mon noir sourcil ;
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.

Je t’implore et réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
Ô fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie
Si tu n’es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l’autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile
L’inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l’étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose
Qu’illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : « Où donc est ma soeur ? »

J’en mourrai ; fuis, si tu l’oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu’elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je, seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !

Extrait de “ LES CONTEMPLATIONS (XXV), 1856

 

 

“Ne me quitte pas

Moi je t’offrirai

Des perles de pluie

Venues de pays

Où il ne pleut pas “

 

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Suis-je une romantique? De prime abord, ce n’est pas l’impression que je donne. Et si vous posiez la question à mes proches, je crois qu’ils vous poufferaient de rire au nez.  Tout ça parce que le “romantisme” genre les lectures à l’eau de rose et les bleuettes de cinéma, ce n’est pas ma tasse.

Et pourtant, oui pourtant je suis hyper sensible à la poésie. Et, mine de rien, je continue à croire en l’amour envers et contre tout. J’y crois comme on peut croire au ciel. Parce que la vie sans l’amour, c’est vraiment… bof! Je crois que l’amour sauve les âmes, qu’il guérit les failles, répare les brèches; qu’il ne tombe pas dans les pièges (tendus par les gens qui n’aiment pas voir les autres heureux); et si ça arrive, il se remet debout et repart de plus belle. Mais, bien sûr, je parle là du véritable Amour entre deux âmes soeurs.

Pourquoi je vous dis tout ça? J’en sais rien, en fait. Juste une réflexion que je me faisais après avoir lu le poème XXV des Contemplations de Victor Hugo… “Je respire où tu palpites”… “Est-ce ta vie ou la mienne qui s’en va? Je ne sais pas”… J’en ai eu les larmes aux yeux et un frisson m’a parcourue…  Je me suis senti  (presque) obligée de partager, avec en prime, la chanson bouleversante de Jacques Brel, “Ne me quitte pas” interprétée  également par Nina Simone.

 

 

Ah oui, je voulais aussi vous dire qu’hier, j’ai encore reçu une notification de WordPress m’annonçant que les statistiques étaient en hausse. « Le monde de SOlène » attire beaucoup de monde.  Aussi j’en suis ravie, et pour ça, merci, un tout grand MERCI du coeur à toutes et à tous pour votre fidélité.

Je vous embrasse tous autant que vous êtes, à bientôt sur vos blogs.

SOlène

 

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PS: pour celles et ceux qui m’écrivent en « privé », ma nouvelle adresse e-mail est depuis hier solenev79@gmail.com (je n’arrive plus à aller sur celle de Yahoo)

 

Avec toute mon amitié…

 

 

 

 

Aimons toujours ! aimons encore !


L’amour, c’est le cri de l’aurore,
L’amour, c’est l’hymne de la nuit.

 

Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.
L’amour, c’est le cri de l’aurore,
L’amour, c’est l’hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l’astre dit aux nuages,
C’est le mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.
Il a, pour réchauffer le cœur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon, c’est le bonheur !

 

 

 

Aime ! qu’on les loue ou les blâme,
Toujours les grands cœurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l’âme
À la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu’on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

 

 

 

 

 

Soyons le miroir et l’image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l’ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu’un !

Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grands fronts brûlants et rêveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

 

 

 

Nous seuls comprenons vos extases ;
Car notre esprit n’est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur cœur.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l’onde
Tout ce qui n’est que vanité,

Je préfère, aux biens dont s’enivre
L’orgueil du soldat ou du roi,
L’ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

 

 

 

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l’on se dit : « Qu’en reste-t-il ? »

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S’effeuille et meurt, lys, myrte ou rose,
Et l’on se dit : « C’est donc fini ! »

L’amour seul reste. Ô noble femme,
Si tu veux, dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l’amour !

 

 

 

Conserve en ton cœur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s’éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !

Victor Hugo

 

Un seul être manque, et…

Mais heureusement, il est là…

 

 

 

 

Sur ces vers sublimes et la voix envoûtante de Mélody Gardot,

Petit chaton st joint à moi pour vous envoyer une énorme bouffée

de bonheur et d’amitié. A bientôt!