Tous les p’tits soleils de novembre… Suivi par « Pour si peu »


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Il était une fois, Pikku…

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De son vrai nom, Maglalena Strog, chanteuse (un chouïa déjantée mais sympa) et musicienne polonaise née à Sopot.

Imaginez Sopot avec ses grandes étendues blanches en hiver et ses arbres gelés, géants des neiges… Et puis Sopot avec la mer en été, parce que c’est aussi ça pour Pikku: le sable qui lui colle à la peau, les vagues qui s’éclatent dans son dos et le sel qui envahit sa bouche…

5,3, 2, 1

C’ est le décompte de son rêve à  Pikku, un rêve qui devient réalité et le nom de son album qui sort le 15 novembre (hi hi, juste le jour de mon anniv’)

🎂 🥂🍾

Des scintillements de mots en français, anglais, polonais et japonais sur des notes et des arrangements qui tour à tour étonnent et détonnent, piano (« amour tourmenté et romantique »), ukulélé (« amour léger et guilleret »), kalimba, instrument qui remonte aux origines, histoire de se défaire des codes, tout comme ces quelques paroles lancées à capella d’une voix cristaline …. C’est limpide, aussi transparent qu’une perle de rosée, le matin… Aussi ça touche l’âme en passant telle une brise légère…     Et surtout, c’est tellement féérique que ça donne le smile en même temps qu’une envie soudaine de courir bras écartés sur la plage, comme ça pieds nus, cheveux au vent et écouteurs scotchés aux oreilles sous les premières gouttes de pluie…

En attendant la sortie de l’album dans une petite quinzaine, donc, vous pouvez d’ores et déjà découvrir le monde de Pikku ( « petit » en finnois) sur YouTube avec ses deux clips…

Eggshell

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Hearbreak

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Tout en haut de ma PAL… 📚

« Mais à quoi peuvent penser tous ces Humains à la tête baissée ? Ont-ils seulement compris que le monde appartient à celui qui regarde le ciel ? »

Line Peysselier

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« Des pensées glanées au fil du temps. Pour faire réfléchir ou pour apaiser les tourments.

Des fragments comme des gouttes de pluie

Qui ravissent l’âme »

Marie Kleber

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Avis de tempête pour dimanche. Amélie arrive avec des vents allant de 110 (loc.) à 130km/h sur la côte… alors qu’ aujourd’hui, déjà, ce n’était pas joyeux. Bourrasques et crachin presque toute la journée… l’île avait sa tête des mauvais jours avec, de la terre au ciel, du gris partout, du froid bien pénétrant et l’océan quelque peu agité. Mais c’est de saison. Ici Novembre n’a pris personne au dépourvu.  L’automne a eu le temps de s’installer avec ses pluies diluviennes, ses nostalgies lancinantes et puis ses jours toujours plus courts presque aussi sombres que les longues nuits sans lune et sans étoiles.

Voici venu le temps des flambées de petit bois et de pommes de pins, du chocolat chaud à la cannelle, humé et dégusté dans un bain moussant, à la lueur d’une bougie au parfum de vanille des iles, de la Réunion ou de Madagascar…

Bon, alors on récapitule: de la musique pour se détendre, des livres pour s’évader, se glisser entre les pages, pour y vivre ou pour voyager…  Les chamalows Haribo ( facultatif), c’est juste des restes d’Hallowen, et parce qu’il faut aussi parfois se faire plaisir au palais….

Mais sans oublier de lire de la poésie, sinon il y aurait vraiment quelque chose qui manquerait. La poésie, c’est ce qui permet de faire du beau avec du moche; la poésie, c’est ce qui nous ramène  à la beauté.

Je vous souhaite de passer un très très beau et heureux mois de novembre rempli de plein, tout plein de tous les p’tits soleils que vous y mettrez.

SOlène

PS: ah, et puis, novembre étant un mois en « re », c’est le moment ou jamais de boire la mer en mangeant des huitres.

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POUR SI PEU

Les feuilles de menthe et d’eucalyptus
dans les vêtements,
les livres oubliés aux couvertures jaunes
qu’on glisse dans une sacoche
avant le grand départ,
un certain pli du ventre où couchent
les baisers et les mains endormies
quand toi tu ne dors pas,
pour si peu je donne tout et tout c’est bien peu.

Les bassins où la lune se baigne
quand les canards ne sont plus là,
les fantômes sur l’épaule et l’avenir
au bout du bras pas plus haut qu’un gros chien,
la tempête dans un verre d’eau
quand les premières pluies viennent,
pour si peu de ces choses-là je donne toutes mes
choses à moi.

Les quais de gare où je te quitte sans inquiétude
puisque les prochaines fois sont des lettres qui
attendent d’être lues dans la boîte,
les plateaux d’huîtres, les bières de soif,
les colères qu’on épuise à force de se tenir
vivants dans la paume de l’amour,
la course folle d’un bout à l’autre de la rivière,
les chaussettes mouillées et la fossette
creuse,
pour si peu j’offre tout et tout c’est bien peu.

COULON Cécile

 

La mer à boire….

 

Le lundi aux devinettes… Suivi par « Cest pourquoi »


Paupières qui battent, grosse chaleur, bouche pâteuse, tête lourde: soit j’ai un orgasme, soit j’ai la crève. Je vous tiens au courant ».  – Cécile Coulon

-Alors orgasme ou crève  ? 

« Pardon de décevoir vos espoirs fous, mais c’est la crève. 

😁

C’EST QUOI L’AMOUR ?

« L’amour c’est bien, mais Noël c’est plus souvent. » – Cécile Coulon

😍

Quels rapports entre « Alexis ou le traité du vain combat » ( de Marguerite Yourcenar), « Homeward Bound » (de Simon & Garfunkel), les araignées et la poésie, et Cécile Coulon et moi ? 

1. – Notre livre culte ( enfin, pour moi, un de mes trois livres cultes avec Le petit prince et L’Attrape coeur)

2. – Notre chanson culte ( Ah, que oui ! Toute une et longue période very happy de ma vie à Paris, métro-boulot-Simon &Garfunkel- dodo)

🎧

3. – Qu’ elles soient du matin ou du soir, nous avons toutes deux la phobie des araignées. Mais nous avons l’une et l’autre la bravoure de leur laisser la vie sauve.

🕷🕸

4. – Cécile Coulon écrit de la poésie ( elle a même reçu  le Prix Guillaume Apolinaire 2018  pour Les ronces ) et je suis complètement addicte à sa poésie

La poésie, c’est le plus joli surnom qu’on donne à la vie. – Jacques Prévert…. 

C’EST POURQUOI

🖋

 

Hier en me couchant j’ai trouvé dans mes draps
une araignée, noire, aux pattes fines et robustes,
au corps légèrement étiré. L’ensemble
de sa personne mesurait à peu près la taille de l’ovale
qui se forme lorsque je joins la pulpe de mon pouce
à celle de mon index. Quand j’ai secoué mon oreiller
elle a traversé horizontalement le lit
en direction de la fenêtre.
Je l’ai fait monter sur un livre
– un recueil de poèmes bouleversants écrits
par Marie-Hélène Voyer – et l’ai poussée dehors,
en chuchotant « Allez, allez ».
Elle a essayé de descendre de la couverture
de l’ouvrage, son fil l’a menée en bas, à
quelques centimètres du parquet, alors j’ai levé la
main pour qu’elle remonte, on aurait dit un de ces
jeux pour enfant avec une raquette à laquelle on attache
une balle de ping-pong.

J’ai fini par la déposer sur le bord de la fenêtre.
L’araignée a disparu. Il m’a fallu quelques minutes
pour cesser de trembler comme une machine à
laver sur mode essorage. Pas de hurlements,
pas de chaussons qu’on écrase sur les draps propres,
pas de « Dégage, saleté, dégage ».
Mes parents, mes grands-parents, mes proches
ont toujours ri de ma trouille,
pour eux on n’écrit pas des livres sur la campagne
quand on a peur des araignées.
Peu à peu on me confie des choses :
« moi aussi je déteste les voir
cavaler sur le mur, je fais comme si cela ne me
dérangeait pas mais en vérité le problème des araignées
ce n’est pas quand on les voit, c’est quand on ne les voit pas. »

Le lendemain en prenant mon café
et en rangeant les trois semaines de vêtements empilés
sur le canapé, j’ai reçu un message d’un ami
qui demandait comment ça va, la vie, l’amour,
le fric. En fin de conversation il a ajouté que
cette femme pour qui je m’inquiète beaucoup
– trop, évidemment –
envoyait des petits coeurs, des imissyou, des bravos,
à une fille de mon âge qui écrit elle aussi des poèmes.
J’ai commencé à rédiger un truc pas génial sur
le fait que c’est très facile d’être jeune,
de pondre des histoires,
de les publier en ligne et d’attendre que les admirateurs
et admiratrices viennent vous renifler, que chérie on fait
une erreur une fois, si on recommence, dans les
mêmes conditions,
ce n’est plus une erreur, c’est une décision.
J’ai commencé à écrire
cela puis je me suis rendu compte que c’était stupide,
jaloux, et vrai.

Puis j’ai imaginé ce qui serait arrivé à cette araignée
si j’avais reçu ce message anodin hier soir avant
de me coucher.
Elle aurait sans doute pris un coup de recueil de poèmes
sur le crâne, plusieurs fois d’affilée,
parce que c’est exactement ce qui se passe quand
on veut se débarrasser de sa colère, on l’arrache
de sa poitrine, on en fait une boule, on la lance
de toutes ses pauvres forces, comme au baseball,
sur une chose vivante plus faible, plus petite,
la première chose vivante qui passe là et qui n’est pas
une menace.

C’est pourquoi je ne suis pas sur les réseaux sociaux
(autres que celui-ci).
Je ne veux pas être en colère plus que je ne le suis déjà.

COULON Cécile

Et excellente semaine à tous. A plus tard sur vos blogs.

Je ne veux pas faire une poésie qui va bien sonner, je veux faire une poésie qui va te sonner. – Cécile Coulon…. 

WHAT ELSE ?

Crédit photo: les.laribooks, Instagram

 

-C’est où ?

– à partir du moment où la vache est mieux maquillée que moi, c’est la Suisse ( Cécile Coulon)