Guérir le mal par le mâle

“L’imagination porte bien plus loin que la vue.” – Baltasar Gracian y Morales…

19959413_1565004723543914_1536547465493170636_n

 

“Encore et encore, la pluie tombera

Telles les larmes d’une étoile, telles les larmes d’une étoile

Encore et encore, la pluie nous dira

À quel point nous somme fragiles, nous sommes fragiles

Encore et encore, la pluie tombera

Telles les larmes d’une étoile, telles les larmes d’une étoile

Encore et encore, la pluie nous dira

À quel point nous somme fragiles, nous sommes fragiles

À quel point nous somme fragiles, nous sommes fragiles”

Mots pour maux…. suivi de « Fragiles »

 

20155668_1565004750210578_7401650534516099793_n
Toute ressemblance avec des personnes existant serait (in) volontaire….

 

La nature n’aime rien tant que changer ce qui est ; pour le remplacer par ce qui lui ressemble – Marc Aurèle (né à Rome en 121, décédé à Vienne en 180)

L’amour ne se guérit que par l’amour –Pétrarque, Dialogues avec Saint Augustin

Afficher l'image d'origine

Dans une ville maritime comme la Rochelle, une des plus importantes de la Côté atlantique, avec 17 000 habitants et des brouettes  aux quels s’ajoutent les 7000 étudiants de l’université – et je ne compte pas les touristes, c’est quand même fort de café de se retrouver tous les quatre matins nez à nez avec Aymeric qui pourrait au moins faire semblant d’être tombé sur moi par hasard. Non, même pas ! Monsieur me regarde genre on se connaît pas, on s’est jamais vu –d’accord ?!  Et pareil à chaque fois : ça a l’air de lui faire ni chaud ni froid (argh !), comme si pour lui, j’étais soudain  devenue la femme invisible.  Ou bien alors,  il s’est entraîné à me la jouer le grand stoïcien tel Marc Aurèle, cet empereur romain qui se livrait à des exercices d’anticipation : « Dès l’aurore dis-toi d’avance que tu vas rencontrer un indiscret, un insolent, un fourbe, un envieux, un égoïste »…. Sauf que lui, Aymeric, ce matin encore il a dû se dire, « tout à l’heure je vais sûrement croiser l’autre conne ». Et du coup il se balade parce que c’est un truc d’humain ça de se balader les deux mains dans les poches en sifflotant et en se fichant pas mal de qui on va croiser en chemin…

 

 

Mouais bon d’accord, c’est une adaptation libre et, somme toute, assez personnelle de cette bonne vieille méthode stoïcienne datant d’à peine plus de cent ans après Jésus Christ. N’empêche que les résultats sont là : Aymeric a développé une « Parfaite indifférence »  (à mon égard)…. Enfin bref, depuis qu’on ne se parle plus, je ne me suis jamais sentie aussi ignorée de ma vie.  Aussi j’en conclus que ce mec n’est qu’un trou du cul qui n’arrivera pas à me faire baisser les yeux (quand bien même mon cœur s’accélère  dès que je le vois. Ou pire encore quand je ne le vois pas et qu’alors l’envie de crier son nom sur les remparts, me brûle les lèvres), parce que ces « machins là », c’est comme les chiens, il ne faut surtout pas leur montrer qu’on a peur.

 

« Et ton écrivain dans tout ça ? Que devient Sir le prince charming pendant ce temps-là ? ».

 

Ben euh… c’est vrai au fait, que je n’ai pas su quoi répondre quand Coco m’a demandé ça au téléphone.

 

–      Ben tu vois, Lally, cela s’appelle guérir le mal par le mâle.

 

Si je te le dis, elle a bien prononcé « mâle » et non « mal », je ne suis pas folle. Ni nulle au point de ne pas avoir compris qu’elle se fichait de moi.  Et puis je la connais Coco et son déterminisme particulier qui fait que des fois, c’est plus fort que moi, je bloque carrément sur elle. Je veux bien admettre qu’en ce jour de lose extrême, Matt m’est sorti un peu de la tête. Pour  autant même si Coco avait dit « mal » au lieu de « mâle », je n’aurais pas été d’accord avec elle. Parce que je n’ai jamais vu qu’on remplaçait un vieux chagrin par un tout neuf. Il faudrait être maso ou  avoir perdu tout sens commun pour envisager de revivre ça ne serait-ce qu’un instant. « Ok j’arrête, je vois que ce soir, ce n’est pas la peine de discuter avec toi, Coco », j’ai dit ! Et-hop, j’ai raccroché. Et puis même que j’arrête d’écrire, car il arrive un moment où –nébuleuses humaines, c’est trop fatigant de surfer sur « les vagues du mental » !  Qu’est-ce qu’il disait déjà, Marc Aurèle, à ce propos ?  Bon ben je te laisse, il faut absolument que je retrouve ce bouquin, « Pensées pour moi-même », qu’Aymeric m’a prêté et qu’il n’est pas prêt de revoir.

 

SOlène –  Extrait de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne »*, en cours d’écriture… 

(Tous droits réservés)

 

 

QUOI DE NEUF TODAY?

SO, obsédée textuelle (Fureur de vivre et d’écrire)

WHAT ELSE?

« Pourquoi ce silence, », ou ma schizophrénie ordinaire

 

 

Publicités

4 commentaires sur « Guérir le mal par le mâle »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s