IL FAUT SAVOIR PARTIR


🎧

Quand rien ne l’y prépare

Je reviens par hasard

Respirer près  de lui

Cette odeur criminelle

Ce parfum qui m’appelle 

Dans les draps du délit 

🎶

Un jour comme aujourd’hui d’automne et de pluie sur le Vieux port, les tours font grise mine. Juliette a laissé refroidir son café, elle fait rien que renifler. Une amie qu’arrête pas de pleurer comme ça, en terrasse, ça fait peine à voir. On voudrait lui dire que, de toute façon, c’était.. c’est pas.. ce sera jamais un mec pour elle; que ça ne fait pas avancer le schmilblick de se mettre dans des états pareils; surtout qu’y’a personne de mort chez elle. M’enfin, Juliette, ça sert à quoi de pleurer des rivières à en faire déborder la mer, toutes ces nuits à toucher le fond du désespoir et de vouloir traverser l’océan pour quelqu’un qui ne sauterait même pas une flaque d’eau pour toi ? Un con de plus de perdu, ça laisse toute la place pour le bon qui viendra bien, un jour…

Oui mais ça, c’est ce qu’on pense et qu’on ne peut pas lui dire. Parce que ça ferait rien que rajouter du chagrin au chagrin; Et pourtant… oui, pourtant on finit tous par comprendre tôt ou tard, qu’après tout c’est pas si grave; que c’est tout ce qu’on veut et qu’on veut pas, tout, sauf la fin du monde ! Regarde Juliette, la mer redescend, elle sera basse à  21:19, coef 45, si tu veux savoir… ( elle se fiche pas mal des horaires de la marée comme, du reste,  tout ce qui ne la concerne pas)..   M’enfin, tu vois que la terre continue de tourner, et aux gens qui passent que tout le monde s’en fout de ton gars.  Même que toi aussi, Juliette, un jour tu t’en foutras éperdument de ton Roméo.  Alors autant t’en foutre maintenant – non, tu crois pas ?

Eh bien non, ma Juliette, elle a pas du tout une tête à croire qu’un jour, elle s’en remettra. C’est tout juste si, à travers les larmes qui lui brouille la vue, elle voit les grimaces que je lui fais pour essayer de la faire se marrer. Et si on allait se goûter le fameux choco-couille de chez Duchemol ? Bon d’accord, je rigole, Duchemol, c’est pas le nom du salon de thé où je veux l’emmener, sous les arcades.  Mais le choco-couille, si si, en Poitou Charentes, la région du goût, ça  peut se trouver… profiterole pour les adeptes du langage plus chaste.  En tout cas comme quoi, Juliette a bien fait de venir passer une petite semaine ici, au pays où on barre les portes, où on ramène nos courses dans des poches, et où on appelle les garçons des drôles et les filles des drôlesses.  Bienvenue Juliette ( et vous autres) en terre inconnue du tourteau*, des chocolatines ( pains au chocolat)  et du choco-couille, à l’occasion.

Et d’ailleurs à ce propos, je connais au moins une Juliette qui se damnerait pour en remanger un choco-couille de chez Duchemol, sous les arcades. Plus gros qu’un pauvre petit chagrin d’ego, goutez-y au choco-couille de chez Duchemol à  La Rochelle – vous m’en direz des nouvelles ! Les meilleurs profiteroles de toute la planète ! A lui en faire oublier son Roméo a ma Juliette ( qui, en réalité, ne s’appelle pas Juliette, mais Mina; la Mina de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne », qui, entre parenthèses  toujours, ne s’appelle pas Mina, non plus, mais..  )… Enfin bref, tout ça pour dire qu’après avoir essuyé sa bouche pleine de chocolat, elle a fini par me dire, tout sourire:

 » Tu sais quoi, Lally ?  IL FAUT SAVOIR PARTIR » 

Extrait de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne » arrangé à la sauce Solène pendant sa pause déjeuner.

Merci à  Cécile Coulon pour le mot « choco-couille » si mignon. Comme ça desormais que j’appellerai les profiteroles de chez Duchemol, sous les arcades.

🤣🍝🍷😂

Tourteau*: bien que nous soyons ici au bord de la mer, il n’est pas question de crabe. Il s’agit là d’une spécialité fromagère poitevine, et fleuron de la région. En fait, un gâteau rond à  base de chèvre frais et à la surface noire. La pate à  l’intérieur est ultra légère. Comme aérée. 

WHAT ELSE ?

CELLE QUI S’EN VA*

(Clic*)

Quand rien ne l’y prépare
Je reviens par hasard
Respirer près de lui
Cette odeur criminelle
Ce parfum qui m’appelle
Dans les draps du délit
Même si ma raison
Sait qu’il faut lui dire non
Sait que c’est insensé
Les fibres de mon corps
Elles, ne sont pas d’accord
Pour le laisser filer
Il faut savoir partir
Quand un amour est mort
On ne peut le retenir
Il faut savoir s’en aller

Sans regarder derrière
Quand le vent s’est levé
C’est un port dévasté
Ou je reviens m’ancrer
Quand la brise décline
Et c’est plus fort que moi
Je viens me coucher là
Au milieu de ces ruines
Quand je quitte son quai
Sur mon radeau cassé
Dans le brume saline
Le courant me ramène
Il faut que je revienne
M’échouer sur sa poitrine
Il faut savoir partir
Quand un amour est mort
On ne peut le retenir
Il faut savoir s’en aller
Sans regarder derrière
Quand le vent s’est levé

Une carte postale de mon beau marais, parce que c’est vous 😘❤🌹

Deux heures moins le quart, déjà  ! Faut que j’y aille. Je repondrai à  vos commentaires sur le précédent billet, ce soir en rentrant

Bel après-midi à  tous . Et merci pour votre fidélité  à  mon blog. A toute !

SOlène

« Et comment vivre dans ce monde d’ombres » s/ « Les matins »


On parle de la douleur de vivre, mais ce n’est pas vrai, c’est la douleur de ne pas vivre qu’il faut dire. Et comment vivre dans ce monde d’ombres ? – Albert Camus, dans une lettre à  René Char….

🎧

Doux réveil, au goût amer
Était-ce un cauchemar, était-ce un cauchemar?
Oh non, c’était bien hier
J’ai les yeux si rouges et bombés par la nuit
Ou par les pleurs
Draps usés au mauvais rêve
J’aurais bien aimé, j’aurais bien aimé
Mais non, c’était bien hier
Où es-tu? Y a ton odeur comme seule trace de ton corps
Où es-tu? Tes mains me manquent, et moi, j’y crois encore

🎶

🎶

C’est les matins comme ça qui m’font pleurer
Leur vérité me tue
Car la nuit a su me faire oublier
C’est les matins comme ça qui m’font pleurer
Dès mon premier regard
Face à la nuit solitaire que j’ai passée
Pleurer, pleurer
Et pleurer, pleurer, pleurer
Pleurer, pleurer
Pleurer, pleurer, pleurer
Un de perdu, dix de trouvés
Non mais j’y crois pas
Le vent, c’était toi
Avant, t’étais à moi
Quelques heures, ou quelques verres
Et je dormirai, oui je dormirai
Jusqu’au prochain matin
Où es-tu? Y a ton odeur comme seule trace de ton corps
Où es-tu? Tes mains me manquent, et moi, j’y crois encore
C’est les matins comme ça qui m’font pleurer
Leur vérité me tue
Car la nuit a su me faire oublier
C’est les matins comme ça qui m’font pleurer
Dès mon premier regard
Face à la nuit solitaire que j’ai passée
Pleurer, pleurer
Et pleurer, pleurer, pleurer
Pleurer, pleurer
Pleurer, pleurer, pleurer
Pleurer, pleurer
Pleurer, pleurer
🕸🕷
SMS: mes p’tits chatons ont une petite soeur. Bienvenue à Lina, née hier après-midi, 7 octobre 2019….
🐣🐤🐥

Ce jour est doux et le souci frivole
Cueille la rose au bord de ton chemin.
L’oiseau Bonheur s’est posé sur ta main
Caresse-le avant qu’il ne s’envole.
Ce jour est doux… Que t’importe demain ? 

Extrait de « Les dieux ne sont pas morts », premiet recueil de poésie de Marguerite Yourcenar ( 1922)…

WHAT ELSE ?

Une rose, un café et… quelque chose qui n’est pas de ce monde *

(Clic*)

🌹

 « Eclaire ce que tu aimes sans toucher à son ombre. » – Christian Bobin, Eloge du rien…

Entre la première et dernière phrase de ce petit livre….

“Bien sûr, je ne réponds plus vraiment: je chante”.