J’AI ENCORE RÊVE D’ELLE… Suivi par « UNE VIEILLE CHOSE DANS UN JEUNE CORPS »


J’ai encore rêvé d’elle
C’est bête, elle n’a rien fait pour ça
Elle n’est pas vraiment belle
C’est mieux, elle est faite pour moi
Toute en douceur
Juste pour mon cœur

Je l’ai rêvée si fort
Que les draps s’en souviennent
Je dormais dans son corps
Bercé par ses « je t’aime »
Si je pouvais me réveiller à ses côtés
Si je savais où la trouver
Donnez-moi l’espoir
Prêtez-moi un soir
Une nuit, juste, pour elle et moi
Et demain matin, elle s’en ira
J’ai encore rêvé d’elle (je rêve aussi)
Je n’ai rien fait pour ça (j’ai mal dormi)
Elle n’est pas vraiment belle (j’ai un peu froid)
Elle est faite pour moi (réveille-toi)
Tout en douceur
Juste pour mon cœur
Si je pouvais me réveiller à ses côtés (ouvre tes yeux, tu ne dors pas)
Si je savais où la trouver (regarde-moi)
Donnez-moi l’espoir (je suis à toi)
Prêtez-moi un soir (je t’aime)
Une nuit, juste pour elle et moi
Et demain, enfin je vais me réveiller
(Je t’attendais, regarde-moi) à ses côtés
C’est sûr, je vais la retrouver (ouvre tes bras)
Donnez-moi un soir (donnez-lui) (je suis à toi)
Laissez-moi y croire (une vie)
Une vie juste pour toi et moi
Et demain
Tu seras là 
WHAT ELSE
UNE VIEILLE CHOSE DANS UN JEUNE CORPS

Un pantalon de laine bleu de minuit :
la ceinture est un peu lâche. Par-dessus,
le gilet sombre et ample qu’on ne lave qu‘à la main
pour ne pas l’abîmer.
La fenêtre de la chambre laissée ouverte
la nuit, surtout l’hiver, on ne tombe pas en maladie
quand on dort au grand air.
Le pain rompu dans un torchon.
Le petit bois dans le panier, l’écorce
tombée au fond.
Et toujours le pantalon de laine bleu de minuit
que l’on pend dehors à l’abri du soleil, à l’envers,
car la laine, Madame, ça ne se lave pas,
ça s’aère.

 

La marche qui n’est pas un effort entre la maison
et l’épicerie, entre la maison et le village, la gare,
l’arrêt de bus, entre la maison
et l’amoureuse.
Cette marche, qu’elle fut longue.
avec pour compagnons
les champs de chaque côté, les chevaux,
leurs nobles derrières et les vaches qui
s’ennuient. Qu’elle fut longue cette marche sous
la chaleur et sous la pluie, le corps blessé d’avoir
été si vif et si léger,
la mine basse de mauvaises pensées
et le cerne lourd de mauvaises nuits.
La marche qui n’est pas un effort, et après ? L’attente.
Pour le train, le bus, la voiture d’un ami. Pour le guichet
de la poste, la salle d’attente du médecin, le copain
qui n’a pas le droit de sortir à cause des mauvaises
notes. L’attente.

 

Voilà mon oeuvre :
j’ai plus vécu dans l’attente que dans la fièvre des jours rapides.

 

Maintenant il faut imaginer cette marche entre la maison
et l’avenir avec au cul ce pantalon de laine bleu de minuit,
au coeur l’attente qui ne fatigue jamais, debout sur son quai vide,
et pour ne pas tomber en maladie le gilet qu’on ne lave
qu’à la main.

 

Il est question dans cette vie de se battre continuellement
contre le froid. Celui des solitudes interminables et des
neiges d’acier. Celui des moments où je me retranche dans
ma vie comme un chaton roulé dans sa queue.
Je cherche une parole essentielle qui viendrait à mon secours,
sachant que cette parole ne viendra d’autre part que de moi-même.

 

Je te dis qu’il est temps que tu reviennes.
Que le possible succès apporte peu :
je ne veux pas être au centre de l’arène,
je préfère m’asseoir au bord.
Dans mes cauchemars tu me réponds :
je ne reviendrai pas puisque c’est toi qui est parti.
Et luttant contre le froid d’un hiver que
j’attends depuis des mois, je pense
que c’est cela, la parole essentielle,
comprendre ce que nous sommes,
une vieille chose dans un jeune corps.

Cécile COULON

« QUE DE PRÉSENT PERDU ! »

 

Aujourd’hui, comme chaque jour, une mère meurt et il y a un peu moins d’amour sur  terre.

Aujourd’hui, comme chaque jour, un enfant naît  et il y a beaucoup plus d’armour sur terre.

Eric-Emmanuel SCHMITT, Journal d’un amour perdu

La pause est finie ! Bel après-midi à  tous. À bientôt sur vos blogs ou ici.

Coeurdialement

SOlène

 

L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. – – Gustave Flaubert …..

 

MORNING


Wrap your little arms round mine

I’il try to lift your up

Sunlight my darling I’ am calling your

heart 🎶

Very big coup de coeur !

🎧

Souvenirs, souvenirs !!

PUISQUE RIEN NE DURE

(Clic*)

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« Que dirais-tu d’un lac rose au matin sans rien d’autre que l’infini »

WHAT ELSE ?