C’est quoi l’amour ? (1) … Suivi par « À quoi ça sert l’amour »


Euh… quand pourtant, à 7:31 du matin je rallume mon portable et que je lis ce SMS, « Il est 0 h 09 mn et je te souhaite une bonne journée, SOlène », j’avoue que j’suis dans l’incapacité totale de répondre à cette question, « c’est quoi l’amour ? ».

Faudrait  peut-être demander ça aux anciens..

🤔

« L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas à  quelqu’un qui n’en veut pas. » – Lacan… 

 

Bonjour vous autres !

Envie, tout comme moi,  de mettre un mot sur un sentiment qui vous échappe ?

 « Le dictionnaire des émotions » de Tiffany Watt Smith (paru hier chez Zulma) qui mêle une pensée à la fois scientifique, philosophique et littéraire, est avant tout un livre sur l’ambiguïté, et dans lequel l’historienne de la culture parle de l’amour en insistant sur la difficulté de le dire en dépit de très nombreuses tentatives littéraires ou philosophiques, justement.  Elle parle également  de l’amour courtois « à l’origine de bon nombre de nos codes amoureux », des troubadours qui « chantaient leur désir ardent pour des êtres inaccessibles », alors que parfois un soupir l’exprimait beaucoup mieux ( « Coeur qui soupire n’a pas ce qu’il désire » qu’elle disait ma grand-mère)… Bref,

Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour. – Platon, Le banquet…. 

Ce qui ramène à Lacan. « Mais encore ? », me demanderez-vous. Ce à  quoi je vous répondrai : le coeur a ses raisons, alors la suite au prochain numéro.

En attendant, on écoute À quoi ça sert l’amour ? (Bonne question !)…

🎧

Oui bon, je suis pas du tout sûre d’être plus avancée à midi que ce matin à l’heure de mon premier café, mais ce que je peux vous dire à propos,  c’est  qu’une exposition sur l’amour vient de s’ouvrir au Palais de la découverte:

Avenue Franklin Delano Roosevelt

75008 – PARIS

Tel : 01 56 43 20 20

DE L’AMOUR

Jusqu’au 30 août  2020

Conférences que reste-t-il de nos amours ?

Cliquer ICI *

Par ailleurs l’hebdomadaire Le 1* partenaire de l’exposition est consacré  à  ce sujet qui a déjà tant fait et fera encore et toujours beaucoup couler d’encre.

Bon week-end  à  toutes et à  tous !

A bientôt

SOlène

De William Somerset Maughan, Servitude humaine…

Synchronicités…


Je n’ai rien pris à personne. Dans ce domaine, on ne peut prendre que ce qui est libre ou libéré. – Maria Casarès, Résidente privilégiée*, Fayard ( 1980)…. 

Page 355 ( Livre de poche)

Synchronicité… cette phrase de Maria Casarès, je l’ai dite, il n’y a pas bien longtemps, mais en tout cas, avant de commencer à  lire Résidente privilégiée, voire même avant de connaître l’existence de cette autobiographie qui date pourtant de 1980. Et dans laquelle elle dit aussi que Camus fut pour elle « à la fois, père, ami, amant et fils, parfois », ce que je dirais de l’homme que j’aime, si comme elle, je pouvais enfin « rompre le silence ». Père, ami, frère, amant…. euh, fils peut-être pas, du moins pas encore. Ça pourrait venir – notez, tellement il est grand enfant, parfois…

Camus, Casarès…  j’ en ai déjà beaucoup parlé ici  lorsque je les lisais dans Correspondance*  ( 1944 – 1959 ), 865 lettres, 1300 pages…  Et ce, au moment juste où  mon histoire commençait.  Comme un fait exprès.

Camus, Casarès… une passion physique proclamée sur tous les tons… une passion sur laquelle aussi planait malheureusement toujours la menace, réalité de son impossibilité…

(Hé oui, sur toute la ligne : synchronicités…. )

 » Quand on a aimé quelqu’un, on l’aime toujours »  confiera-t-elle bien des années plus tard après la mort de Camus.  » « Lorsqu’une fois, on n’a plus été  seule, on ne l’est plus jamais ».

Quand je vous le dis: n’est-ce pas ce que j’ai fait dire à  ma Lally dans   » Bétail  intime, journal d’une conne qui se soigne »? ( Phrase que l’on peut facilement retrouver dans un des précédents  billets)…

Les enfants du paradis, Les dames du bois de Boulogne, La chartreuse de Parme et Orphée, les quatre films les plus marquants tournés par Maria Casarès.. Elle fut également reconnue comme l’une des plus grandes tragédiennes françaises dans la seconde moitié du XX e siècle….

Maria Casarès: née le 21 novembre 1922  à la Corogne en Galice, et morte le 22 novembre 1996, à Alloué en Charente…

Actrice de cinéma et de théâtre, et grand amour ( interdit) d’ Albert Camus.

Alloué, commune du Sud Ouest de la France dans le département de la Charente, à l’ouest de Confolens. Sur la rive droite de la Charente, en amont du village, le domaine médiéval de la Vergne fut la maison de Maria Casarès entre 1960 et 1996, date de sa mort. Sans descendance, Maria Casarès  l’a léguée à  la commune d’Alloué.

C’est aujourd’hui une résidence  d’artistes et d’auteurs. Visites, spectacles etc ! Et comme, en plus,  c’est tout près de chez moi, avant de la fin de l’été, j’irai la visiter.

A propos de la relation Albert Camus et Maria Casarès, la correspondance est à découvrir à la maison Maria Casarès jusqu’au 22 août.

Si vous passez par là: 05 45 31 81 22

WHAT ELSE ?

Les théories de la synchronicité, ou les différentes approches de l’ordre sous jacent qui préside aux manifestations du hasard, informations, archétypes, champs morphiques, formes pensées, psyché quantique ?

Psychologie analytique developpée par C. G. Jung…. synchronicités, ou ces heureuses coïncidences qui nous (re) connectent à  notre intuition…

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L’âme aussi, si elle veut se reconnaître devra se regarder dans une âme. – Platon…. 

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Car comme pour les rêves, tout cela se passe de manière  à ce que les événements ne soient pas un hasard, mais qu’ils servent à  faire évoluer une personne à  un moment précis de sa vie….

Je n’ai rien pris à personne. Dans ce domaine, on ne peut prendre que ce qui est libre ou libéré; et il ne m’est jamais venu à l’ esprit dans la passion dépassée et l’amour règnant de me formaliser des liens nouveaux qui pouvaient  l’attacher à  quelqu’un d’autre; comme de son côté, il n’a jamais cherché  à  combattre ceux que je nouais avec d’autres que lui. Et s’il est vrai aussi qu’à ce moment-là, nous nous sentions rassurés l’un de l’autre, que rien ne pouvait nous faire douter et que sûrs d’être  élus l’un par l’autre, tout devenait possible, il n’empêche que pour en arriver là,  l’un comme l’autre nous avons du vaincre en nous pour dépasser la période risquée et tourmentée de l’épreuve, toute idée conventionnelle  du monde  où nous nous mouvions et qui était en nous, toute tentation de possession abusive, tout ce en quoi la vanité  peut se déguiser, et le plus difficile, l’orgueil qui nous tenait l’un comme  l’autre, et qui criait chez l’un comme chez l’autre sa soif intarissable d’absolu.  – Maria Casarès, Résidente privilégiée ( pages 355 et 356, Livre de poche)….

Coup de coeur

Ce foutu orgueil, qu’au soir du 30 juillet, je décidai de mettre dans ma poche avec un mouchoir dessus, une bonne fois pour toutes

SOlène

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La vie est une pièce de théâtre: ce qui compte, ce n’est pas qu’elle dure lontemps, mais qu’elle soit bien jouée. – Sénèque….