Jour (s) étrange (s)… Suivi par « Lally, ses années pension »


Il y a des jours, des mois interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes, des secondes qui contiennent tout un monde. 

Jean D’Ormesson

Araignée du soir espoir… Endormie dans le lit de cette voix aimée et familière, j’ai trop bien rêvé cette nuit; rêvé que je dormais au creux de ses bras, comme au premier soir du reste de ma vie, avec en bruit de fond le tic tac rassurant du réveil en écho aux battements de mon coeur.

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A présent, c’est la pluie qui a pris le relais; la pluie qui bat son plein au moment où je change l’eau des roses.  Elles ont duré  toute la semaine, et sont encore belles. Sur la terrasse le vent a renversé le laurier rose qu’il serait grand temps de rempoter. C’est un jour étrange où je fais une croix sur le calendrier. Une croix de plus, c’est J moins…  Aujourd’hui l’automne s’est habillé de gris. Ce gris pisseux qui m’entraînerait presque dans des nostalgies plus lancinantes qu’un mal de dent…  Araignée du matin chagrin.

Sur le fil d’actualité Facebook où je ne fais que passer comme ça, vite fait, un aminaute* depuis bientôt une décennie nous fait un coup de sang, cause de tous ces gens plus choqués par la pub Nana ( les serviettes hygiéniques)  que par  toutes ces horreurs qui se passent tous les jours dans le monde. 18447 likes, 4377 commentaires et 34518 partages. J’hallucine.

Dessin de Hazel Mead

Mais c’est vrai que j’ai vu aussi sur Change, qu’ une pétition a déjà recueilli 10000 signatures  au motif que sur cette pub  – jugée dégradante, choquante, vulgaire, on aperçoit furtivement du liquide rouge sur une serviette hygiénique et des cupcakes en forme de vulves qui chantent. D’aucuns diront peut-être que pour vendre du papier toilettes, on n’a encore jamais montré le caca dessus, ni sur les mouchoirs jetables des crottes de nez ou de la morve. Soit ! Pour autant, on ne peut pas dire non plus que les règles,  ce soit un truc pornographique, que ce soit à la télé ou ailleurs. En même temps, l’autre soir, j’étais devant mon plateau tv, les yeux rivés sur le petit écran, quand soudain, la fille de la pub Nana est apparue en gros plan. Toute grimaçante de ses douleurs menstruelles, ou effarée par le débarquement – que sais-je exactement, elle a regardé dans sa petite culotte. Aussi j’avoue m’être mise à chipoter. Je n’avais plus faim. Et pourtant, j’adore les sushi.  Alors, me concernant, c’est juste une question du timing. Sinon,  je suis d’accord avec mon aminaute: sont fascinants tous ces gens plus offusqués par le sang des règles que par celui des guerres qui font des milliers de morts.

« Je vois trop de gamines dans mes écoles, depuis 11 ans, qui ne savent pas comment réagir quand brusquement, leurs corps changent. Combien de fois j’ai dû leur expliquer ce qu’il se passait, leur dire que c’était normal. Parce qu’elles n’osaient pas en parler chez elles, parce que personne n’en parlait à la maison. Combien de fois j’ai dû acheter des serviettes pour en mettre dans la pharmacie de l’école, parce qu’elles en avaient pas chez elles. J’ai regardé cette pub. Elle désacralise le corps féminin que l’on veut trop cacher, souvent. Ou trop montrer, c’est selon. Je suis davantage choqué devant une pub de voiture qui met une femme nue sans raison, mais bon. Visiblement, on ne fonctionne pas pareil, vous et moi. J’ai regardé cette pub. Elle n’a rien de choquante. Ce sont vos réactions qui me choquent, vraiment.

Je plains vos filles et vos fils, élevés dans une crainte d’un phénomène naturel mais gavés aux conneries audiovisuelles. »

En y réfléchissant, c’est peut-être ça qui m’a manqué, de ne pas avoir vu de pub Nana chez les bonnes soeurs à l’époque de mes premières règles auxquelles j’ai consacré une grande partie du chapitre, Mes années pension dans  Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne ( à paraître )

Araignée du tantôt cadeau….

WHAT ELSE ?

Lally, ses années pension

 

« Maîtrise de cendrillon en poche, je suis partie dans la vie avec ce même et sérieux handicap : croire que « à chacun sa chacune » (et, après tout, chaque prince a la princesse qu’il mérite). Aussi il aura suffit qu’une Blanche-neige vienne braconner sur mon territoire pour que mon beau château de sable soit emporté par une marée de larmes”…

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Ce soir, je commencerai donc par te parler des frères machin. Et je te ferai remarquer que je n’ai pas choisi la transition la plus simple, car tu n’imagines même pas comment  ceux-là m’ont pourri l’existence. Ça a commencé, je devais avoir dans les douze et des poussières, j’étais en pension chez les sœurs d’puis le CP, et leur apparition (j’parle des frères machin, pas des bonnes sœurs) est forcément liée à tous les désagréments qui ont suivis. Et encore, « désagréments », le mot est faible, je trouve. Ce fut l’enfer, oui. Et pas comme au Monopoly où on peut repasser par la case départ. Non direct l’irréfutable, sans même un petit crochet par le purgatoire

 

 N’empêche que j’enjambe ces années qui ont précédé l’apparition des frères machin (de leur vrai nom nichons, ces monstres immondes qui ont transformé la pensionnaire normale que j‘avais étéjusque là, en une espèce de mammifère en uniforme bleu marine et blanc). Ben oui, parce que sinon, tu vas te choper un coup de déprime. Et la déprime, on ne sait jamais, ça peut parfois virer en grosse dépression.

 Alors voilà, il ne te reste plus qu’à imaginer un pensionnat de pauvres petites filles riches… Des bâtiments solides, cossus, nimbés de brume, et perdus au beau milieu de nulle part, avec plein de vert autour, et un immense ciel bleu au dessus…

(Bon, ça  y’est, tu vois le tableau ???)

 Ce jour là donc, les fenêtres de la classe étaient grandes ouvertes. Dehors, un jardinier passait la tondeuse sur les pelouses, et l’air autant chargé de pollen que de molécules hormonales, frémissait d’une odeur d’herbe fraîchement coupée, mêlée à celle de l’hémoglobine…Et moi là, assise derrière mon pupitre, je me tordais de douleur pendant le cours de Sœur Marie du Saint Sacrement. Même que j’ai vu la dernière heure de ma courte vie, arriver au moment juste de la prière d’avant la récréation. C’est depuis ça, d’ailleurs, que je sais qu’on peut mourir d’adolescence…

 Les êtres passent et s’effacent. C’est comme les choses, les êtres… un jour ils disparaissent. Je l’aimais vraiment beaucoup, moi, Sœur Marie du Saint Sacrement. Et elle aussi, elle m’aimait. Elle ne me l’a jamais dit, quand j’étais pensionnaire. Mais elle me l’a écrit après, au stylo plume, de sa belle écriture faite de pleins et de déliés, sur du papier à lettre qui sentait trop trop bon l’enfance.

 Parce qu’on s’est écrit nous deux, jusqu’à ce que… Ben oui, les êtres ça dure un peu plus longtemps que les roses, mais ça meurt aussi. Alors leur souvenir reste au fond du cœur, dans un p’tit coin…

 Dans un film, on enverrait le flash-back. Et « chère sœur » (comme ça que je l’appelais sœur Marie du Saint Sacrement, « chère sœur », comme j‘aurais dit « maman »), bref, « chère sœur » apparaîtrait frêle silhouette noire en cornette blanche, dans le dortoir rose. Le dortoir des « Mésanges ». Eh oui, j’étais une « mésange ».

 Allez, pas d’impatience, cher journal, j’envoie immédiatement la fuite -euh, pardonne-moi ce lapsus révélateur, je voulais dire la suite, bien entendu.

 Et donc ce sang répugnant qui me dégoulinait le long des gambettes, ça s’appelait «  les règles », mais tu l’avais compris, n’est-ce pas ? Et les règles, selon chère sœur, c’était ce qui permettait d’avoir des bébés…

 Pas facile à expliquer, mets-toi  à la place de chère sœur… loin très loin des choses du sexe, et face à une mouflette en pleurs qui, de son côté, n’avait pas, mais alors pas la moindre idée de comment que ça se fabriquait, les bébés.

 Mais quand même, j’ai eu droit à ma première « serviette hygiénique », ce truc qui ressemble à une couche de nourrisson justement, mais en plus petit… Et j’étais là, en train de me bouffer l’ongle de l’auriculaire gauche, en me demandant pourquoi qu’ça m’arrivait à moi, sans qu’l’ange Gabriel me soit apparu ?

 En parlant de couche, tu as le droit de sourire : j’en tenais une bonne. Persuadée comme j’étais désormais d’attendre un enfant. Je te l’accorde, c’était fort de café. Mais alors à un point que tu n’imagines même pas. Mouais, parce que, en plus, les frères nichons grossissaient à vue d’œil. Et pour moi, ça ne faisait pas l’ombre d’un doute : c’était le lait…

 Transformée la pensionnaire -j’te dis, en une espèce de mammifère en uniforme bleu marine et blanc. Ah, elle était chouette la « mésange », comme ça affublée de mamelles !

 Euh, oui,  parce que je ne te l’ai pas encore dit, mais ma pension, elle était en pleine cambrousse. Et dans toutes les cambrousses, il y’a des vaches. Je crois même bien que dans le village, il y’avait plus de vaches que d’habitants. Des vaches avec des mamelles énormes, tellement qu’elles étaient gonflées de lait. Et je savais bien que le lait, il ne servait pas qu’à faire la crème fraîche, le beurre et le fromage, mais également à nourrir les veaux.-hé, je les avais vu téter, les bestiaux au doux regard lobotomisé… Mais c’était clair de chez Clairefontaine : moi, les frères nichons, ils me dégoûtaient. Grave. Je ne voulais pas d’eux, et puis c’est tout. Et pas d’un bébé dans le ventre, non plus. Aussi faut me comprendre : je n’avais même pas 13 ans…

 Je veux bien croire tout ce qu’on me raconte, l’instinct maternel, le bonheur de l’allaitement tout ça… moi j’dis qu’à 13 ans déjà, j’me sentais pas faite pour la reproduction. Le seul bébé que j’avais eu l’occasion de tenir dans mes bras, il avait vomi sur mon T-shirt. Et cette odeur de lait caillé – Berck !

 Dieu merci, neuf menstruations plus tard, je veux dire par là neuf mois après mes premières affaires, je n’avais toujours pas mis bas.  Aussi, que les choses soient bien claires (je la fais courte, parce qu’à la longue, ça pourrait gonfler) : il eut sans doute fallu que je posasse les bonnes questions à la bonne personne au bon moment (ma mère, aux vacances de Noël, par exemple), mais je ne le fis pas. Et je trouillais alors ma life, d’avoir un « divin enfant » mort dans mon ventre, qui – pour preuve, ne s’était pas arrondi. L’enfer, j’te dis.

Jusqu’ à ce que, un beau jour enfin, au réfectoire, dans un moment d’intense illumination, j’ai tout compris toute seule comme une grande, en observant de près une partie de pattes en l’air entre deux mouches diosophila melagogaster, plus communément nommées « mouches à vinaigre ». . Comme ça, sur le coup, j’étais grave dégoûtée tellement que c’était dégueu d’imaginer ma mère dans cette situation pas ordinaire avec mon père. Alors j’ai agité les mains devant ma figure, pour chasser vite fait ces sales pensées, au nez et à la barbe du Christ en croix, et -j’te dis pas comment tout de suite après ça, je me suis mise à kiffer la Sainte Vierge Marie, sa maman au p’tit Jésus.

 Bon, c’est pas le tout, mais ne m’en veux pas pour le raccourci que je vais te faire prendre tout à coup. Car, fini le pensionnat chez les bonnes sœurs, et bel et bien finie ma période mystique : nous voilà dans Paris, à deux pas des Buttes-Chaumont, le bahut… J’ai de nouvelles copines, bien que, pas très dégourdies les meufs. Même qu’elles sont trop nulles, à croire encore au prince charmant. En plus, leurs amoureux je leur trouve tous des têtes de mari. Ben, c’est que de  mon côté, je ne vois pas ce que je ferais d‘un mari, ni ce qu‘un mari ferait de moi… Aussi, je les trouve énervants, moi, les garçons à toujours mater si « il y a du monde au balcon ». Comme si ils n’avaient jamais vu de leur vie du 95 C, et surtout comme si ça compensait qu’il n’y ait personne au grenier (et vlan, prenez ça en passant, dans les dents)…

 Mouais ben, en tout cas, mon mec à moi, il sera à la fois sapeur-pompier-super-héros et poète maudit (ou auteur de best-sellers) à ces heures, genre çui qui préfère les cerveaux aux gros lolos –na.

 Hé, c’est que je visais haut ! Sauf que j’avais beau dire quant au solide cursus en connerie de mes copines et faire la grande à coups de « moi je » et de « y’a qu’à », je  n’ai pas fait mieux qu’elles : maitrise de cendrillon en poche, je suis partie dans la vie avec ce même et sérieux handicap : croire que « à chacun sa chacune » (et, après tout, chaque prince a la princesse qu’il mérite). Aussi il aura suffit qu’une Blanche-neige vienne braconner sur mon territoire pour que mon beau château de sable soit emporté par une marée de larmes. C’est que mes phéromones n’avaient pas encore pris le pouvoir sur les garçons, et qu’ils ne tombaient pas comme des GI sur une plage du débarquement, en Normandie. Oh, c’est vrai que par la suite j’aurais –si je l’avais vraiment voulu, très bien pu devenir une ogresse de la consommation, comme les copines. Enfin à ma façon. Et en attendant… Sauf que pas de sentiments, pas de sexe. Et que le sexe, c’est comme les abdos, moins on le fait, moins on en a envie. Et puis si c’était pour jouer la méduse échouée au fond d’un lit, je préférais encore rester chez moi avec un bon bouquin sur la spiritualité. Parce que j’étais sûre, au fond, qu’un jour viendrait où je serai de nouveau prête à (re) tomber amoureuse. Si, si !!

SOlène

(100% réel)

Tous droits réservés

Billie Eillish

🎶 Coup de coeur 🎶

 

IL FAUT SAVOIR PARTIR


🎧

Quand rien ne l’y prépare

Je reviens par hasard

Respirer près  de lui

Cette odeur criminelle

Ce parfum qui m’appelle 

Dans les draps du délit 

🎶

Un jour comme aujourd’hui d’automne et de pluie sur le Vieux port, les tours font grise mine. Juliette a laissé refroidir son café, elle fait rien que renifler. Une amie qu’arrête pas de pleurer comme ça, en terrasse, ça fait peine à voir. On voudrait lui dire que, de toute façon, c’était.. c’est pas.. ce sera jamais un mec pour elle; que ça ne fait pas avancer le schmilblick de se mettre dans des états pareils; surtout qu’y’a personne de mort chez elle. M’enfin, Juliette, ça sert à quoi de pleurer des rivières à en faire déborder la mer, toutes ces nuits à toucher le fond du désespoir et de vouloir traverser l’océan pour quelqu’un qui ne sauterait même pas une flaque d’eau pour toi ? Un con de plus de perdu, ça laisse toute la place pour le bon qui viendra bien, un jour…

Oui mais ça, c’est ce qu’on pense et qu’on ne peut pas lui dire. Parce que ça ferait rien que rajouter du chagrin au chagrin; Et pourtant… oui, pourtant on finit tous par comprendre tôt ou tard, qu’après tout c’est pas si grave; que c’est tout ce qu’on veut et qu’on veut pas, tout, sauf la fin du monde ! Regarde Juliette, la mer redescend, elle sera basse à  21:19, coef 45, si tu veux savoir… ( elle se fiche pas mal des horaires de la marée comme, du reste,  tout ce qui ne la concerne pas)..   M’enfin, tu vois que la terre continue de tourner, et aux gens qui passent que tout le monde s’en fout de ton gars.  Même que toi aussi, Juliette, un jour tu t’en foutras éperdument de ton Roméo.  Alors autant t’en foutre maintenant – non, tu crois pas ?

Eh bien non, ma Juliette, elle a pas du tout une tête à croire qu’un jour, elle s’en remettra. C’est tout juste si, à travers les larmes qui lui brouille la vue, elle voit les grimaces que je lui fais pour essayer de la faire se marrer. Et si on allait se goûter le fameux choco-couille de chez Duchemol ? Bon d’accord, je rigole, Duchemol, c’est pas le nom du salon de thé où je veux l’emmener, sous les arcades.  Mais le choco-couille, si si, en Poitou Charentes, la région du goût, ça  peut se trouver… profiterole pour les adeptes du langage plus chaste.  En tout cas comme quoi, Juliette a bien fait de venir passer une petite semaine ici, au pays où on barre les portes, où on ramène nos courses dans des poches, et où on appelle les garçons des drôles et les filles des drôlesses.  Bienvenue Juliette ( et vous autres) en terre inconnue du tourteau*, des chocolatines ( pains au chocolat)  et du choco-couille, à l’occasion.

Et d’ailleurs à ce propos, je connais au moins une Juliette qui se damnerait pour en remanger un choco-couille de chez Duchemol, sous les arcades. Plus gros qu’un pauvre petit chagrin d’ego, goutez-y au choco-couille de chez Duchemol à  La Rochelle – vous m’en direz des nouvelles ! Les meilleurs profiteroles de toute la planète ! A lui en faire oublier son Roméo a ma Juliette ( qui, en réalité, ne s’appelle pas Juliette, mais Mina; la Mina de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne », qui, entre parenthèses  toujours, ne s’appelle pas Mina, non plus, mais..  )… Enfin bref, tout ça pour dire qu’après avoir essuyé sa bouche pleine de chocolat, elle a fini par me dire, tout sourire:

 » Tu sais quoi, Lally ?  IL FAUT SAVOIR PARTIR » 

Extrait de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne » arrangé à la sauce Solène pendant sa pause déjeuner.

Merci à  Cécile Coulon pour le mot « choco-couille » si mignon. Comme ça desormais que j’appellerai les profiteroles de chez Duchemol, sous les arcades.

🤣🍝🍷😂

Tourteau*: bien que nous soyons ici au bord de la mer, il n’est pas question de crabe. Il s’agit là d’une spécialité fromagère poitevine, et fleuron de la région. En fait, un gâteau rond à  base de chèvre frais et à la surface noire. La pate à  l’intérieur est ultra légère. Comme aérée. 

WHAT ELSE ?

CELLE QUI S’EN VA*

(Clic*)

Quand rien ne l’y prépare
Je reviens par hasard
Respirer près de lui
Cette odeur criminelle
Ce parfum qui m’appelle
Dans les draps du délit
Même si ma raison
Sait qu’il faut lui dire non
Sait que c’est insensé
Les fibres de mon corps
Elles, ne sont pas d’accord
Pour le laisser filer
Il faut savoir partir
Quand un amour est mort
On ne peut le retenir
Il faut savoir s’en aller

Sans regarder derrière
Quand le vent s’est levé
C’est un port dévasté
Ou je reviens m’ancrer
Quand la brise décline
Et c’est plus fort que moi
Je viens me coucher là
Au milieu de ces ruines
Quand je quitte son quai
Sur mon radeau cassé
Dans le brume saline
Le courant me ramène
Il faut que je revienne
M’échouer sur sa poitrine
Il faut savoir partir
Quand un amour est mort
On ne peut le retenir
Il faut savoir s’en aller
Sans regarder derrière
Quand le vent s’est levé

Une carte postale de mon beau marais, parce que c’est vous 😘❤🌹

Deux heures moins le quart, déjà  ! Faut que j’y aille. Je repondrai à  vos commentaires sur le précédent billet, ce soir en rentrant

Bel après-midi à  tous . Et merci pour votre fidélité  à  mon blog. A toute !

SOlène