Et elle c’était quoi ? Une libellule, je dirais. Toute d’envol et de transparence, se faufilant, gracieuse, entre les deux royaumes de la terre et du ciel, indemne, libre -Autoportrait au radiateur,  Christian Bobin….

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Une soudaine envie de sentir le vent dans mes  cheveux, de voir le ciel en grand,  de gober le soleil à la terrasse d’un café… ça a commencé comme ça : j’ai débranché l’ordi, et je suis partie me balader jusqu’au soir…

Etait-ce la belle au bois dormant en moi, qui n’attendait que cela pour s’éveiller –je veux dire par là, le déclic pour partir à la conquête d’elle même ? Toujours est-il que depuis ce jour-là, j’ai commencé à m’éloigner de la planète Facebook pour me rapprocher de la nature, auprès de laquelle je fais une cure détox loin  du bruit et de l’agitation  des réseaux sociaux, comme… du reste (pour faire court)…

Trop dur de toutes manières d’être ici et ailleurs -limite partout à la fois, d’être connecté au monde et à tout le monde en même temps, d’zapper sans arrêt d’un truc à l’autre avec l’impression que notre attention joue au ping pong, comme si on avait peur de louper quelque chose, ou d’se retrouver vite fait hors circuit… Et puis surtout, quand on est trop connecté aux autres, on ne l’est plus assez avec son nombril (hi hi). Tant et si bien qu’on finit par s’atomiser, à force. Du coup, il ne reste plus qu’à ramasser et rassembler les morceaux épars, puis… de les recoller… Petit à petit, comme l’oiseau qui fait son nid… Et ça, sans l’aide de la nature, ce serait juste pas possible ! Ben oui, parce qu’en faisant corps avec elle, dame nature, non seulement on se ressource, mais c’est aussi à travers elle qu’on en apprend le plus sur soi même. Sans faire de psychologie analytique jungienne (quoi que), moi j’dis qu’en temps de crise, c’est le plus court chemin vers la positivité et l’harmonie… S’ouvrir à la poésie (on y revient), à l’imaginaire… à tout ce qui nous dépasse, et échappe à la raison…

Bref, tout ce blabla, c’était pour vous expliquer pourquoi mes pauses, je ne les fais plus sur Facebook, mais dehors, au green… là où je respire vraiment… je marche vraiment… Même que je prends le temps de m’arrêter pour regarder un ballet de libellules dans le marais… Ah le bonheur ! Sentir pousser ses antennes pour mieux ressentir les choses et les gens… Et aussi des racines… Bon quand j’parle de racines, pas comme un arbre avec des branches qui me pousseraient de partout –hein, vous m’avez comprise ?! Bien sûr que je reste pas plantée dans un coin, je bouge au contraire. Et je me saoule de grantair ! Ah, ça vous fait sourire ?! Mouais ben n’empêche que je me sens plus forte et plus stable, ainsi connectée à la nature et… à mon nombril…

SOlène

(Tous droits protégés)

www-kizoa-com_arriere_plan
ICI MAINTENANT….

Le ballet des libellules*

(Clic)

Pour moi, un brin d’herbe a plus d’importance qu’un grand arbre, un petit caillou qu’une montagne, une petite libellule a autant d’importance qu’un aigle. Dans la civilisation occidentale, il faut du volume. C’est l’énorme montagne qui a tous les privilèges. – Joan Miró….

8 commentaires sur « Ma slow life au green »

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