AU COMMENCEMENT ÉTAIT L’ÉMOTION


Photo mise en avant: le bout du bout de l’île de Ré, au phare des Baleine… @solenev79

📌

« Il existe des procédés magiques
qui suppriment les distances de
l’espace et du temps: les émotions. »
Simone de Beauvoir

🎧

 

Une version revisitée de « Pavane Op 50 » de Gabriel Fauré.

Composée par Fauré en 1887, Pavane est une musique très populaire dans le grand public, car très mélodieuse…

 

WHAT ELSE ?

Vacances, j’oublie tout. Ou presque. En tout cas pas vous. Enfin pas complètement. Et pour rien au monde, je n’aurais laissé passer ce premier jour de juillet sans venir vous souhaiter de passer le plus beau mois qui soit. Profitez bien de ces longues et belles journées ensoleillées avec ceux que vous aimez. Et surtout prenez soin de vous.
Brillant le plus souvent par mon absence, ce blog restera (« à moitié ») en pause pendant la période estivale, mais vous pourrez me retrouver 1 fois par semaine sur l’autre blog EN VERS ET CONTRE TOUT *. Je vous y attends dès aujourd’hui avec un nouveau poème, L’IVRESSE DU JOUR D’APRÈS * et l’histoire ( à travers les siècles) de Trousse chemise, ce petit bois de légendes connu de par le monde entier.

Bonne journée, a bientôt sur vos bloogs !

(Je continue à passer chez les uns et les autres, mais à mon rythme, et comme j’ai du retard dans la lecture de vos articles, ça prend du temps. Un à la fois. Chacun son tour. Jour après jour. Aussi merci pour votre patience)

SOlène

Champagne et vive la vie !

L’émoi c’est tout dans la vie ! Faut savoir en profiter ! L’émoi c’est tout dans la vie ! Quand on est mort c’est fini ! A vous de comprendre, émouvez, Bon Dieu ! Trouvez la palpite, nom de foutre ! La fête est là ! Enfin quelque chose ! Réveil ! Allez robot la crotte ! Merde ! Transposez ou c’est la mort ! Ne vous occupez pas tant de moi-même ! Faites marcher votre petit coeur ! Ce sera ce que vous en ferez ! L’ORAGE OU LA FLÛTE * ! Comme aux Enfers ! Comme chez les Anges !

Louis Ferdinand CELINE

Le 01/07/1961, il y a (eu) pile poil 60 ans ( jeudi), L-F C s’en allait au bout de la nuit, non pas victime « d’un néo-fongueux du rectum » mais d’une « hémorragie cérébrale gauche ». « Pas de médecin, pas de piqure, pas d’hôpital » avait-il répété, avant de prendre le large « de l’autre côté de la vie ».

Né le 27 mai 1894, (« c’est moi le printemps »), Louis-Ferdinand Destouche a passé son enfance « dans la cloche à gaz » du passage Choiseul ».

Le certificat en poche, il part en Allemagne et en Angleterre pour se familiariser avec les langues étrangères, puis devient apprenti commerçant à Paris (« 22 patrons Monsieur, 22… « ). Il devance ensuite l’appel en s’engageant au 12e cuirassier de Rambouillet. Grièvement blessé au bras en août 1914 (« mutilo 75 %… « ), il a 20 ans quand il est décoré de la médaille militaire, puis de la Croix de guerre. Agent consulaire à Londres en 1915, colon au Cameroun l’année suivante, il est rapatrié en France en 1917, incarne un temps l’homme à tout faire du journal Eurêka, avant d’embrasser une carrière de propagandiste antituberculeux pour le compte de la Fondation Rockefeller. Bachelier à 25 ans, médecin hygiéniste itinérant pour le compte de la Société des nations de 1924 à 1927, consultant du dispensaire de Clichy et pharmacien visiteur médical, L-F trouve le temps pour écrire Voyage au bout de la nuit, « une manière de symphonie littéraire, […] du pain pour un siècle entier de littérature »,  Prix  Renaudot 1932.

Aussi après l’éreintage critique de Mort à crédit, Céline délaisse la veine romanesque pour devenir l’écrivain engagé (« enragé » diront certains) que nous connaissons, le  » contemporain capital » pour reprendre l’expression de son éditeur, du moins jusqu’en 1944 où, Guignol’s band à peine sorti des presses, il quitte la France pour l’Allemagne, se réfugie à « Bains-Bains » et  » Siegmaringen », avant d’être sauvé par le Danemark où il est emprisonné pendant un an et demi, puis hébergé jusqu’en 1951. Amnistié, il regagne la France et s’installe définitivement à Meudon, où il meurt 10 ans plus tard, après avoir écrit six autres livres, dont deux sont publiés post mortem.

Une  œuvre qui palpite, vibre, respire et  résonne en nous fervents-lecteurs-admirateurs, faisant de lui, de Louis-Ferdinand Destouche dit Celine un ( grand, un immense) écrivain de la vie. Et c’est justement  parce qu’elle me touche au plus profond au-dedans, que, 60 ans après que ce cher L-F fût passé fantôme, dans son trou (cimetière des Longs Réages à  Meudon) pour nous faire  « Hou ! rouh !… Hou !… rouh !… », eh bien, je tenais à rajouter ces lignes en hommage à  celui que je considère comme le meilleur écrivain de son époque.

Et qu’on se rappelle bien:  » Au commencement était l’émotion »…

Louis-Ferdinand, si tu nous regardes…

Mise à jour du 03/07/2021

13 commentaires sur “AU COMMENCEMENT ÉTAIT L’ÉMOTION

    1. Coucou Hugo ! Je ne sais comment je suis débrouillée pour ne pas voir ces commentaires. En même temps, je n’ai pas vu passer les notifs.
      Tu vas bien ? Un peu moins chaudement, j’espère. Prends soin de toi, également.
      Merci d’être passée. Bisous, à bientôt.

      Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup petite Marie 🙏
      L-F C, c’est une écriture que j’adore. Lu et relu le Voyage et Mort à crédit. Des paragraphes entiers que je connais par coeur, à force. J’aime sa musique, et sa poésie….

      Bientôt les vacances ?

      Je t’embrasse aussi. A bientôt !

      Aimé par 1 personne

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