J’écris mes cris… Suivi par « Des fois »


Écrire, c’est hurler en silence. – Marguerite Duras….

Ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s’en va hurler au fond de l’âme. – Christian Bobin… 

J’écris mes cris avec mon ventre, ma sueur et mon sang

J’écris  à  cor et à cris pour apprivoiser le manque

quand l’absence ne dit pas son nom

J’écris  la nuit sur un désert de cendres encore brûlantes

à  coup de couteau ou  bien de hache 

J’écris tout le temps comme ça

à bout portant du côté du silence

J’écris mes cris, te les écris aussi…

Puis  je m’écrie !

Et je les jette au vent… 

SOlène 

14/05/2020

 

Qui n’a pas connu l’absence * ne sait rien de l’amour. – Christian Bobin….

DES FOIS

Il y a ces nuits irréversibles et profondes où je ne dors pas

Lorsque j’entends ta voix comme une force faible dans le souffle du vent

Quand ce n’est pas dans l’extrême violence d’un silence assourdissant

Toutes ces nuits lunaires où mon moi se demande si il existe encore

Et celles où, au contraire, je rêve  que je dors avec toi

À  parier en pure perte pour un absolu essentiellement fragile

Mais la volonté  comme l’amour est toujours plus forte que les regrets

Et elle aime à  faire du passé  un futur

Puis il y a ces matins au parfum d’ automne et de pluie

Tous ces matins gris où il fait trop froid dans le temps de la vie

Quand le café que je bois à  le goût amer des larmes et de l’ennui

Parce que je ne suis jamais vraiment où l’on me voit

Et que je ne saurais dire ce que je préfère

L’éphémère rose fraîchement éclose du jardin

Ou l’éternelle fleur aux pétales  sechées  de ton herbier

Et puis, des fois, il ne pleut pas, j’ai bien dormi

Il y a du soleil à mon réveil

Le nom de la rose chuchoté à  l’oreille du matin

Alors oui, à présent, je sais qu’il vaut mieux une courte vie

Mais une véritable  vie remplie d’amour

Qu’une existence indéfinie sans amour

Qui n’en serait pas une du tout

Parce que tu vois, des fois, c’est comme ça:

Juste un instant fugitif, le souvenir qui nous effleure à peine

Une réminiscence dont il reste quelque chose, mais presque rien

Sinon pas plus qu’une trace de pas sur le sable mouillé

Une trace que la marée efface

SOlène, le 16/11/2019

 

wp-1589415675629.jpg

Ce n’est pas pour devenir écrivain qu’on écrit, c’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à  tout amour.  – Christian Bobin…. 

Clic ICI *

37 commentaires sur “J’écris mes cris… Suivi par « Des fois »

  1. Tellement puissant que ça prend aux tripes.
    C’est fort…fort…
    Fort… my… diable
    ça réchauffe Solène même si c’est l’évocation d’une période révolue…je l’espère.
    Besoin de poser ta tête sur l’épaule d’une où d’un ami; Les amis sont faits pour ça
    Besoin de mouiller le col usé d’une chemise usée par les chimères du passé.
    Amicalement par ton ami poète.
    Un peu fou ce matin du 21 énième jour de Ramadan et de confinement bien installé.

    Aimé par 2 personnes

    1. Ben oui, Alan. Il y a d’ailleurs une citation de St Ex ( Antoine) qui dit que l’on n’a pas à le prévoir mais à le permettre. Enfin un truc dans ce goût-là.
      A plus tard. Je passerai. Euh, après le marché, le (grand) ménage, la plage…. oui oui oui, chez nous les plages sont reéouvertes aujourd’hui.
      Belle journée à toi.

      Aimé par 1 personne

  2. Chère Solène, nous écoutons ton cri qui perce notre ventre. La profondeur de tes mots est déchirante. En lisant tes mots, la chair encore chaude éclate dans ses anciens souvenirs. Il vaut mieux une courte vie remplie d’amour qu,une existence indéfinie sans amour. Tu as mille fois raison. Que tes matins et ton café soient remplis d’amour et de larmes de joie.

    Aimé par 2 personnes

    1. Les larmes de joie, après tout pourquoi pas ? Je prends 😊
      En tout cas, un grand MERCI à toi Ugeste pour ton commentaire fort agréable à lire de bon matin comme ça, avec le soleil qui me fait de l’oeil 🌞 le printemps est de retour.
      😘❤🌹

      J'aime

  3. «  il vaut mieux une vie courte mais une vie emplie d’amour «  et l’amour est partout ma belle Solène, pas juste dans les yeux d’un aimé mais dans ceux des enfants, dans le vent et la mer, dans les fleurs et les nuages. Il est partout. Quand amour est accroché solidement au cœur on ne voit plus qu’à travers lui.
    Je t’embrasse affectueusement ❤️

    Aimé par 2 personnes

    1. Coucou, ma Kathy ! Tu vas bien ?
      Ah, l’amour, l’amour !! Que serions’nous, sans ? Rien. Ou on serait toute desséchée, aigrie… Pour ça, j’en ai fait la boussole de mon âme. Et bien sûr qu’il est partout.
      Sinon, je tiens bon la barre. Pour pas couler lors des tempêtes intérieures. Car il y en a parfois ( ce serait trop facile, hein, sinon)…
      Des gros bisous et un bon week-end à toi. A très vite 😘❤🌹

      Aimé par 2 personnes

      1. Je te remercie, ça va à peu près en tout cas, ce n’est pas pire. Pour moi aussi l’amour est ma boussole 😉 Et oui, des tempêtes nous en traversons tous et toutes, comme tu le dis sinon ce serait trop facile 😄
        Je te fais de gros bisous et bon week-end à toi aussi. 😘❤️🌹

        Aimé par 1 personne

    1. Le cœur qui éclate en silence…. Écrire c’est hurler sans bruit. Bobine ne nous embobine pas et Duras sait de quoi elle cause 😉
      Des mots balles, là pour le coup. Il fallait que ça sorte.
      Merci petite Marie d’être passée par ici et pour tes mots en passant. Bon week-end à toi. Bisous. A très vite.

      Aimé par 1 personne

  4. Coucou, ma Kathy ! Tu vas bien ?
    Ah, l’amour, l’amour !! Que serions’nous, sans ? Rien. Ou on serait toute desséchée, aigrie… Pour ça, j’en ai fait la boussole de mon âme. Et bien sûr qu’il est partout.
    Sinon, je tiens bon la barre. Pour pas couler lors des tempêtes intérieures. Car il y en a parfois ( ce serait trop facile, hein, sinon)…
    Des gros bisous et un bon week-end à toi. A très vite 😘❤🌹

    J'aime

  5. Je découvre votre blog… Bravo pour sa belle tenue et bravo aussi pour les sentiments qui s’y croisent comme une foule impatiente de s’enlacer. L’ensemble dans les parfums de Madame Duras et Monsieur Bobin… Je m’abonne.

    Aimé par 1 personne

  6. Vous écrivez vos cris, consœur SOlène, aux coups de l’amour fuguant, chassant, fuyant, prégnant… Merci tant pour cette vérité extravagante et qui revigore même si elle fait mal aux souvenirs qu’elle provoque.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s