PERDUE….


Photo à la une: Neuchâtel nuit…

Il faut que le noir s’accentue pour que la première étoile apparaisse. – Christian Bobin…. 

 Le café était trop chaud. Alors j’sais pas ce qui m’a pris, j’ai posé ma tête sur cette épaule qui n’était pas la sienne. Puis j’ai laissé cette main qui n’était pas la sienne, caresser mes cheveux. Et c’est à ce moment-là qu’j’ai commencé à avoir vraiment mal à mon amour pour lui. Après j’sais plus ce que j’ai dit, pas dit… Ni combien d’temps s’est écoulé. Tout ce qu’j’sais, c’est qu’j’avais d’la flotte dans les yeux, quand j’me suis aperçu que le café était refroidi. Et comme j’aime pas le café réchauffé, j’ai dit, « non merci, laisse. Tant pis ! »… Puis, je me suis endormie tout habillée avec le manque de lui dans le lit de cette voix qui n’était pas la sienne… Et c’est ce manque-la qui m’a réveillée presque aussitôt. Alors je me suis levée, je me suis rechaussée… j’ai mis mon manteau. Puis j’suis repartie sans faire de bruit. Et j’ai marché dans la nuit… marché encore longtemps comme ça perdue dans les rues de cette ville qui n’est plus la mienne.

SOlène, extrait de « Le printemps reviendra, il revient toujours », recueil de poésie et textes courts…

(Tous droits réservés)

Voici une playlist que vous allez aimer… This Is Simon & Garfunkel de Spotify

My playlist  complète Spotify de Simon and Garfunkel. Non seulement  ils m’apaisent mais ils me rendent heureuse dans les pires moments.

Araignée du matin, chagrin….

L’invisible araignée  de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où  nous fûmes heureux et d’où  le bonheur s’est enfui. – Boleslaw Prus…. 

Neuchâtel jour (même endroit)… 🇨🇭

42 commentaires sur “PERDUE….

    1. Bonjour Hélène
      Simon and Garfunkel, je ne m’en suis jamais, au grand jamais lassée. Je les réécoute à certains moments, quand je suis triste ou je traverse une mauvaise passe (par exemple), et c’est totalement magique: je suis apaisée, heureuse…. parce que eux, ils me renvoient direct aux années bonheur, papa-maman-les enfants quand tout baignait….
      Merci en tout cas pour ton commentaire, Hélène. Bon week-end à toi et à bientôt. Ici ou ailleurs.

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  1. Simon & G .. je les ai vus en concert plein air sur Paris .. je te l’avais déjà dit je pense ! .. c’était début des années 80 .. le début de notre histoire avec mon compagnon .. oui ça calme ❤ biz love ❤

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    1. Super apaisant de les écouter. Les années 80…. ça fait 30 ans, mine de rien.
      Et bizarrement, une des chansons préférées de Cécile Coulon ( qui, elle, n’a pas encore 30 ans) est de Simon and Garfunkel. Comme quoi !
      Au fait, Pascalou, la porte des Lilas, c’est toi ou Mamita qui m’avait dit connaitre ?

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        1. Ah oui, 40 ans – waw !
          Moi aussi, c’etait mon quartier la Porte des Lilas. Et comme j’en parlais souvent… c’est Mamita ( l’epoque du Blablablog), ça me revient. Mais ça fait 12 ans, déjà. Mamita etait encore à Pau, je crois ( avant Toulouse).

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  2. Il faut que le noir s’accentue pour que la première étoile apparaisse. – Christian Bobin…. Coucou ma chère Solène, cette citation est sublime et j’y souscris totalement. J’ai lu le dernier Bobin sur Pierre Soulage et il est magnifique ce livre comme à chaque fois avec Bobin. Gros bisous pour toi Solène depuis ma Bretagne, Amitiés 😊

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    1. Ah tu l’as lu, il est absolument magnifique ce livre. Il y des passages absolument sublimes. Je voulais en faire un billet. Il est resté à l’état de brouillon.
      Je parlais hier de poésie contemporaire, l’émotion suscitée par certains (es) poétes (ses)…. rares sont ceux ( celles) qui me font vibrer, Christian Bobin et Cécile Cécile Coulon essentiellement. Je les reçois 5/5.
      Et cette citation, oui, elle est sublime. Courte mais elle dit long. Une étoile à elle seule.
      Bon dimanche à toi mon cher Frédéric. A très vite pour de nouvelles découvertes de tes lectures. Au plaisir de te lire.
      Gros bisous.

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  3. Votre texte me fait penser à une démonstration d’aquarelliste il y a peu de temps. Au commencement un décor sobre on ne sait pas où in va, pas de saveur, pas de fil conducteur apparent, et au fur et a mesure des coups de pinceaux ( des mots dans votre cas) apparaît une réalité. L’émotion augmente au fur et à mesure. Votre texte m’a fait ressentir la même émotion graduelle, c’est surprenant. J’aime beaucoup, bravo.

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    1. Oui, c’est exactement ce que j’ai (ressenti et) voulu transmettre a partir de cette photo. Je n’avais plus qu’à y poser des mots par petites touches…. Laisser faire l’imaginaire et peindre les mots.
      Grand MERCI pour votre commentaire. Très bon dimanche à vous, à vous. A bientôt.

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  4. Bonsoir Solène. Ton texte m’interpelle et me renvoie à un poème que j’ai écrit en 2010, tiré d’une histoire réelle. Quand on quitte un partenaire qu’on soit homme ou femme il reste toujours un petit chouia qui nous titille les narines. C’est un peu une réplique version mec dont voici la teneur.

    Amour virtuel

    De tous les hommes prend ton plaisir
    Ecrit autant de poèmes qu’ils t’inspirent

    Je suis seul à connaître tes conquêtes
    Seul à connaître tes moindres requêtes

    Seul à trouver les sentiers sans détour
    De la flamme qui ronge notre amour

    Prends chaque nuit un homme
    Ecrit sur chacun d’eux un psaume

    Écrit le plus beau des poèmes
    Je resterai toujours le même

    Je me faufilerai dans chacun d’eux
    Et épouserai votre passion à deux
    Comme la lumière qui tombe des cieux

    Je suis l’onde qui te retiendra
    Par l’évocation de ces lèvres là
    De cet œil qui te poursuivra

    Ton monde se noie dans la volupté
    Que tes hommes ne peuvent quitter

    Je hanterai tes rêves les plus fous
    Sans te mettre ma corde au cou

    Tu sentiras l’étreinte de mes mains
    Sur ton corps offert au voisin

    Dans tes nuits folles de désir
    Ma seule évocation t’arrache des soupirs

    L’univers se confond à ma flamme
    Convoitises construites sans trame

    Tu seras prisonnière de mon amour
    De mes bras qui t’enlacent nuit et jour

    Charef

    Je te souhaite une bonne fin de soirée et un bon Dimanche avec mon amitié.
    Charef

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    1. Oh, je n’avais pas vu ! Merci Charef pour ton poème en commentaire…. Version mec, dis-tu. Et virtuelle alors aussi . Tandis que ce texte court est largement inspiré du réel. Là est toute la différence ( à mon humble avis de femme). Le virtuel entretient le désir ( le fantasme ?), alors que dans une histoire vécue mais terminée, les souvenirs ont pris la place du désir. Dans ces textes courts, j’en ai un ( « Je t’ecris ») qui exprime très bien cela. Pour ce qui est du virtuel, dans « Bétail intime » le début du chapitre  » L’inaccessible étoile  » ( deuxième partie) explique le « phénomène » du désir inassouvi qui (peut-être) entretient la flamme ( irremplaçable ?) décrite dans ton poème -‘ah, il y a tant de choses entre le ciel et la terre, que les poètes sont seuls à avoir rêvées ! ( Nietzsche)
      Grand MERCI en tout cas, et bel après-midi à toi. A bientôt, au plaisir de te lire.

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  5. Il faut que le noir s’accentue pour voir la première étoile … bon je pense que j’ai assez vu de noir et qu’il est bien temps que les étoiles se remettent à briller 😏 Sinon Simon et Garfunkel j’aime, j’adore !
    Bisous ma belle. 😘

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  6. L’invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d’où le bonheur s’est enfui.
    – Boleslaw Prus….
    C’est une citation toute en profondeur, je m’y retrouve tellement en ces mots là !
    Merci, cet article est très beau.
    Des bisous Soso.

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    1. Oui, Tony, tout en profondeur.
      En fait, cet article en dit plus long qu’il n’en n’a l’air dans cette extrême banalité des mots. La citation comme la photo, d’ailleurs, le complètent parfaitement….
      Merci à toi pour ta lecture et ton commentaire. Et merci encore pour tes articles de ce matin. J’y pense encore -hein, comme quoi.
      Gros bisous
      ( je commence à m’habituer à te voir disparaître. Du moins je ne m’en n’étonne plus. Mais je suis surtout toujours aussi contente de te revoir),

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      1. Je sais que tu me comprends, et surtout, que tu ne me juges pas.
        Disparaître pour moi, c’est certainement une manière de me protéger…
        J’aime beaucoup ta profondeur d’âme.
        Je t’embrasse ma Solène.
        Tony

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    1. Merci John. Oui, avec le recul, cette fragilité ne m’échappe pas non plus. Et il est vrai aussi que les larmes tues dans le texte, elles ont coulé. Les plus grandes douleurs sont silencieuses. Et comme quoi tout n’est pas obligé d’être dit en littérature.

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  7. Merci merci John. Ce que tu me dis m’aide, car c’est un ( très court) extrait de mon « Bétail intime » qui me posait question.Finalement ton retour (ainsi qu’un autre sur Facebook) me libère. Je n’y toucherai pas. Pas besoin d’en rajouter. Ce qui n’est pas dit est ressenti. Et même l’extrême banalité des choses ou de l’action peut être porteuse d’émotions.

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  8. Toujours autant de beauté dans tes lignes. Elles parlent, oui au coeur, puis avec Simon & Garfunkel…
    Leurs voix leurs chansons, je ne m’en lasse pas.
    J’aime beaucoup la poésie de C Bobin aussi, il faut lâcher et se laisser emporter par la magie des mots.
    Je t’embrasse SOlène et belle soirée à toi.

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    1. Et moi, ça me fait toujours autant plaisir de te lire.
      Excuse-moi, ma Dany, de ne repondre que maintenant. Je découvre seulement ton commentaire.
      Du coup, c’est un bon dimanche que je te souhaite. Bisous, bisous. A très bientôt. Ici ou ailleurs. 😘❤🌹

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