C’est quoi l’amour ? ( 3) : Camus, « un sens de la fidélité et de l’honneur »


( Coffee time with Camus)

« Camus arrive au comptoir et regarde ma femme en la déshabillant des yeux.  Je dis tout haut: « Mais il se prend pour qui ce con? « , espérant qu’ il m’entende.  Mon ami me dit, il se prend pour Albert Camus »  – Olivier Todd, futur biographe posthume de Camus

Plusieurs témoignages de ces cahiers de l’ herne sont les verbatim des entretiens que Todd a faits.  Raymond Gay-Crosier et Agnès Spiquel Courdille, 376 p, 39 Euros.

A cette même époque ( 1957), Camus est au Flore avec Albert Cossery et Pierre Bénichou quand, à l’autre bout de la salle, il voit une jeune femme. Non pas l’épouse de Todd, mais Mette Ivers, peintre française danoise, également mannequin chez le couturier Jacques Fath. Coup de foudre ! Todd l’appelle Mi dans sa bio* de 1996, Albert Camus, Une vie* ( Elle ne voulait alors pas être identifiée). Ce sera le dernier grand amour d’Albert Camus qui achètera une maison pour elle à  côté de Lourmarin et l’y installera. Quand il partait « faire une promenade », toute la famille savait où il allait….

Un an plus tôt, en mai 1956 plus exactement, à la brasserie Lipp ( juste en face du Flore, boulevard Saint Germain) il avait rencontré Catherine Sellers, une actrice de 30 ans, tombée éperdument amoureuse ( elle aussi) de l’écrivain.  Une passion non exclusive qui durera également jusqu’à la mort de l’écrivain.

Et Maria « l’unique » dans tout ça ?

Ma foi, il suffit de lire leur correspondance pour comprendre que l’histoire d’amour dure toujours. Et elle durera jusqu’au bout.

Un homme à femmes: entre son épouse Francine et sa maîtresse Maria Casarès, ce grand séducteur ne cessera de cultiver des « fidélités cumulatives »….

Albert Camus, don Juan à rallonge, coureur de jupons, collectionneur de jolies dames, que sais-je encore, impénitent séducteur… moi, ça me l’a coupée.  Au moment de sa mort, notre Nobel de littérature entrenait  plusieurs liaisons avec quatre femme attitrées dans sa vie: Francine son épouse, Maria Casarès, Catherine Sellers et Mette Ivers alias Mi.

« Il était fasciné par le double amour. Il disait que l’on pouvait aimer deux personnes en même temps. » – Catherine Sellers, entretiens avec olivier Todd dans les Cahiers de l’Herne »

« Je crois que l’on se ressemblait, dit Maria Casarès dans une interview ( voir vidéo ci-dessus) On avait un sens de la fidélité et…. de l’honneur »…. 

Et oui, même si quelque part ça fait mal à mon absolu, c’est là toute la force de conviction d’Albert Camus qui nous amène à  remettre en question beaucoup de nos propres convictions. 

« Camus est le contraire de la tiédeur »: retour sur la pensée complexe d’un écrivain trop libre d’esprit pour sacrifier au manichéisme de son époque…

Six décennies après sa mort, Albert Camus est toujours aussi pertinent. Et plus que jamais actuel. Sa philosophie rayonne toujours ( et rayonnera encore longtemps) dans tous les domaines, sciences humaines, essais, théâtre, romans… Être  passionnant,  il fascine par sa personnalité plus encore qu’avec son oeuvre. Et pourtant son oeuvre est plus passionnante encore. Si vous vous demandez quel livre de lui  (re) lire en premier, tout de suite là, j’aurais presque envie de vous répondre La chute. C’était le préféré de Sartre parce que Camus s’y est mis et caché tout entier.  Mais vous faites comme vous voulez. Il est bon de relire tout Camus de toute façon.

Hier soir, j’ai regardé sur Public Sénat la rediffusion du  très  très  beau reportage, Camus l’icône de la révolte.

 Penseur, maître à penser, oui…. mais « icône » n’est peut-être pas le mot juste. Camus n’était pas parfait, il était pétri de doutes et de contradictions, se remettait constamment en cause…  humain tout simplement avec comme qualités premières la lucidité et l’honnêteté.

Rien au monde ne vaut qu’on se détourne de ce qu’on aime. – Albert Camus….

Pour finir, voici donc quelques citations d’Albert Camus qui nous aideront peut-être à y voir plus clair pour répondre à la question, c’est quoi l’amour ?

– Connaissez-vous beaucoup d’hommes « aimants » qui refuseraient une jolie femme s’offrant ?

– Nous n’avons pas le temps d’être nous-mêmes, nous n’avons que le temps d’être heureux ? 

– Quand le monde est dans la lumière, quand le soleil tape, j’ai envie d’aimer et d’embrasser, de me couler dans des corps comme dans des lumières, de prendre un bain de chair et de soleil. Quand le monde est gris, je suis mélancolique et plein de tendresse. Je me sens meilleur, capable d’aimer au point de me marier. Dans un cas comme dans l’autre, ça n’a pas d’importance. 

– S’il est une chose qu’on puisse désirer toujours, obtenir quelques fois, c’est la tendresse humaine.

– Je ne connais qu’un seul devoir, c’est celui d’aimer. 

– Aimer un être, c’est accepter de vieillir avec lui. 

– C’est cela l’amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.

– L’ homme a deux faces: il ne peut pas aimer sans s’aimer.

– Pourquou faudrait-il aimer rarement pour aimer beaucoup ? 

– Faire souffrir est la seule façon de se tromper 

Oui mais alors question que je me pose justement: comment aimer deux voire plusieurs personnes en même temps sans en faire souffrir aucune ?

Cascade des Pommiers en Deux Sèvres et Correspondance d’Albert Camus et Maria Casarès ( 1944-1959), Editions Gallimard

Très très belle journée de vendredi et excellent week-end à tous.

Merci de votre fidélité à mon blog. A bientôt, au plaisir de vous lire.

SOlène

🌹

« Un intello au look choisi »: élégante, l’allure de Camus révèle un fin observateur du paraitre…

34 commentaires sur “C’est quoi l’amour ? ( 3) : Camus, « un sens de la fidélité et de l’honneur »

  1. Je pense que tout dépend de ce que représente l’Amour pour nous, comment on le voit ou on l’envisage.
    J’ai appris qu’on ne possède personne et qu’on ne possède l’amour de personne. L’amour est liberté. Et si la liberté d’un être est d’aimer deux personnes en même temps, à nous de voir ce que cela touche en nous, à nous de choisir si nous pouvons le vivre ou non.
    Il n’y a trahison que quand il y a secret, que quand il y a mensonges. L’honneur c’est peut-être ça, dire qu’on aime quelqu’un d’autre, sans pour autant ne plus aimer celle ou celui qui reçoit la confession. C’est courageux.

    J’apprécie Camus pour ses contradictions justement.
    Je t’embrasse SOlène et merci pour tes partages sur Camus. Je me sens passionnée à nouveau!

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    1. Entièrement d’accord avec Marie. Alors bien sûr, comme je dis, cela a fait mal à mon absolu, mais après réflexion, tant qu’il n’y a pas de trahison ni de mensonges autrement dit tromperie, effectivement l’amour est liberté. Personne n’appartient à personne, je n’ai cesse de le dire.
      Et oui, on peut aimer deux personnes en même temps. Plusieurs, ça me semble plus difficile à gérer 😘
      Maintenant, si Camus n’a jamais caché sa relation amoureuse avec Maria Casarès à sa femme, celle ci en a énormément souffert. Dépression, électro chocs…. Puis avec le temps, s’est adaptée.
      Tu sais, j’ai longtemps été catégorique, intransigeante avec ce que j’appelais les « briseuses de ménages ». Mais la vie se charge de nous donner des leçons. L’essentiel, c’est de ne faire souffrir personne, ce que Camus disait. Mais sans se sacrifier, non plus. Et ça n’est pas si simple que ça.

      Sinon, je suis comme toi, ce qui me fait aimer Camus, ce sont ses contadictions, ses doutes, et le fait qu’il se cherchait toujours, s’interrogeait même sur sa faculté d’aimer… et parce qu’il se remettait en cause. Il y a tellement de gens dont ce n’est pas le cas. J’en connais. Ils sont désespérants.

      En tout cas, merci Marie pour ta lecture et ton commentaire. Je t’embrasse bien fort, à bientôt.

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      1. Cela « blesse » aussi mon absolu SOlène!
        Je pense en effet que tout dépend de soi, de ce que l’on est prêt ou non à vivre. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. L’essentiel est comme tu le dis de ne pas sa sacrifier et de ne pas en souffrir. Aimer ne devrait jamais rimer avec souffrance.
        Moi aussi j’ai été assez catégorique fut un temps et puis la vie m’a amené à réfléchir sur le sujet. Je suis davantage dans la mesure aujourd’hui, je pense que la plupart d’entre nous faisons de notre mieux.
        Je t’embrasse et merci pour cet échange très enrichissant. C’est ce que je trouve chez toi, la liberté de poser les mots et de parler sans jugement.

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        1. Tu sais, Marie, je crois surtout que l’on apprend à vivre au fure et à mesure que l’on avance. La vie est un prof qui ne fait pas de cadeau, elle nous donne les leçons, à nous de les retenir….
          Oui, c’est sympa de pouvoir échanger. Sans jugement, ça c’est clair.
          Ce mal à l’absolu – je me demande: n’est-ce pas juste la perte de mes illusions ?

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        2. Je pense qu’on a des idées sur certaines choses. Et qu’un jour quelque chose vient remettre en question ces idées, que nous croyions être la vérité. Alors il ne faut composer avec. Et peut-être que c’est ça qui est compliqué. Non?

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        3. Le fait est, rien n’est simple. Il y a la théorie, et il y a la pratique.
          Quand Maria Casarès dit qu’ils se ressemblaient, je veux bien la croire. Ce que j’ai retenu de leur histoire, et d’eux, c’est qu’ils étaient l’un et l’autre épris de liberté. Pour autant ils n’ont jamais réussi à s’affranchir des conventions. Et de la souffrance ( occasionnée par le manque) il y en a eu. Mais comme tu dis, l’amour ne devrait pas faire souffrir.

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    1. Oui, sur le coup – j’avoue que, Camus envoyant à l’avant-veille de sa mort accidentelle, trois lettres d’amour à trois femmes différentes qu’il s’apprêtait à retrouver…. oups !
      Mais bon, il ne trompait personne, aucune des trois n’ignorait l’existence ni la relation avec les autres. Après tout !

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        1. Ben tu vois, comme quoi.
          ( possible que dans quelques années mes Reda et Youyou m’apprendront la vie 😘)
          Cela dit, je ne pense pas etre si « corsetée » que cela en ce qui concerne l’amour, j’ai des aspirations proches de l’absolu, voilà tout. Tu crois vraiment que c’est une question de génération ? Moi, je pense que c’est très personnel. Une affaire privée ( comme la religion devrait être). Camus, pas Camus, je m’imagine mal avec ce genre d’homme ( à femmes).
          PS: pour autant, loin de moi l’idée d’en dégoûter les autres 😊 et cela ne m’empêche pas d’aimer Camus, l’ecrivain, le philosophe, l’editorialiste de génie.

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        2. Si j’écrivais ça sur les jeunes générations, c’est parce qu’il y avait récemment dans mon magasine culturel préféré (celui dont le nom commence par télé et finit par rama) un numéro sur « avoir 20 ans en 2020), avec notamment deux pages sur « Filles et garçons, j’aime qui je veux ! », sur les pratiques amoureuses de cette génération.
          Très belle journée à toi, SOlène.

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        3. Je n’ai pas lu l’article de Télérama. Bah, ils ont bien raison d’aimer qui ils veulent.
          Re.. ou plutôt bel après-midi maintenant, J-L. Je passerai plus tard pour ton nouvel article – d’accord ?

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  2. Ah oui moi aussi je suis étonnée par cette façon de voir l’amour . Difficile de croire que même s’il n’y a pas tromperie tout se fait sans souffrance . Un paradoxe Camus ? je ne sais pas, mais son attitude questionne c’est sur .
    Merci Solène pour cet article .
    Bonne soirée
    Bises

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    1. Bonsoir Jazzy.
      Oui, j’ai été sidérée. Et en effet, je trouve que c’est somme toute assez paradoxal. Dire que faire souffrir c’est se tromper. Alors que cette situation peut difficilement être envisagée de façon stable, dans la sérénité à laquelle, personnellement, j’aspire, et sans souffrance.
      Maintenant, c’est vrai qu’une trahison est certainement plus douloureuse. Et une tromperie beaucoup plus décevante. Il assumait, ne mentait pas. Tout à son honneur. Les femmes étaient libres, d’accepter ou pas. Arrêter ou continuer…
      Personne n’est parfait. Même pas les Nobels de littérature ! 😊
      Bisous et belle nuit à toi.

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  3. Un article très complet sur ce grand écrivain et philosophe qui aurait u faire partie des Lumières s’il avait vécu à cette époque. Il fut un philosophe engagé, un indigné, un révolté, un homme épris de justice tant sociale que judiciaire.
    Pour beaucoup, c’est un penseur, un maître à penser et un guide mais ce n’était pas un homme parfait. Même les plus grands des penseurs ou des philosophes possèdent leurs défauts et parfois des gros.
    Ce grand écrivain était tout de même comme tu l’écris, un Casanova, un sacré coureur de jupons et un beau don Juan. En effet, il faut admettre que c’était un grand séducteur et il n’est pas impossible que son aura et son talent ait attiré bon nombre de femmes qui ont vécu pour certaines dans son ombre.
    Albert Camus était un homme entier et il l’était sans doute en amour. Reste à savoir, sans douter de la sincérité de ses sentiments, s’il aimait chacune de ces femmes avec la même intensité.

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    1. Avant tout, merci Yann pour ce commentaire étoffé. Je vois que tu connais bien Camus 😊
      Je le lisais ce matin dans le numéro special de l’Express ( 35 pages consacrées à Camus) qu’en effet il était « le contraire de la tièdeur ». Une pensée complexe

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    2. « Un écrivain trop libre d’esprit pour sacrifier au manichéisme de l’époque »…. Mais il a dit lui-même : « je ne suis pas philosophe ».
      Oui, sinon, si il n’est entré au Panthéon, alors que sa fille Catherine y était plutôt favorable, c’est parce que son frère jumeau Jean trouvait ce président de droite trop « bling-bling », et ça jurait un peu avec l’image austère de leur père. Du coup Gaino qui aurait aimé écrire le discours d’intronisation en a publié un en librairie sous le titre « Camus au Panthéon » avec comme sous titre « Discours imaginaire ».
      Camus me fascine tellement que je lis tout ce que je peux trouver sur lui, articles de journaux et magazines, biographies….
      En ce moment, ça ne manque pas. Aussi avant-hier soir, j’ai regardé sur Public Sénat le documentaire hommage  » Albert Camus, l’icône de la révolte ». Le film retrace la vie romanesque de l’auteur de « L’étranger » en s’appuyant sur de nombreuses archives et des temiignages inédits ( Catherine Camus, le rappeur Abd Al Malik qui vient de mettre en scène « Les justes », et les philosophes Raphaël Enthoven et Marylin Maeso)…. il y est raconté que « le jour de sa mort, Camus avait adressé une lettre à chacune des trois femmes qu’il aimait ». Gloups !
      Quant à son épouse Francine, on ne peut pas dire que ça l’a vraiment ravie d’être autant  » trompée ». Dépression. Elle tentera même de mettre fin à ses jours comme en temoigne sa fille Catherine dans un documentaire (  » Les vies d’Albert Camus ») qui sera diffusé sur France 3 fin janvier.
      Oui bien sûr il bénéficiait de l’aura du grand écrivain, mais déjà avant d’être célèbre alors qu’il etait encore en Algérie, il y en a eu des femmes qui ont « défilé » dans sa vie. Il a même piqué la fiancée de son ami poète Max-Pol Fouchet. En fait il avait parfaitement conscience d’être aussi attirant physiquement qu’intellectuellement.
      Bah, c’est sa vie privée. Ça casse un peu le mythe, je trouve. Mais bon, en même temps, ça le rend tellement humain que ça ne lui nuit même pas.
      Bel après-midi, Yann. Je répondrai plus tard à ton précédent commentaire ( à propos de  » L’etranger ») A ÷
      😘

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  4. J’ai beaucoup lu Camus, surtout quand j’étais lycéenne. Cependant, je ne connais rien de l’homme qu’il était. Une grosse lacune que je vais m’empresser de combler. Quel bel article en tout cas, qui donne envie de redécouvrir cet auteur à la lumière de ce qu’il était et de ce qu’il avait vécu. Belle et douce journée à toi !

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    1. Ah, « Camus, philosophe pour classes terminales » selon J-J Brochier. Sauf que les élèves de terminale étudient aussi les textes d’autres grands philosophes. Qui sont donc tous des « philosophes pour classes terminales ».
      Merci en tout cas pour la lecture de l’article et le commentaire. Très bel après-midi, bon week-end et à bientôt.

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    1. Fascinant, oui, c’est le mot, ma Pascalou… . Le harem, c’était le « problème » de ces dames ( pas le notre, après tout) . La « fidélité cumulative » de leur homme, grande âme devant l’Eternel semblait leur convenir. C’est moi qui le dit, hein. Et quoi que , Mi, la petite dernière ( qui deviendra par la suite l’épouse du dessinateur Sempé) dira bien des années plus tard de ses années avec Camus: &raquo: « une telle plénitude de vie, un émerveillement ». Mi est aujourd’hui « une belle femme de 86 ans » ( ex epouse entre temps de Sempé). A voir dans le documentaire  » Les vies de Camus » qui sera diffusé fin janvier sur la 3….
      Bisous ma Pascalou love ❤

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  5. Ce billet fait couler de l’encre ! Perso je ne juge plus. Plus jeune j’étais incapable de pardonner une tromperie. Et puis un jour j’ai pardonné. Le tout est qu’il n’y ait pas de secrets de mensonges, malgré tout un homme qui mène plusieurs relations de front est un homme qui ne se met aucune barrière ni contrainte. Et Camus est bien de ceux là malgré son immense talent. Et c’est peut être grâce à ce talent que l’on lui cherche des excuses. Aimer n’est ce pas respecter la personne que l’on aime et ne pas céder à chaque pulsion ? Gros bisous SOlène.

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    1. Ma foi, je parlais de cela avec mon aimé. Ce genre de situation n’est pas faite pour nous. On ne s’y voit pas, ça ne nous tente même pas. Maintenant nous c’est nous, les autres font ce qu’ils veulent. Ça interpelle, mais nous ne jugeons pas.
      Mais oui, aimer, c’est respecter celui ou celle que l’on aime. Ce n’est pas seulement des jolis mots, des phrases habilement construites, ce sont surtout des preuves. Être à la hauteur de ses mots n’est pas donné à n’importe quel beau parleur . Là je ne parle pas de Camus ( c’est parce que j’ai connu ça et même que j’y ai cru, patate crue que j’étais). Alors oui, le respect, la confiance et ne pas faire souffrir l’autre, parce que oui ce serait se tromper, en cela Camus a raison.
      Et sinon, comment vas-tu, ma Cathy ?
      Je t’embrasse bien fort. Prends soin de toi. A très bientôt. ❤

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  6. Quel bel article ma chère Solène sur celui qui incarne selon moi le mieux l’esprit français. J’ai toujours préféré Camus aux Sartre, Beauvoir.. Pour moi il y a Victor Hugo au XIXème et Albert Camus au XXème siècle. Je comprends ton goût pour cet homme bien plus complexe qu’on ne l’a dit. Tu en parles d’ailleurs très bien. Gros bisous de Bretagne, merci pour ce très beau partage ma chère Solène, @très bientôt 😊

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    1. Entierement d’accord avec toi, cher Frederic. Nous avons, je crois, les même préférences. Victor Hugo, c’est vraiment très jeune que ça m’a pris avec une version très « allégée » des Misérables. En fait tout de suite la Contesse de Ségur.
      Merci à toi, mon ami. Cela me fait toujours plaisir de lire. A tres bientôt sur ton blog.
      Bon dimanche, bisous.

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  7. Magnifique article, merci Solène. Je ne connaissais pas la version don Juan du personnage. J’ai adoré ces ouvrages du temps de ma jeunesse. 🙂 je crois qu’il me manque la lecture de « la chute ». Je vais rapidement faire un retour sur jeunesse et le lire. Arte en parlait l’autre jour en évoquant sa vie à Amsterdam, ainsi que le café qui porte le nom de cet ouvrage.
    Les codes moraux et sociaux étaient différents il y a 60 ans. Notre époque réinvente le couple, reste à savoir comment les enfants s’adapteront et quelle société ils proposeront.

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    1. Oui, les femmes, c’est sa seule part d’ombre. Alors oui peut-être, être aimée, rassurée et aimer. Il les aimait. Sa façon à lui d’être fidèle sinon physiquement dans les sentiments.
      Très attachant en tout cas.

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