« YESTERDAY » COMME AUJOURD’HUI…


Comment puis-je commencer quelque chose de nouveau avec tout cet hier en moi. – Léonard Cohen, « Les perdants magnifiques »….

Roman paru en 1966.

Avant d’être le  Folk singer que l’on connait tous, Léonard Cohen était  à  30 ans déjà un écrivain reconnu dans son Canada natal,  et aussi un poète qui enchantait l’Amérique avec ses poèmes. « Les perdants magnifiques » est son deuxième roman. Un des livres les plus profondément lyriques qui soient, un chant sexy et sauvage. C’est dommage qu’il ait cessé d’écrire des romans, encore que ses chansons ressemblent toutes à  de petites bombes, écrit Christian Bourgeois (son éditeur) dans « La tête du frelon –  Anthologie d’ecrivains juifs américains »  à propos de l’extrait de Les perdants magnifiques publié dans ce livre paru en 2006 au Mercure de France.  15 autres auteurs triés sur le volet de la littérature americaine y sont cités, dont Philippe Roth. Cela dit en passant.

Né au Canada en 1934, Léonard Cohen est mort le 7 novembre 2016 à  Los Angeles. Je me souviens de ce jour-là  comme d’hier…

J’aimais cet homme, ses chansons, sa voix, sa personne…. je l’aime, je l’aimerai toujours…

Son oeuvre littéraire reste à découvrir pour la plupart d’entre nous. Des partages à venir ici même prochainement.

Mais en attendant, je vous propose d’ores et déjà d’écouter cette chanson…

🎶

Interprétée par Marie Laforêt, cette chanson  est extraite de son album, Moi je voyage. « Il a neigé sur Yesterday » évoque la séparation des Beatles en faisant référence à  de nombreux titres d’eux.

Yesterday 7 novembre était le jour des derniers adieux de Marie Laforět à  l’église  Sainte Eustache ( Paris 1er).

Marie Laforêt incarnait une forme de liberté totale. Liberté dans ses choix artistiques, liberté dans sa vie menée avec pour seules boussoles, l’amour et la passion, écrivait notre ministre de la culture sur Twitter.

WHAT ELSE ?

Il ne désirait aucune place, mais seulement la joie, les êtres libres, la force et tout ce qui ne s’achète pas et ne s’achètera jamais. – Albert Camus, « Le premier homme »…. 

Le 24 janvier 1960, en revenant de Lourmarin, et alors qu’il se rejouissait de retrouver son grand amour Maria Casarès, Albert Camus ( Prix Nobel) est au volant de sa Facel Vega, lorsque la voiture percute un platane. Il meurt.  Sur le siège arrière, on découvrira une sacoche. Laquelle contient un manuscrit intitulé  « Le premier homme ».

Ce roman posthume ne sera publié qu’en 1994 par sa fille Catherine chez Gallimard. Il est – et de loin, le plus autobiographique de ses romans.  Et je reviendrai beaucoup plus longuement dessus, ultérieurement.

Albert Camus à Oran. Crédit photo: collection et Catherine Camus, ses enfants

Albert Camus est né  le 7 novembre  1913 à  Mondovi en Algérie.

Yesterday comme aujourd’hui, comment ne pas avoir une pensée émue pour lui, alors que j’ai toujours ses écrits à portée de mains ?

La liberté n’est qu’une chance d’être meilleur.  – Albert Camus 

Je vous souhaite de passer un très très bon week-end, où que vous soyez, quel que soit le temps. Merci à tous pour votre fidélité à mon blog. A bientôt. Au plaisir de vous lire.

29 réflexions sur “« YESTERDAY » COMME AUJOURD’HUI…

  1. La liberté ! Il y a tant à dire !
    « Ma liberté
    Tu as su désarmer
    Toutes Mes habitudes
    Ma liberté
    Toi qui m’a fait aimer
    Même la solitude
    Toi qui m’as fait sourire
    Quand je voyais finir
    Une belle aventure
    Toi qui m’as protégé
    Quand j’allais me cacher
    Pour soigner… »

    Belle journée Solène !
    Aujourd’hui est un autre jour…

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    1. On en parlait hier alors que j’étais déjà sur le texte de Camus.
      Ils me parlent bien tes mots, Mélie.
      Bel après-midi, à plus. En tout cas le temps aujourd’hui est aussi pourri qu’hier, avant hier, avant avant hier. Des jours et des jours de brume, de gris et de pluie. Quand c’est pas la tempête Amélie. Vive la luminothérapie ! 🌞😁

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  2. Yesterday, c’était aussi l’anni d’une de mes sœurs, Claudine 79 ans .. pour moi une très belle personne .. tout comme ceux que tu viens de citer sur ta publication ❤ .. un bel enchaînement ma So ! biz de Pascalou love ❤

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        1. Ben voilà pourquoi, le dernier anniversaire qu’elle m’a souhaité remonte à 2016. Après je sais qu’elle n’était pas en forme, la maladie semblait prendre le dessus. Mais elle se battait. Je pensais que c’etait cela qui la tenait éloignée.
          Je l’aimais beaucoup Mamita. Oui triste.

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  3. C’est sûrement le roman de Camus qui m’a le plus marquée SOlène.
    Il y a des personnes comme ça, des artistes qui sont intemporels, ils passent les générations, laissent des bribes d’eux dans des textes, des chansons, des histoires qui traversent le temps.
    Très beau weekend à toi, profite bien!
    Je t’embrasse

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    1. Ben comme quoi, toi aussi. Oui Camus est intemporel.
      Il ne se considerait pas comme un intellectuel ni un philososophe, mais plutôt comme un artiste, et seulement comme un auteur. Ce qui me touche beaucoup chez lui, ce sont ses questionnements – il se cherchait toujours en fait, ses doutes, ses peines… il était – ô combien humain. J’aime sa présence dans ses livres
      Merci beaucoup Marie pour ton commentaire. Je t’embrasse, à tres vite

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  4. Bonjour SOlène, encore une fois un billet bien construit qui nous mène des Perdants magnifiques de léonard COHEN , un livre qui m’avait marqué quand je l’ai lu, à CAMUS en passant par Marie LAFORÊT, une voix libre dans le monde du chobizz. et son évocation des Beatles. C’est drôle, je ne m’étais jamais rendu compte qu’elle citait tous les grands titres des Beatles sur cette chanson, je devais être trop jeune à cette époque !
    Bel après-midi et à plus tard ! 💋

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    1. Ah bon, tu n’avais pas remarqué ça, toi, toutes ces références aux titres des Beatles ?
      Et sinon, tu ne m’avais encore jamais dit avoir lu Léonard Cohen, l’écrivain. » Les perdants magnifiques » justement.
      En tout cas, comme je le dis dans le billet, la date de sa mort, je m’en souviens comme d’hier. J’etais triste, et d’autant plus avec l’election de l’affreux Trump aux ch’feux jaunes. Ce jour-la, j’ai pensé que le monde devenait fou.
      Aussi, ça n’a pas de rapport avec Trump, mais le 7 novembre. Je viens d’apprendre que Lucette Destouches née Almansor et épouse de Louis-Ferdinand Céline est morte dans cette nuit du 7 au 8. A 107 ans, elle s’est enfin décidée à aller rejoindre son très très grantécrivain de mari. Auquel elle pensait ne pas pouvoir survivre plus de 6 mois.
      A toi tossi bel aprem’. Pour moi, la semaine est finie – youpiiiii !

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      1. Eh oui, Léonard COHEN en 10 – 18, quel éditeur ce Christian BOURGOIS ! 📚
        Les Perdants magnifiques, mais aussi The Favorite Game, et Poèmes et chansons. Mais là, je parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. 😘
        Pour le mad man aux chfeux jaunes, oui, le monde est devenu fou ce jour là (mais ça couvait déjà depuis quelques temps, il ne faut pas oublier qu’il a été démocratiquement élu, ce qui en dit long sur l’état de délabrement de la ire puissance mondiale (cf. l’article interview de Neil Young dans le Télérama de cette semaine).
        En attendant, je te souhaite un EXCELLENT ouikènde, à tout point de vue/

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    1. Oui, et pourtant la liberté comme quasiment tout le reste, c’est toujours une question de choix. On a toujours le choix quoi qu’on dise. Il n’y a que la naissance et la mort dont on n’est pas maitre.
      Quant à la liberté, certains en sont épris plus que d’autres. Je fais partie de ces gens qui ont besoin de cette liberté. Ne pas être libre, pour moi ce n’est pas vivre.
      Bisous et bon week-end à toi aussi, Tony. A bientôt.

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  5. La liberté? Une question de choix dis-tu?
    J’ai pris la liberté de me la fermer, de ne plus me la ramener et de m’enfermer dans mon monde à moi, celui d’un forcené. Qu’il pleuve,qu’il tonne, qu’il vente,que le soleil se mette de la partie ou qu’il se casse, rien ne m’impressionne. Je respire la bonne santé. Je n’ai pas besoin de me couvrir quand la toundra m’accompagne dans mes randonnées aux extrémités de la terre qui semble s’enflammer. Je me couvre de peaux de bête au mois de juillet et je bois l’eau des rigoles souillées, pourtant je ne m’alarme pas. Avec moi les médecins du monde sont en congé indéterminé. Ils sont au chômage. Je ris sans raison. Je parle au passé au présent. la seule chose que je fais comme tout les autres c’est de chier et d’uriner sur la terre qui m’a vu naître, Ni elle, ni moi n’avons choisis la liberté de partager cette existence.

    Coucou Solène. J’écris selon…Parfois il faut se lâcher pour extérioriser les idées noires. Un coup de gueule qui fait du bien surtout quand on n’a pas besoin de mâcher ses mots.
    je te souhaite un excellent week-end. Bisous Solène.
    Charef

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  6. alter ego.
    Tout comme toi, j’adore léonard Cohen et j’ai tout de suite accroché à ses chansons qui sont, comme tu l’écris avec justesse, des petites histoires en elles-mêmes. J’aimais sa façon de chanter, ses textes très poétiques parfois dramatiques et d’autres fois si réalistes, des textes toujours accompagnés par une musique qui s’accordait parfaitement avec les mots et le thème.
    De lui, j’ai lu quelques livres qui m’ont marqué, des livres où on sent l’être sensible à ce qui l’entoure antre autres avec le premier tome de «Poèmes et Chansons» et avec «Mort d’un séducteur.»
    Par contre je n’ai pas eu l’occasion de lire Les perdants magnifiques que tu décris comme un livre superbe et profond. Je crois que je vais suivre ta critique et tenter de e trouver pour le lire car cet auteur le mérite. De cet homme, de nombreuses chansons m’ont marqués et continuent de me plaire. Des chansons que j’ai découvertes quand j’étais étudiant et que j’ai chantées (moins bien que lui) accompagné de ma guitare.
    Parmi elles, se trouve Suzanne, une merveilleuse chanson que j’ai hantée autant dans sa version originale que française, une chanson qu’on entend dans le film « Le Péril jeune » de Cédric Klapisch. Il y a bien sûr « Le Partisan,» une chanson tragique et prenante que j’ai toujours interprétée en duo avec un copain de notre groupe et surtout, avec une certaine émotion. Une chanson qui est reprise dans différents films, «Bird on the Wire» et le superbe et très touchant et prenant «Hallelujah» qu’on entend dans le film Lord of War d’Andrew Niccol et qui sera aussi magnifiquement interprété par Jeff Buckley ou Bob Dylan entre autres. Il existe aussi le superbe «So Long, Marianne» qu’on entend dans le film « Good Morning England » de Richard Curtis. Ce chanteur poète fut si grand que ses chansons apparaissent des dans des dizaines de films et qu’elles seront par la suite interprétées par des dizaines de chanteurs de toutes nationalités.
    Quand on pense que Léonard Cohen chante lors du Festival de l’île de Wight 1970 et qu’il se produit au pied levé très très tôt le matin juste avant une prestation sensationnelle de Jimi Hendrix et qu’il fait un tabac, on comprend combien cet homme était alors admiré et un des emblèmes d’une jeunesse. S’il est membre du prestigieux Rock and Roll Hall of Fame, c’est que vraiment ses pairs avaient jugé que ce grand de la chanson et de la poésie avait sa place dans ce temple.
    Quand on sait que Cohen était aussi peintre, on se dit que cet homme avait presque tous les talents.
    Je ne comprends pas qu’on ait attribué le prix Nobel de Littérature à Bob Dylan et non à lui qui le méritait tout autant. Ces comiques du comité Nobel aurait pu l’attribuer conjointement aux deux comme ils le fuirent pour Menahem Begin et Anouar el-Sadate.
    Lorsque je suis allé visiter Montréal, j’ai eu l’occasion de voir cette gigantesque fresque qui orne un immense gratte-ciel et j’ai vu la maison où il résidait sur le Plateau Mont-Royal dans le quartier dit « portugais »
    Pour ce qui est de Marie Laforêt, son décès m’a touché car j’adorais cette personne autant en tant que femme, chanteuse ou actrice. C’était en effet une femme libre qui, bien avant les autres, ne s’est pas cantonnée à son métier de chanteuse mais a fait aussi du cinéma, a écrit des livres ou fait des études pour passer un diplôme et devenir commissaire priseur. Le ministre de la Culture lui a rendu un bref hommage mais a trouvé les mots justes pour parler de lui.
    D’elle, j’aime beaucoup de nombreuses chansons de toutes les époques mais, celle qui me touche le plus est «Viens, viens» ; une chanson qu’elle interprète à merveille en rendant fort bien le côté dramatique de cette situation et le profond chagrin de cet enfant qui supplie son père de revenir. Tout se trouve dans les mots, la musique et SON interprétation superbe.
    La mort d’Albert Camus fut une grande perte pour la littérature française et pour les intellectuels français. Cet homme engagé dans de nombreuses causes justes se battait à fond pour les défendre et causait du tort au pouvoir en place en l’interpellant là où ça le gênait.
    Si cet accident n’avait pas eu lieu, pour combien de d’autres grandes causes se serait-il battu jusqu’au bout et combien d’hommes politiques auraient eu à réfléchir à deux fois avant d’agir car cet homme savait, par ses écrit, faire bouger ceux qui pouvaient avoir de l’influence ? Bisous ma toute belle Solène.
    P.S. : La photo du haut de ton blog est superbe. Je suppose que c’est un village suisse ?

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  7. 7 Novembre, c’était aussi l’anniversaire de ma maman…… et c’est l’anniversaire de mariage de mon fiston !!! à rajouter à la longue liste anonyme……..
    effectivement je ne connaissais Léonard qu’en tant que chanteur. J’ai duretard à rattraper !

    and the wind, the wind is blowing……….. comme il chante si bien, bisous frisquettes des alentours de Marseille

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  8. Il va falloir que je me rattrape en lecture car de Leonard Cohen que j’aime beaucoup pour ses poèmes et chansons, je n’ai encore rien lu , je note donc de suite « les perdants magnifiques « . Comme Yann mon répertoire de chants accompagnés à la guitare était largement consacré à Léonard Cohen . Que ce soit Suzanne, Bird on the wire ou le partisan , toutes ses chansons je les vis. Quant à ce jour du 7 novembre et à la disparition de Marie Laforêt , elle me touche aussi car je l’ai toujours bien appréciée .
    J’attends avec impatience ton billet sur le premier homme
    Bon week – end Solène
    Bises

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