TON CORPS… SUIVI PAR « TU M’OUBLIERAS »


🖋

C’est fini. Ton grand corps me manque :
ce soir je rêve devant la petite fenêtre
dans les draps balayés
par l’ombre des cyprès qui tanguent.
La nuit vient doucement :
autrefois nous dérivions ensemble.

Etendue sur ton grand corps,
endormie de travers,
je t’offrais ma douceur,
tu apaisais ma fièvre.
Nous partagions le même lit
et bien souvent la même assiette.

C’est fini. Ton grand corps me manque :
maintenant j’habite dans un wagon
qui va de Paris à Clermont,
de Lyon à Nancy. Les flots sont agités.
Alors, au milieu d’une promenade
je trouve sur ma langue
le goût de tes baisers, la saveur de ta chair,
j’entends dans mon oreille le bruit des palissades
qui se sont effondrées
le jour où nous nous sommes rencontrées.
Malgré les longs sanglots,
la couleur de tes beaux yeux reste intacte.

Tu suis de loin ce qui est en train d’arriver :
je suis debout au milieu du manège,
les bras levés vers la queue du mickey
qui tournoie sans arrêt.
Tu suis de loin ce qui est en train d’arriver.
Je sais ce que tu penses. Je voudrais
que tu n’en penses rien.

C’est fini. Notre histoire est mon refuge,
tes bras, tes yeux, tes mots ma planque.
C’est fini je le sais bien, il n’y a pas de quoi écrire.
Ecrire que ton grand corps me manque.

COULON Cécile

la migraine, quand t’es célibataire, ça sert vraiment à rien -Cécile Coulon…

La Grande Librairie, le 4 septembre dernier….

« Cécile Coulon était l’invitée de La Grande Librairie pour la sortie de son nouveau livre « Une bête au paradis » (Éditions de L’Iconoclaste). Quelques questions  lui ont été posées😉 Paradis ou enfer ? Ecrire ou courir ? Votre mauvais goût assumé ?… Sa réponse à cette dernière question: « la chanson de Larusso, « Tu m’oublieras » 

Et puis, quelques jours plus tard … « Revenir aux fondamentaux: on aime cette voix qui fleure bon le pmu du dimanche matin. » -Cécile Coulon (Le 9/9/2019), à propos de Régine

🎼

WHAT ELSE

Mercredi 4 septembre, le septième prix littéraire « Le Monde » a été attribué à l’écrivaine Cécile Coulon pour son roman « Une bête au Paradis ». La romancière, résidant à Clermont-Ferrand, a déjà écrit une dizaine de livres dont six romans. Du haut de ses 29 ans, elle a accueilli ce prix avec « une joie intense ». Elle raconte : « Avec les prix, j’ai un rapport un peu distancié. Il y a d’abord la joie immense au moment de recevoir un prix. Il y a aussi la certitude de faire attention, car ne n’est qu’un prix. Il y en a eu l’année précédente, il y en aura un autre l’année suivante. Ce n’est pas forcément une récompense qui est un but. C’est une formidable tape dans le dos, pour avoir plus confiance en soi. Mais tout cela n’est qu’éphémère »… LIRE LA SUITE:

Clic ICI

Avec une vidéo de Cécile Coulon à ne pas manquer. Elle nous parle des blaireaux, mais pas que ! J’adore.

COUP DE COEUR

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13 réflexions sur “TON CORPS… SUIVI PAR « TU M’OUBLIERAS »

    1. Merci Stephane pour ta lecture et ton commentaire. Ah, Cecile Coulon, ma poétesse préférée. La poésie que j’aime !
      Tu as raison, avec le temps ce sont des choses aux quelles souvent on repense avec tendresse. Même le chagrin n’en n’est plus…
      A très bientôt !

      Aimé par 1 personne

  1. Quel plaisir de découvrir ces mots de Cécile Coulon sur ton billet tout comme cette vidéo sur le lien que tu nous donnes . Je crois que je suis aussi un peu blaireau et en parfait accord avec ce qu’elle dit de la réussite personnelle et le lieu . Il faudra que je regarde à tout prix son passage à la grande librairie je n’ai pas encore eu le temps .
    Bonne journée
    Bisous

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Jazzy pour ta lecture attentive et pour ton commentaire. Oui, elle est interessante Cécile Coulon. Et comme toi, je suis en parfait accord avec ce qu’elle dit. D’autant plus que bien que sois une vraie parisienne, j’ai fait le choix de devenir une blaireau…. 😉
      En fait, j’ai repensé à Houellebecq du coup et à mon billet sur Niort. Sur lequel justement je parlais d’Ernest Perrochon, Mathias Enart, Georges Clouzot ( célèbres Niortais) preuves qu’il n’y a pas besoin de « monter » à Paris pour reussir.
      La qualité de vie, c’est énorme, je trouve. Et d’être au plus près de la nature n’est que bénéfique. En tout cas, Cécile Coulon est un esprit sain dans un corps sain. Elle a un esprit très vif, elle est sportive, petillante, ce n’est pas Houllebecq qui me donne toujours plus ou moins l’impression qu’il est au bout de sa vie. 😁
      Des gros bisous et à très vite. Je me rejouis d’avoir à decouvrir tes nouveaux billets.

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