A l’encre bleu nuit…. Suivi de « Need you now »


 

C’est par l’écriture que l’on pénètre  le mieux les gens. La parole éblouit  et trompe parce qu’ elle est mimée par le visage, parce qu’on la voit sortir des lèvres et que les lèvres  plaisent, et que les yeux séduisent, mais les mots noirs sur le papier blanc, c’est l’âme  toute nue – Guy de Maupassant….

Ce qui fait la nuit en nous peut laisser en nous les étoiles – Victor Hugo…

Deux jours qu’on était là… peut-être  trois, je ne sais plus exactement, le temps s’est arrêté  lorsqu’on est arrivé . C’était le matin  à  l’heure du petit déjeuner. Et l’ on songeait déjà  à  ne jamais repartir d’ici. Il y avait le ciel, le soleil et la mer. Les grands bols de café noir servis en plein air fumaient encore sur la table en bois, et tout le vert alentour gazouillait de concert.

Ah! Et puis je me suis souvenu plus tard, que la nuit j’avais rêvé de toi. De nous. Que c’est ton âme  que je respirais en dormant.

Personne – je crois, ne peut prévoir  le tsunami qui va tout emporter l’instant d’après, ni le tremblement de terre qui fait s’effondrer ta vie entière. Le malheur frappe toujours en plein bonheur sans crier gare.

(…)

Love ❤ this song 🎶

Il est un peu plus d’une heure du matin comme dans la chanson de Lady Antebellum. Comme dans la chanson…. ( je ne suis pas saoule, mais ) Need You Now….

 

 

Aussi là tout de suite je suffoque. Alors je trempe ma plume à l’encre bleu nuit, je cherche l’air en t’écrivant mes silences …. J’ arrive à  toi, l’âme  complètement  nue, mais sur la page blanche, je n’ai rien d’autre que ces silences-là à déposer.

Juste quelques lignes écrites à l’encre bleu nuit, avec entre elles,  les larmes qui telles des gouttes de pluie tombées  d’un plafond qui fuit pour unique signe de vie… Je voudrais te dire ces mots que tu sais déjà, que je t’ai dit mille fois; ces mots qui ont fini par remplacer tes nom prénom…. Mais à  l’encre bleu nuit, oui, il ne s’écrit  que les larmes. Et la grande douleur muette. C’est pourtant là  que je cherche et que je vais trouver ta lumière – je le sais. Comme tout à  l’heure dans le ciel, ton étoile que j’ai cru voir.

SOléne

( Pour Lally dans  » Betail intime)

Merci à tous ! Pour vos commentaires, vos étoiles… merci d’être là, merci pour tout. A bientôt chez vous. 😉❤

Ecrire et voir, c’est pareil, et pour voir, il faut la lumière. Le paradoxe, c’est qu’on peut trouver la lumière  dans le noir de l’encre. C’est comme la nuit sur la page et c’est pourtant là  dedans qu’on y voit clair. – Christian Bobin….

WHAT ELSE ?

« Fuis-moi je te suis; suis-moi je te fuis »

(Clic*)

18 réflexions sur “A l’encre bleu nuit…. Suivi de « Need you now »

    1. Merci Tony. Euh, de quel environnement parles-tu exactement ? Le mien ou celui de mon héroïne ? Bon d’accord, elle et moi, on ne fait qu’une. Sauf que… lorsque je suis du côté de celle qui écrit, je fais ce que je veux, et la fin de l’histoire, par exemple, c’est moi qui l’ai (entièrement) imaginée. Et puis voilà, tu comprendras que je ne peux pas tout raconter (pour préserver le suspense et pour que la chute soit une énorme surprise), mais qu’est-ce que ça fait du bien.! Je suis toute consolée 😉 cestecrirequiestleveritableplaisir, je te le fais pas dire, mon cher Tony. Bisous.

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      1. Les deux sont liés indirectement, écrire comme tu le sais, c’est une tranche de vie mais aussi une part de nous-même..😉
        Des Bisous Melle Vosse

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  1. Picture perfect memories scattered all around the floor
    Des images de parfaits souvenirs éparpillées partout sur le sol
    Reachin’ for the phone ’cause I can’t fight it anymore
    J’atteins le téléphone car je ne peux plus résister
    And I wonder if I ever crossed your mind
    Et je me demande s’il est possible que j’ai pu traverser ton esprit
    For me it happens all the time
    Moi ça m’arrive tout le temps

    It’s a quarter after one, I’m all alone and I need you now
    Il est une heure et quart, je suis tout(e) seul(e) et j’ai besoin de toi maintenant
    Said I wouldn’t call but I lost all control and I need you now
    J’ai dit que je n’appellerai pas, mais j’ai perdu tout contrôle et j’ai besoin de toi maintenant
    And I don’t know how I can do without I just need you now
    Et je ne sais pas comment je peux faire sans, j’ai juste besoin de toi maintenant

    Another shot of whiskey can’t stop looking at the door
    Un autre verre de whisky, je ne peut pas m’empêcher de fixer la porte
    Wishing you’d come sweeping in the way you did before
    Espérant que tu viennes t’y glisser comme tu le faisais avant
    And I wonder if I ever cross your mind
    Et je me demande s’il est possible que j’ai pu traverser ton esprit
    For me it happens all the time
    Moi ça m’arrive tout le temps

    It’s a quarter after one, I’m a little drunk and I need you now
    Il est une heure et quart, je suis un peu saoul(e) et j’ai besoin de toi maintenant
    Said I wouldn’t call but I lost all control and I need you now
    J’ai dit que je n’appellerai pas, mais j’ai perdu tout contrôle et j’ai besoin de toi maintenant
    And I don’t know how I can do without I just need you now
    Et je ne sais pas comment je peux faire sans, j’ai juste besoin de toi maintenant

    Guess I’d rather hurt than feel nothin’ at all
    J’imagine que je préfère être blessé(e) plutôt que de ne rien ressentir du tout

    It’s a quarter after one I’m all alone and I need you now
    Il est une heure et quart, je suis tout(e) seul(e) et j’ai besoin de toi maintenant

    And I said I wouldn’t call but I’m a little drunk and I need you now
    Et j’ai dit que je n’appellerai pas, mais je suis un peu soûl et j’ai besoin de toi maintenant

    And I don’t know how I can do without
    Et je ne sais pas comment je peux faire sans
    I just need you now
    J’ai juste besoin de toi maintenant
    I just need you now
    J’ai juste besoin de toi maintenant
    Ooo, baby, I need you now
    Oh, chéri, j’ai besoin de toi maintenant

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    1. Merci beaucoup Denis pour ce mommentaire. Oui, c’est vrai.
      Et de toutes façons, nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. ( Ce n’est pas de moi,mais de Khalil Gibran)
      Et puis, j’aime la nuit et son silence. Le temps semble plus lent. Il y quelque chose d’apaisant. Et inspirant. A bientôt. Dans la semaine en soirée.

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  2. ton texte est magnifique chère Solène tout comme ces mots de Christian Bobin à la toute fin de ta note. Bobin est un phare, une lumière qui brille et qui réchauffe le cœur et l’âme. Je l’adore ! Bisous de Bretagne, excellent weekend à toi Solène 🙂

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  3. Lorsqu’on lit l’histoire de et héroïne, on envie aussitôt de se trouver à côté d’elle, de trouver les mots justes et réconfortants tout en sachant qu’elle sera obnubilée par ce souvenir, ce prénom ou ce visage qui l’obsède.
    On a envie de l’inviter à prendre un café et d’entamer une discussion sur un autre sujet juste pour qu’elle pense à autre chose quelques instants.
    Son chagrin, sa désespérance se vit, se ressent et l’héroïne fait peine à voir.
    Même si une plaie d’amour n’est pas mortelle, elle n’en est pas moins douloureuse, béante et semble ne jamais vouloir se fermer.

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    1. C’est vrai. Et c’est terrible par moments.Entre autres dans ces courts passages que j’ai mis en extraits recemment. Je ne m’etais pas rendu compte à quel point la souffrance est palpable. C »est fou; ça. Y’a eu du dégât de fait 😉
      Non mais heureusement, le reste, l’ensemble est beaucoup plus léger. Il y a beaucoup d’autoderision. Car finalement elle se fatigue toute seule. Et alors cela devient très drôle. En fait, elle « grandit ».
      Et puis là on arrive à la fin, elle etait bien…. en vacances au bout du monde avec ses deux copines. Elle commençait à oublier…. je crois même que le travail de deuil était fait, jusqu’à ce que….
      Je ne peux pas le dire…. sinon il n’y aurait pas de surprise. 😉
      Et là effectivement ça revedient triste, voire poignant. Mais c’est beau aussi. C’est disons une leçon de vie, car les choses ne sont rarement comme on les imagine. On se trompe et c’est comme ça qu’on apprend. Dans l’histoire, Lally se faisait mal toute seule…. jusqu’à ce que…
      Bon, je vais pas tout raconter, hein
      Juste que le titre  » Betail intime », c’est ( aussi le)  » journal d’une conne qui se soigne » ( sous titre)
      Et sinon, Yann’ je suis passé sur ton blog, j’ai fait connaissance avec Celestine. Et je t ‘ai laissé un long blabla, pipelette que je suis.
      Merci beaucoup pour ton commentaire. Je repasserai sur ton blog un soir en semaine. A bientôt.

      J'aime

      1. un long blabla dis-tu ? Dans ce cas, nous sommes deux car je ais de même pour montrer que j’ai lu et apprécié un billet.
        Contrairement à certains, je ne me contente pas d’un « J’aime » ou d’un commentaire banal et court sans vraiment de rapport avec le texte laissé ou un commentaire banal sans intérêt.
        C’est à mes yeux une marque de respect pour le « travail » accompli et le temps passé à le rédiger et le mettre en forme sur le blog pour être lisible et agréable à lire.

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        1. Oui, je comprends ce que tu veux dire, parce que j »ai eu parfois – et j’ai encore souvent cette impression de n’,avoir pas été lue, de n’être pas lue. Que ce soit ici ou ailleurs, sur Facebook, par exemple. Raison pour laquelle j’ai renoncé aux textes longs, et que je poste plus que des posts courts. J’ai d’ailleurs reuni ces textes dans un recueil.
          Vanessa dont j’ai reblogué le billet, 1 an, ça se fête, me disait, « on se sent seul quand on écrit « …. Oh que oui !
          Je vais même te faire une confidence : mes deux derniers livres, j’ai renoncé à les publier à cause de ça. A quoi bon, si ça n’interesse personne plus que ça ?Mes livres, mes bébés…. autant les garder bien au chaud dans le disque dur de mon ordi. Je les couve depuis x temps 😉
          C’est comme ça , c’est la vie, c »est les gens….. Je prends tout ça comme ça vient. Avec recul.
          Aussi peut-être n’était-ce pas le moment ?
          Là, finalement, j’ai choisi de confier mon bébé à un jeune éditeur. Serieux. Et qui en veut. Qui croit en ce qu’,il fait. Et le fait conscienseument.
          Tiens, je vais passer chez toi, te lire….. A tout de suite.

          J'aime

    1. Merci Mélie. ! Oui un peu d’intensité dramatique sur la fin du recit 😁 Ben ça peut toujours etre la récré.
      Je suis passée sur ton blog ce matin. Super contente de decouvrir ce billet. La moto, ouiiiiii ! 😉
      Tu vas bien, sinon?
      Je m’attendais à ce que tu racontes la 66, tout ça…. Mais bon, en même temps, je t’ai suivie. Plein les yeux !’
      Les souvenirs c’est comme les photos, hein, quand y’en a trop, il vaut mieux laisser reposer un peu. Ça reviendra au fur et à mesure pkus tard.
      Bisous, a bientôt.

      Aimé par 1 personne

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