LA FEMME SAUVAGE…. SUIVI DE « CRY WOLF » ET « PLEINE LUNE »


La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse. ~
Victor Hugo

 

 

La femme sauvage, c’est une femme présente en chacune de nous, parfois enfouie très profond, parfois bâillonnée mais toujours prête à resurgir.
La femme sauvage, c’est la femme non domestiquée, la femme libre, la femme qui a évité les pièges et les prisons mêmes dorées, c’est celle aussi qui s’en est libérée.
La femme sauvage, c’est la femme qui jouit de tous ses instincts. C’est la femme intuitive, la femme curieuse, la femme qui sait.
C’est la femme qui respecte ses cycles naturels, la femme qui s’écoute et connaît ses besoins et ne s’en détourne pas.
C’est la femme qui chante, qui rit, qui danse, qui joue, qui prie, qui étudie, qui écrit …
C’est la femme inventive, créative, donneuse de vie.
C’est la femme généreuse, amoureuse.
C’est la femme qui se fait une vie cousue main, une vie porteuse de sens et qui répond à tous ses besoins naturels.
Cette femme sauvage est vraiment très belle. Elle me donne envie d’aller dans les bois pour courir et hurler avec les loups pour retrouver complètement ma nature originelle bien endommagée par ma “captivité”.

 

Dr. Clarissa Pinkola Estés

 

Clarissa Pinkola Estés est psychanalyste et conteuse, et son livre, fruit de vingt ans de recherches, est l’expression de ses deux arts réunis. Il dit aux femmes ce qu’elles ont toujours rêvé d’entendre sans oser se l’avouer : le temps est venu pour elles de retrouver leur nature instinctuelle, celle qui, sous des couches de civilisation, d’oppression, parfois d’autocensure, n’a jamais disparu et ne demande qu’à réapparaître, afin qu’elles redeviennent libres, créatives… Pour retrouver cette nature fondamentale, Clarissa Pinkola Estés nous invite à suivre un fil rouge, les mythes, les contes du monde entier.

 

« Lorsqu’on éclaire au maximum l’obscurité de la psyché, les ombres n’en paraissent que plus noires là où la lumière ne porte pas. C’est un des points les moins discutés du processus d’individuation. Il en résulte que lorsque nous illuminons une partie de la psyché, nous devons affronter une obscurité encore plus profonde. Il ne faut pas ignorer cette part obscure. La clef, les questions ne doivent être ni cachées, ni oubliées. Il faut poser les questions. Et trouver la réponse.

Le travail le plus profond est aussi le plus obscur. Toute femme courageuse, toute femme en train de devenir sage va aménager les territoires les plus pauvres du psychisme, car si elle ne construit que sur les meilleurs terrains de la psyché, elle aura vue sur ce qu’elle a de moins bien. Ne craignons donc pas d’explorer ce que nous avons de pire. Le pouvoir de l’âme en sortira renforcé, grâce aux nouvelles perspectives, aux nouvelles opportunités qui permettront une vision neuve de notre vie, de notre soi.

C’est dans ce domaine de l’aménagement psychique du territoire que la femme Sauvage brille. Elle n’a pas peur du noir: elle voit dans l’obscurité. Ni les immondices, ni les détritus, ni la pourriture, la puanteur, le sang, ni les ossements, ni les jeunes filles agonisantes ou les époux assassins ne lui font peur. Elle peut en supporter la vue, l’accepter, apporter son aide. »

Femmes qui courent avec les loups – Clarissa Pinkola Estés

 

 

♪ Cry Wolf ♪

You come off like a white knight

Always honest always right

You come off like a brave soul

Truthful and noble

And then you go

(refrain)

And lie to me Lie to me

Make me promises you can’t keep

Lie to me Lie to me

Why you always lie to me

Every time that we speak

I get dizzy I get weak

You don’t know the things you say

You’re quick to talk then walk away

And lie to me Lie to me

Make me promises you can’t keep

Lie to me Lie to me

Why you always lie to me

You’re always telling lies

You’re always telling lies

Lie to me Lie to me

Make me promises you can’t keep

Lie to me Lie to me

Why you always lie to me

 

 

PLEINE LUNE

Longtemps après le coucher du soleil quand l’activité de la ville cède le pas au silence hanté par les djouns, les étoiles apparaissent par milliers dans le ciel d’encre. Alors les montagnes autour insolent encore plus du reste du monde. Pour une durée lente et  tout en intériorité, elles protégent des bruits du lointain. Immobiles, éternelles, elles se font les gardiennes de mystères impalpables, et personne n’oserait déjouer les secrets derrière les portes closes.

Aussi parfois, les paoles du soir viennent bouleverser l’ordre établi. Et c’est le coup de chaud à l’interieur du cyber. Le thé à la menthe ne risqué pas de refroidir.

(…)

Sauf que ce soir, l’extase est interrompue prématurément par la voix chaude d’un beau jeune-homme qui a envie de se la péter devant ses copains.

– C’est une belle bête ton loup garou. Raconte: au lit, il est comment?

(…)

-Ben à poil, banane! Pourquoi, toi tu dors comment?

(…)

Ce n’est qu’une fois dehors qu’elle s’explose de rire, trop fière d’avoir d’avoir déchiré ces jeunes cons, et qu’elle s’amuse à pousser des hurlements en imitant la louve dans la nuit. Je veux bien que ce soit la pleine lune, mais quand même…

Adieu petite souris sage comme une image, je t’aimais bien.

SOlène, extrait de « L’orage ou la flûte » *, pages 343 (Tous droits réservés)

 

Merci à ma Mélie

 

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4 commentaires sur « LA FEMME SAUVAGE…. SUIVI DE « CRY WOLF » ET « PLEINE LUNE » »

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