NUIT BLANCHE (Le break)… SUIVI DE “L’ABSENT” (Et bien plus encore!)


 

lana-del-rey-love

“La légende dit que si une nuit vous ne pouvez pas dormir, c’est parce que vous êtes éveillé dans le rêve  de quelqu’un…”

(Qu’est-ce qui pourra sauver l’humour?)

 

 

 

Hum… c’est lundi je n’ai pas dormi de la nuit parce que je n’ai fait que ça, écrire…

 

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LE BREAK

Et non, je n’ai pas encore pris mon billet de TGV pour Paris. J’irai à la gare en fin de journée, tout de suite après le boulot… D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas prendre qu’un aller simple, je verrai sur place pour le retour… N’empêche, ça va me faire tout drôle que ce soit Mina (et pas Matt’) qui m’attende à Montparnasse… En plus, Paris, je n’y ai pas remis les pieds depuis… depuis ? Le temps passe si vite !

(Pff, penser que j’avais ma brosse à dents à côté de celle de Matt’, dans sa salle de bain, c’est se prendre un coup de poing en plein cœur dès le matin ! J’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à croire qu’une petite dispute de rien du tout soit la cause de notre rupture… Rup-tu-re… quel mot horrible ! Sans doute pour ça qu’aucun de nous deux ne l’a jamais prononcé… Non, lui, Matt’, il m’a juste envoyé un SMS qui commençait comme ça : « Un break nous permettra de réfléchir chacun de son côté »… Je n’ai pas eu besoin de lire la suite, j’avais compris. C’était déjà tout réfléchi ! Un break… le genre de mot qu’on écrit ou qu’on dit en même temps qu’on prend la décision -pas vrai ? Tiens, moi, par exemple : quand j’ai quitté Paris pour venir vivre ici, à La Rochelle, il était question d’un break d’un an dans ma carrière, « pour convenances personnelles »…
Oui eh ben, ça fera quatre ans en septembre ! Tout ça pour dire, un break, c’est une porte grande ouverte sur le provisoire à perpétuité, une suite interminable de défis, de changements du tout au tout dans ta vie. Et même que certains ne te font pas toujours sourire, ils te donneraient plutôt l’envie de filer comme une anguille vers d’autres rivages plus cléments… Mais quelque chose t’empêche de revenir en arrière ; quelque chose que tu ne comprends pas toi-même… Alors le break pour moi, c’est ce qui se passe après –hein ?! Quand tu as atteint le point de non retour !)

 

 

 

L’ABSENT

« Lally, tu regardes ailleurs quand je te parle. Une habitude, décidément ! Comme celle de ne pas écouter ce que je dis »…

Là-dessus, Violette a raison. Parce que même quand je n’en ai pas l’air, j’écris… J’écris sans papier ni crayon. Dans l’infinité des espaces imaginaires chevauchés à la vitesse du vent ; au gré des idées et des silences des points de suspension qui, tour à tour, suivent ou précèdent la fureur des mots. Bref, entre rien et rien – cela va sans dire ! Telle une funambule en équilibre sur le fil d’une histoire qui n’existe pas encore, je suis là devant un kawa froid que j’bois pas; juste en train de gober un rayon de soleil – quand ce n’est pas les mouches ! Et complètement shootée aux bruines de l’océan comme au bleu ou au gris du ciel – ça dépend des jours ! A tous les ciels, en fait. Y compris ceux de l’amour et des orages de la vie.

– Lally, tu as vu l’heure ? Tu vas encore être en retard à ton travail.

L’Amour, ce bonheur complètement dingue qui nous coule dans les veines de façon totalement irrationnelle… nous envahit, nous submerge dans la réciprocité des sentiments… Ce shoot inoffensif, sans contre-indication aucune, qui nous transporte vers ces contrées mystérieuses que chacun porte en soi, bien à l’abri du regard des autres, mais qui est l’unique fond du réel, l’ultime point de départ de tout, où toutes ces choses de l’Amour prennent racines, en nous offrant un port d’attache avec l’Absolu. C’est juste que pour y croire, il faut être en plein dedans, ou même encore l’avoir vécu, ne serait-ce qu’une fois, dans une rêverie interminable, devant un vol d’hirondelles

Aujourd’hui où rien ne va comme je veux, il fait gris, il pleut -mais j’m’en fous, j’pense à toi. C’est mon truc à moi pour n’plus avoir froid quand ne t’es pas là. J’ai tes mots d’la nuit qui m’font chaud au cœur et au corps, et du soleil plein la tête, avec toi dedans, comme ça tout l’temps. J’ai du bonheur qui me coule dans les veines, que c’en est même à se demander comment je faisais avant, sans toi

– Lally, tu te rappelles que ce soir, on fête mon anniversaire ? Essaie de ne pas rentrer trop tard. Oh, toi, ça n’a pas l’air d’aller bien, ce matin ! Mais tu pourrais au moins répondre quand je te parle !

Pff, mais si, ça va ! Enfin, non… Pourtant, tout est en place comme la veille dans cette même véranda où les choses ont l’air de ronronner en rond, avec mon-titi-qui-s’appelle-gros-chat-gris sur le fauteuil en rotin, et qui me mate en coin… Les pétunias roses et blancs sentent toujours aussi bon. Et puis j’entends la mer, pas loin. Au bruit de son ressac, je sais si elle remonte ou si elle se retire. Enfin toutes ces choses qui donnent aux oiseaux l’envie de chanter, parce qu’elles durent depuis le commencement.
Et alors moi pendant ce temps-là, même si quelque part quelque chose fait mal (mais pas tant que ça, en y réfléchissant), j’me dis que je le garderais bien encore un petit peu mon chagrin, finalement. Oui parce que je ne veux pas oublier Matt – du moins pas tout de suite, pas si vite, parce que c’est justement ça qui donne envie d’embrasser la vie, et qui fait qu’on se sent vivant, tant il y d’amour dans la présence de l’absent…

 

SOlène, extrait de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne » *

(Tous droits réservés)

 

 

 

 

« Il n’y a point de meilleurs remèdes à certains désordres que de les laisser passer, car à la fin ils s’arrêtent d’eux-mêmes. » -B. Gracian…

 

 

 

« Oublier est le grand secret des existences fortes et créatrices »  -Honoré de Balzac….

 

Je sais, je sais…! Et d’ailleurs je vais m’y remettre à la fin de « Souviens-toi d’oublier » “ *, enfin pour aujourd’hui encore  dans mes travaux de recherches sur la psycho-généalogie.

Cela dit, j’ai relu “Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne” en entier avec beaucoup de plaisir.  Le recul pris sur ce texte, l’autodérision et le rapprochement avec ce ce que je vis en ce moment, la lecture aura été beaucoup plus efficace que les anti-dépresseurs, et sans les effets indésirables –qui plus est.

 

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Lecture en cours….

 

Isabelle Nail investigue et explore l’arbre généalogique afin d’accéder, à travers la découverte de l’histoire familiale, à la connaissance de soi et donc à la liberté d’être.

Pour en savoir plus, cliquer ICI

 

Bonne semaine à toutes et à tous. Merci de votre fidélité, à bientôt… Prenez soin de vous.

 

(Et puis une fois terminée  » I Still Love Him »*, à écouter absolument)

Sublime!

Big coup de coeur musical

 

 

 

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6 commentaires sur « NUIT BLANCHE (Le break)… SUIVI DE “L’ABSENT” (Et bien plus encore!) »

  1. Bonsoir Solene
    Ce chagrin qui te fais écrire si bien…
    Garde en toi ce trésor l’écriture elle est salvatrice de ce chagrin qui ne veut pas encore tout à fait guérir. Bonne nuit Solene je sais je devrais être couchée mais j’ai regardé l’amour est dans le près !!!!!!la tu sourie bravo j’ai gagné. .. bisous

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