JE PENSE ENCORE A TOI (Suivi de l’inespérée)


« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis » 

Victor Hugo

 

 

 

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(Ars en Ré, Octobre 2016)

Je suis entré dans l’église
Et je n’y ai vu personne
Que le regard éteint du plâtre des statues
Je connais un endroit où il n’y a rien au-dessus
Je pense encore à toi.

 

J’aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent
De ces pierres qui taillent cachées sous l’eau qui dort
De ces bouts de ruisseaux qui deviennent des ports

Je pense encore à toi.

 

 

 

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On m’avait dit que tout s’efface
Heureusement que le temps passe
J’aurai appris qu’il faut longtemps
Mais le temps passe, heureusement, heureusement.

 

 

 

J’ai croisé le mendiant qui a perdu sa route
Dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu
Et puis j’ai ton image plantée dans les yeux

Je pense encore à toi

« …Dans une chapelle, j’ai vu un bateau large comme deux bras ouverts. Il ne portait ni voiles ni mât – rien d’autre que des bougies. On aurait dit un jouet d’enfant. Sur la coque, ce nom en peinture bleue: À l’abandon de Dieu. J’ai aussitôt pensé à toi : ce petit bateau c’est ta vie et c’est toi mon amour. C’est la pureté de ton coeur mille et mille fois naufragé, mille et mille fois reprenant le large; emportant avec lui cette lumière qui brûle et le lave »

Christian Bobin, L’inespérée…

 

 

 

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« Les mots sont en retard sur nos vies. Tu as toujours été en avance sur ce que j’espérais de toi. Tu as depuis toujours été l’inespérée. »

Christian Bobin, L’Inespérée…

 

 

 

 

 

L’amour ne veut pas la durée, il veut l’instant et l’éternité. –Nietzche…

 

NOUS: « un peu, beaucoup, passionnément »…*

 

Un soir et tant d’autres…*

 

 » C’est toujours l’amour en nous qui est blessé, c’est toujours de l’amour que nous souffrons même quand nous croyons ne souffrir de rien. »

Christian Bobin, L’inespérée…

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9 commentaires sur « JE PENSE ENCORE A TOI (Suivi de l’inespérée) »

  1. Pour les jours silencieux, où j’écoute tomber la pluie,
    Et les matins frileux qui me font regretter nos nuits.
    Pour toutes ces différences qui créent l’indifférence, depuis,
    Pour les heures passées à regarder tourner l’ennui.

    Et les trésors cachés qu’on enterre à jamais sans vie,
    Pour tous les souvenirs qui ‘s’ennuient à mourir, et puis,
    Plus je pense à toi et plus encore je m’aperçois
    Que le temps qui passe ne me guérira pas.
    Rien ne te remplace, je manque de toi, je meurs de toi,
    Et je m’aperçois que tu manques à l’espace.

    Pour cacher mes erreurs que je commets par cÂœur, et si,
    Au profit du bonheur, j’échangeais la douleur sans bruit.
    Pour ces sommeils qui dansent, comme des récompenses enfuies,
    Quand le bleu des nuances devient gris de souffrance, aussi.

    Pour les soleils violets que tu dissimulais meurtrie,
    Et les rires empruntés qui te raccrochaient à la vie.
    Plus je pense à toi et plus encore je m’aperçois

    Que le temps qui passe ne me guérira pas.

    Rien ne te remplace, je manque de toi, je meurs de toi,
    Et je m’aperçois que tu manques à l’espace.
    Laisse-moi respirer, juste une heure encore,
    Cette fleur fanée, puisque la mort ennemie a pris l’amour d’une vie.

    Plus je pense à toi et plus encore je m’aperçois
    Que le temps qui passe ne me guérira pas.
    Rien ne te remplace, je manque de toi, je meurs de toi,
    Et je m’aperçois, que tu manques à l’espace.

    Laisse-moi respirer, puisque la mort a pris tout l’amour d’une vie,
    Cette fleur fanée, même si la mort a pris tout l’amour d’une vie.
    Pour les jours silencieux, où j’écoute tomber la pluie,
    Et les matins de dieu je te regrette chaque nuit.

  2. Coucou ma chère Solène ! Christian Bobin est un auteur que j’admire beaucoup. C’est si beau et délicat ce qu’il écrit. Le choix des chansons, des textes, des photos, c’est une très belle note que tu nous offrent là. Merci pour ce beau partage, excellent weekend à toi ! Gros bisous ! soleil ici en Bretagne 😉 🙂

  3. Ma Soli d’amour ! J’ai adoré la chanson de Francis Gabrel que je n’avais encore jamais entendue. Elle est si profonde.
    Je constate ton désarroi et je peux ressentir ta souffrance.
    Les photos de la petite chapelle sont magnifiques… remplies de pureté et d’une douce lumière. Je sais qu’il te faudra du temps… on dit qu’il guérit les blessures…
    Je te serre dans mes bras et le temps n’existe pas…
    Ce que je voulais te dire c’est de ne pas abandonner. J’ai prévu de lire le t-shirt blanc via ma tablette lorsque je serai en congés en juillet. Je t’adore et je pense à toi ma Soli d’amour 😚💗💗💗. Énormes bisous 😚😚😚

  4. L’amour nous fait écrire de belles choses .. surtout au début et à la fin .. que de souffrances quand on aime hein !! .. la petite chapelle est charmante .. même sans croyance, on y ferait plein de petites prières ! love ma So

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