Spéciale Saint va-t-en loin!


 

Je vous donne un chagrin d’amour. C’est très intéressant, un chagrin d’amour. Pendant que vous souffrirez, vous ne vous ennuierez pas… -Henri Jeanson …

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« Qu’est-ce qu’elle nous fait, là, Coco, une imitation de Jean- Pierre Bacri, ou elle a définitivement viré acariâtre ? »

-Il faut la comprendre tu sais, Lally. Elle se prépare à passer sa première Saint Valentin sans Chouchou.

Oui bon, vu sous cet angle à l’éclairage d’un début d’explications venu de Mina, je suis d’accord que la situation de Coco n’est pas des plus enviables. Je suis là, debout dans le métro parisien, coincée de bon matin entre une grande tige anorexique toute pâlotte aux yeux aussi rouges qu’un lapin atteint de myxomatose et une brunette qui ferait plutôt envie que pitié, si ce n’est qu’on la sent prête à mordre l’oreille de son voisin de wagon cause qu’il prend toute la place avec son sillage trop puissant –« pfff… il cocote pire qu’une nana !!! »- Face à nos reflets dans la porte vitrée, et au bord de l’asphyxie (moi aussi), j’me dis qu’il faut peut-être pas attendre que Coco s’avale un Xanax pour faire quelque chose. Alors je tente un tout petit sourire en tirant légèrement sur mes zygomatiques. Peine perdue. Complètement fascinée par sa paire de bottines Louboutin en daim zippé , Mina n’a même pas relevé ne serait-ce que le bout de son nez. Quant à Coco, elle profite que les portières viennent de s’ouvrir à la station Gambetta pour sauter sur le quai en hurlant qu’ « il faut vite sortir de là, on continuera à pied, les filles »… qu’elle va vomir, sinon.

Bouhouhouh… !!!

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Le café suspendu*, tradition napolitaine, est désormais présent sur certains comptoirs français…

Bref, c’est comme ça que les trois déracinées (de la présence physique de l’être cher) que nous sommes se retrouvent à la fois face à leur destin et trois « cafés suspendus » –encore une ironie du sort ! Sauf que même si à nous voir échouées au comptoir, on te ferait plutôt penser à l’épave du Titanic qu’au beau Léo tout triomphant au proue du bateau, grâce à ces trois petits noirs payés chacun le double qu’ils valent habituellement, on a tout à coup mille raisons de trouver la vie plus jolie. D’abord d’une pierre deux coups : on se fait plaisir en faisant plaisir. Avec ces trois petits noirs servis au comptoir, on vient d’en offrir trois autres à trois personnes démunies. Qui, lorsqu’elles entreront dans le bistrot, pourront demander si il n’y a pas un « café en attente » pour elles, et alors on leur servira ceux payés par nous… Ensuite, on se rappelle qu’on s’est donné rendez-vous à Paris pour fêter le nouvel an chinois, pas la Saint Valentin –hein Coco ?!

Comme il me semble loin, soudain, le temps où je pleurais sur mon sort au fond de ma taupinière, avec pour seule compagnie mon chat bipolaire ! Je meurs d’envie de leur dire à Mina et Coco, qu’hier soir mon Roméo m’a envoyé par mail la plus belle déclaration en rimes que j’aie jamais reçue. Mais ce serait pas gentil, car je ne suis pas si sûre que ça que le bonheur des autres soit contagieux. En tout cas, certainement pas quand il nous renvoie à notre propre échec. Pour l’heure je crois sincèrement qu’il vaudrait mieux discuter de l’avenir de l’humanité. Alors voilà ce que je propose pour commencer : la vasectomie de Kanye West, tout aussi radicale pour l’empêcher de se reproduire, que la castration chimique, mais moins barbare…
Et puis bon, Coco, arrête un peu de tirer cette tronche de six pieds de long ! D’accord tu t’es fait ramasser par ton mec, mais pas par la vie que je sache ! Quoi que…

Mouais… ben n’empêche… souviens toi du pragmatisme dont tu faisais preuve à cette époque pas si lointaine où tu me disais que c’était ridicule de pleurer pour un mec qui avait une petite… -« Selon tes dires, Lally »- Soit ! Tant que j’étais pas guérie, je sortais que des conneries… Tu sais Coco, je dis ça… je dis rien. Euh…si, au fait ! On pourrait établir des projets pour l’été prochain. On retourne à New York? *A moins que…

-L’ascension du Kilimandjaro, ça vous tenterait ?

-Eh bien moi j’avais pensé qu’on pourrait plutôt aller au Kenya, propose à son tour Mina qui vient de lire les neuf leçons du guerrier Massaïe*

Au même moment, l’image des fameux figurants Massaie d’ Out of Africa doit nous revenir à l’esprit en même temps que l’envie de revoir ce film qu’on avait adoré.

Eh bien voilà, nous ce qu’on va faire vendredi prochain : un plateau TV en se matant Out of Africa, pelotonnées bien au au chaud toutes les trois sous la couette de Mina. Aussi à voir le rose revenu sur les joues de celle-ci, c’est comme les étoiles dans les yeux de Coco, de fort bon augure, et je peux d’ores et déjà te dire que la Saint Valentin … NO WAY!

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-T’as pas vu la boite de Kleneex, Lally ?

-Là, Coco… Sous tes yeux !!

Pff … Rien qui me désole plus que de voir ma Coco comme ça, la tête en vrac avec tout ce mucus qui lui sort du nez. Le pire c’est qu’elle voudrait nous faire croire que c’est à Paris au défilé du jour de l’an chinois qu’elle s’est chopé la crève. Evidemment la pluie qu’on s’est pris sur le dos, c’est comme la pollution : des coupables toutes trouvées! A d’autres, Coco, mais pas à moi !! Je suis passée par là, ici même, avant toi. Et les murs de cette maison du marais poitevin s’en souviennent… Cause des larmes qui nous brouillent la vue, pas possible d’y voir clair à dix centimètres devant soi…

Quant à Mina, c’est pas mieux –remarque ! Elle est là, bas en haut, haut en bas, d’une pièce à l’autre, à traîner comme un boulet la misère de son célibat forcé, dans une vieille paire de Charentaises ayant appartenu à Violette, et qu’elle a trouvées dans l’entrée en arrivant ce matin. Puis soudain, l’image du bouquin de Levy qu’elle s’est lu dans le TGV de l’aller, traverse ma tête en éclair : sûr qu’il n’est pas étranger à  la dramaturgie de la situation. Aussi je vois arriver le moment où nous allons devoir faire face à un wagon de questions existentielles : d’où viens-je ?, où cours-je ?… Quel est le sens de ma vie  (sans chéri)?…Ou même encore le sens des sens quand l’essence ciel n’y est plus. Et tout de suite après ça, il faudrait être sourd comme un vieux pot pour ne pas entendre dans le silence de ses sanglots, cet ultime soupir de martyr (de la passion amoureuse) venu en même temps que les mots mensonges, lâcheté,  trahison… IN-COM-PRE-HEN-SION, encore une fois !!!… Je connais ce refrain par cœur. Et même les couplets qui vont avec. Mais sur le coup, alors que la blessure est encore vive, personne n’est en mesure d’expliquer à quel moment, ni pourquoi et comment, toute notre vie a basculé en un instant…Ce n’est qu’avec le recul qu’on comprend. Un certain temps après… Quand à force de chercher trop de réponses,  on a fini par se fatiguer soi-même de ne trouver rien d’autre qu’encore et toujours des questions. Et qu’alors on comprend surtout qu’il vaut mieux pour y voir plus clair, faire le tour du pâté de maisons que celui d’une question. C’est comme ça, c’est la vie.

Bon, c’est pas l’tout, les filles. Je vous rappelle que si nous sommes venues jusqu’ ici, après avoir modifié le programme du week-end, c’est pour aller voir demain la toile géante de Dali exposée  à La Rochelle, nous sommes d’accord ? –« Oui, Lally »- Qu’en attendant pour fêter ce soir notre saint va-t-en-loin de celib’s épanouies, on a prévu une orgie de fruits de mer lors d’un dîner aux chandelles devant le DVD de Out of Africa  -« saint va-t-en loin, ouaiiiis ! Comment on ferait sans toi, Lally » ?- Vous ne feriez pas, les filles.

Une joie partagée est une double joie. Un chagrin partagé est un demi chagrin –Jacques Deval.

Je dis ça, je dis rien… C’est juste que je n’oublie pas que lorsque j’étais dans un état pitoyable, elles étaient là pour moi.  Que je ne perds pas de vue, non plus, qu’avoir retrouvé l’amour ne nous met pas à l’abri ; qu’il est difficile voire impossible, quand on aime vraiment, de passer à travers les gouttes. Pour autant, à un moment quand même, il faut se le moucher un bon coup, ce chagrin –pas vrai, Coco ? Et se faire un gros bisou consolateur sur la joue.

SOlène, « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne. »*

(Tous droits réservés*)

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UN JOUR NOTRE PRINCE VIENDRA… 

« Si l’amour c’est aimer plusieurs fois, plusieurs hommes, plusieurs corps, alors je ne veux plus qu’on m’en parle. » -Un heureux événement (2005), de Eliette Abécassis.

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La vérité là direct : si j’ai choisi cette citation, c’est parce que j’ai ce même ressenti, la même déception, quelque part, qu’Eliette.  Si l’amour se limitait à un corps, ça voudrait dire que « l’amour c’est l’infini des caniches » et que L-F C aurait raison.

 Alors que… Oui bon, je sais… on ne compte plus les études qui nous ont démontré, prouvé par A+B que  que le toucher et le contact physique, c’est archi trop nécessaire pour être au top dans notre tête et dans notre corps. Aussi une fois qu’on a intégré le bien fondé de cette nécessité, quoi faire (si on est une fille) en attendant le bon ?

 En ce qui me concerne (et n’engage que moi) je vous le dis tout de suite : pas question de me jeter comme une morfale sur tout ce qui est poilu, dans la rue !!

 Pour autant je ne me vois pas, non plus, me la jouer belle au bois dormant –genre y’a plus qu’à roupiller en attendant…

 En attendant quoi, d’ailleurs ? Hein, je vous le demande !! Qu’un beau et grand brun au regard de velours déboule comme ça, sur son cheval blanc, et nous révèle ainsi à la vie par un beau matin de printemps en nous roulant la pelle du siècle. Mouahahah…

 Non sérieusement, les filles (et les garçons) : dans la vraie vie, un soir pluvieux  et  froid de fèvrier comme aujourd’hui, on a plus de chance de voir débarquer, casque de scooter à la main, en bas de chez soi, un chauve ni-petit-ni-grand  au regard de ciel délavé : « salut ! Tu m’offres un café ? »…

 On l’a vu venir l’animal, vu que ça fait des mois qu’il nous dragouille, et que trois minutes plus tôt on était debout devant la fenêtre à regarder la pluie tomber sur les carreaux.

 

Mouais… et après qu’est-ce qu’on fait ? Ben on commence par rallumer les étoiles dans nos yeux. Puis on met Lana Del Rey (« Once Upon A Dream », par exemple), les bougies qui sentent bon et les dosettes dans la Senséo. C’est pas le tout, mais on va se le boire ce kawa… !!!

Deux mains qui se frolent… Deux bras qui nous enlacent… un petit bisou dans le cou… Pas besoin dêtre folle amoureuse pour partager un moment de tendresse autour d’un café.

 Tout va pour le mieux, donc, dans le meilleur des mondes (on est dans le monde de Solène, ou on l’est pas)… C’est juste qu’un flirt doit rester un flirt. Et là où c’est fort de kawa, même pas ça se corse ! Parce qu’on est une grande fille (pas coincée, mais quand même un peu sérieuse), qui plus est, sincère, et n’aimerait pas que ce garçon-là s’accroche à nous comme une bernique à son rocher. Pas la peine de se lancer dans les grandes explications, y’a X raisons qui font qu’au fond on sait pourquoi ça pourrait pas le faire avec ce dernier, dans la durée. Alors comme on aime par-dessus tout que les choses soient claires, on ne lui laisse pas croire le contraire de ce qu’il en est entre nous, vraiment.

 

 C’est de petits gestes de tendresse dont il s’agit, de confidences aussi, tant le moment s’y prête. Qui, si on ressent un minimum de feeling et de complicité, se prolongeront par la suite avec des échanges par SMS via nos Smartphones. C’est, entre autres, pour ça qu’on a un Smartphone, pour textoter avec nos amis et nos amourettes, vous serez d’accord avec moi… Et vous noterez au passage ce terme d’amourette qui résume tout ce que je vous ai dit auparavant.

 Une amourette qui passe par là… Et qui fait qu’en attendant le bon, on se prend d’autant moins la tête, qu’on sait qu’un jour… notre prince viendra. (C’est tout le mal que je vous souhaite, les copines)

 Votre fidèle servitrice plumitive

Sincerely Yours

SOlène

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-Mais alors cette Lally de « Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne », c’est un peu toi, au fond ?

-Forcément que c’est moi. Surtout dans le verbe, quand Lally devient un vrai tonton flingueur. La plume est une arme comme les autres après tout. Pour autant même si j’aime être ça, je ne suis pas que ça… Aussi des fois j’me demande si j’suis pas un peu maso sur les bords… Mouais ben –remarque, c’est ce qui nous rend terriblement vivants ! Besoin de beaucoup beaucoup d’émotions pour me sentir exister, c’est pour ça que mon écriture en regorge. Mais ce  ne sont pas les lecteurs qui vont s’en plaindre, note bien !

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« Si le lecteur le souhaite ce livre peut-être tenu pour une œuvre d’imagination » (Hemingway dans l’un de ses textes)

Vous pouvez aussi lire:

Guérir le mal par le mâle*

 

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14 commentaires sur « Spéciale Saint va-t-en loin! »

  1. En élargissant cette fête comme celle de l’amité et aussi de l’amour très élargie (familiale…etc) ça permet d’en profiter sans penser forcément à une déception amoureuse…MAIS j’avoue que ce n’est pas évident…! Cette fête est vue ainsi dans certains pays et tout le monde peut en profiter… LES magasins aussi 😁😉. MERCI pour ta belle lettre…

    1. Oui c’est vrai que c’est surtout la fête des commerçants, en particulier, les fleuristes, cette saint Valentin.
      Pour se dire je t’aime et se faire des petits cadeaux, on n’a pas besoin de nous fixer un jour…. Mais bon!
      Bonne soirée, merci pour ce petit mot. A bientôt 😉

  2. Bonjour Solène,
    Pour parcourir vos extraits depuis quelques temps, j’y ai pris goût, aussi je souhaite me procurer les versions complètes, en vrai papier. Où puis-je ?
    Merci et bonne continuation.

    1. Très très prochainement Alain. Pour « Souviens-toi d’oublier » je vous le dirai dès qu’il sera sorti…. De même pour « Bétail intime » dans un deuxième temps. Sinon les deux premiers, « L’orage ou la flûte » et « Le T-shirt blanc » sont sur Amazon et toutes les librairies en ligne, et peuvent être commandés aussi chez le libraire de quartier. Mais bon, comme je disais à Maître Renard: il n’y a pas le feu au lac. Attendons les prochains, ils ne vont plus tarder, maintenant…On y travaille 😉
      Merci, en tout cas de l’intérêt porté à mon blabla. 😉
      Une belle soirée, des bisous et à bientôt.
      PS: suis sur mon phone. A plus tard.

  3. Coucou Solène. 😆
    Jolis textes.

    Les amourettes, les flirts, l’amour passion, le coup de foudre, l’amour tout court, l’amour pour toujours, le Grand amour…
    L’amour se décline en une infinité de nuances…
    À chacun sa façon d’aimer. La vie nous amène ce qu’on doit vivre.

    Bisous. 😊

    1. Merci mon Fred pour ton passage et pour ton commentaire. Comme tu dis: « une infinité de nuances »…. Et justement dans la palette de l’amour, il y a le vieux rose, un peu gris, un peu sali, les carrément gris et le noir aussi. Alors j’ai une énorme pensée pour celles et ceux qui baignent en plein chagrin d’amour. C’est à eux que s’adressent ces textes, qui non dénués d’humour sont surtout porteurs d’espoir. Après la pluie, le beau temps… pour avoir l’arc- en-ciel, il faut d’abord la pluie…. Et puis, pourquoi ne pas faire, comme dans certains pays d’Asie, de la Saint Valentin la fête de l’amitié?
      Bonne fête aux amis, donc. Et bien sûr a tous les amoureux heureux dont je fais partie….
      Saint Valentin ou pas, il faut dire aux gens qu’on aime qu’on les aime. Pas besoin d’en faire tout un commerce, c’est le message que j’ai voulu faire passer.
      Bonne fête mon promeneur solitaire. Gros bisous ❤

  4. bon Saint-va-t-en-loin ma So … HE HE !! .. mon fils aîné est en déplacement et du coup je viens de passer chez le fleuriste et chez le pâtissier pour aller consoler ma petite belle fille cet après-midi .. je fais marcher les petits commerces .. moi je suis fermée today .. donc tant pis pour moi, les cafés restent en attente !! love ma belle !

    1. Ben tu as raison, ma Pascalou d’amour. Tu es une belle-mère adorable. Remarque, je n’ai pas à me plaindre avec la mienne, non plus. C’est le genre à faire ça…. C’est beau l’amour… l’amour filial, l’amour amitié et l’amour tout court…..
      Et quand le notre participe aussi a enricoir les fleuristes, les bijoutiers, chocolatiers, parfumeurs et les libraires, ce qu’il faut retenir, c’est ce plaisir d’offrir à ceux qu’on aime 💗

  5. Coucou ma chère Soliplume ! Je viens de lire ton texte…Et cela m’a amusée surtout après une rude journée… Ça fait du bien de te lire… J’aime bien les héroïnes de ton livre. 3 amies qui se prennent un petit café et se racontent leurs petits bobos de la vie…Elles se soutiennent… C’est amusant chacune de leur pensée et dialogues entre elles. Et j’ai adoré le titre de ton article…bien trouvé ! » Moi, en ce qui concerne la Saint Valentin je m’offre à moi-même des petits plaisirs..Des roses…et ben moi je dis pourquoi pas ? Ça me va + un bon film genre science fiction…et un bon repas…Je trouve que c’est une fête qui n’est pas si mal en somme…vu que je suis née un 13 Février…J’ai davantage de cadeaux…hi hi…gros gros bisous ma Solène 😚☺☺☺💙

  6. 😍 Tu es un p’tit cœur, toi. Tu sais, j’ai encore plein de choses à lire chez toi. Alors à très vite. Belle toute belle soirer de saint Valentin. Bisous, plein tout plein de bigs bisous 😘💗

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