PUISQUE RIEN NE DURE


Nul bonheur, nulle sérénité, nulle espérance, nulle fierté, nulle jouissance de l’instant présent ne pourraient exister sans faculté d’oubli. -Nietszche….

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“Ici, plein de brume, je vois à peine la plage et les falaises. Mais ça va se lever, il va faire soleil” –André… (alias Pitou)…

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Tu sais quoi, Pitou? Quand je regarde cette photo, c’est à la mer que je pense tout de suite. La mer qu’on devine là-bas, face à ton regard d’ancien marin solitaire dans le petit matin… Aussi j’entends d’ici ce bruit si familier qu’est celui des vagues quand l’océan est calme. C’est le même qui me berçait tout petite dans la maison de ma grand-mère, à Sion sur l’océan… Aussi, parfois, j’avais au moment de m’endormir, des crises d’angoisse existentielle, consciente comme j’étais déjà qu’un jour la vie, ma vie finirait. Mais je me rassurais comme je pouvais, en me disant que ce serait dans longtemps… dans très très longtemps… !! Et je pensais aux vagues sur l’océan. Ces vagues nées des courants et qui le parcourent pour finir par se fondre encore et toujours en lui… Ma grand-mère avait dû m’expliquer ce phénomène-là, un jour. En tout cas, les vagues me fascinaient, parce que c’était elles –je trouvais, qui donnaient toute sa beauté à l’océan. En même temps, elles n’étaient qu’une danse sur l’océan – l’océan de l’éternité? Car cet océan dure depuis le commencement, alors que les vagues, elles, meurent en lui… En me disant cela, quelque part, quelque chose me rassurait… (Au fond, n’est-ce pas le fait de savoir qu’elle a une fin, qui donne tout son sel à la vie?)… Et je décidais alors de faire comme si de rien n’était… De ne plus y penser, d’ écouter les vagues, et puis c’était tout…

Tout ça pour t’expliquer que ce matin, à peu près au même moment où tu l’as prise cette photo, j’étais moi aussi, debout devant ma fenêtre grande ouverte. Je sirotais mon café en contemplant le ciel. Rien de bien nouveau sous le soleil –hein… Toute ouïe au chant des oiseaux, j’émergeais à peine de deux heures d’écriture, et je me suis dit: mais bon sang, c’est bien sûr, c’est pour ça que j’écris! Je n’ai jamais vraiment rêvé de devenir écrivain, encore moins de vivre de ma plume. Et pourtant, depuis ma première année de primaire, j’écris… Dès que j’ai su tenir un stylo sans autre but que de faire des mots avec les lettres de l’alphabet, puis des phrases avec ces mots, je n’ai fait que ça: écrire…Et depuis, j’écris, j’écris, j’écris… Puisque rien ne dure, j’écris pour mettre de l’éternité dans l’éphémère; j’écris pour construire quelque chose d’immortel avec du sable.

SOlène

Bienvenue dans le monde de SOlène!
Bienvenue dans le monde de SOlène!

… La profondeur des choses de la vie est un miracle quand elle se voit à la surface… Vous ne trouvez pas ? C’est drôle cette quête d’infini… c’est drôle ce trop plein d’émotions que je ramasse dans l’imaginaire, et dont je pourrais presque faire un bouquet pour l’offrir à mes amis, dans la vraie vie… Un bouquet que je vous invite à renifler tellement que c’est bon !

SOUVIENS-TOI D’OUBLIER (roman en ligne)

27 chapitres à lire d’un trait…

(Prochainement, la suite et la fin, bien sûr, sur  Amazon)

 

 

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5 commentaires sur « PUISQUE RIEN NE DURE »

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