La lumière du monde


 Je ne connais pas cette femme avec qui je parle au téléphone. La voix est la manière qu’a une âme de naviguer sur le fleuve lumineux des atomes. Celle-ci m’intrigue jusqu’à ce que mon interlocutrice me dise : « Je suis aveugle. » Je comprends alors mon plaisir à l’entendre : sa voix est un soleil qui roule dans le noir.  L’aveugle donnait de la lumière…

(Christian Bobin)

Aimer quelqu’un, c’est le lire…

C’est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l’autre, et en lisant le délivrer. C’est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix, comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère.

Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléïade et, quand je regarde un visage, j’essaie de tout lire, même les notes en bas de page.
Je pénètre dans les visages comme on s’enfonce dans un brouillard, jusqu’à ce que le paysage s’éclaire dans ses moindres détails.
Lire ainsi l’autre, c’est favoriser sa respiration, c’est-à-dire le faire exister.

On lit en quelqu’un comme dans un livre, et ce livre s’éclaire d’être lu et vient nous éclairer en retour, comme ce que fait pour un lecteur une très belle page d’un livre rare.
Quand un livre n’est pas lu, c’est comme s’il n’avait jamais existé.

Christian Bobin in « La lumière du monde »

Peut-être que chacun de nous est comme une maison avec beaucoup de fenêtres.

 

On peut appeler de l’extérieur et une fenêtre ou deux vont s’éclairer mais pas toutes.

 

Et parfois exceptionnellement, on va frapper partout et ça va s’éclairer partout, mais ça,

 

c’est extrêmement rare.

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Un commentaire sur « La lumière du monde »

  1. Il neige sur les monts sur la large plaine
    Comme tous les animaux te craignent
    Il neige depuis des jours c’est ton secret

    Il neige quelque divinité suprême
    Voudrait son capuchon de neige
    A l’embouchure nous n’irons plus jamais

    Rien n’aura jamais fait la peine que tu nous fais
    Rien n’aura jamais fait la peine que tu te fais

    Il neige déjà nos roches recouvertes
    Toutes les fermes tous les hêtres
    La nature alentour s’est enterrée

    Il neige il n’y a place que pour le silence
    Au couteau sur ta chair blanche
    L’état de mon cœur est de tout savoir

    Rien n’aura jamais fait la peine que tu nous fais
    Rien n’aura jamais fait la peine que tu te fais

    Il neige chasseur accroupi dans la neige
    Gorge de loup dans la tenèbre
    Que veux-tu savoir ?

    Rien n’aura jamais fait la peine que tu nous fais
    Rien n’aura jamais fait la peine que tu te fais

    Rien n’aura jamais fait la peine que tu nous fais
    Rien n’aura jamais fait la peine que tu te fais

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