SOlène par Jérôme Skalski, journaliste et écrivain


« If a writer falls in love with you, you can never die. »

C’était toi*

(But if a writer stop loving you, you died suddenly. Too bad for you!)

Afficher l'image d'origine

Diable ! quelle beauté classique cette dernière chanson. Mais, Solène, le poète ne chante jamais la « vie » de personne, jamais, c’est une chose qui vit en lui. Pourquoi ce prénom ? Pourquoi ce visage ? Seul Pégase le sait. Et je vous défie de le saisir à l’encolure, chère âme, chère artiste, et de lui demander des comptes aussi. Je crois qu’il vous sourira, mais taiseux, alors même qu’il vous conduit au Parnasse, sans rien vous expliquer. Il est comme cela. Il ne changera jamais.

Vous confondez le modèle et la figuration encore. L’ « Auvergnat » est né à Brie-Comte-Robert mais cela ne « rime » à rien. Telle déesse immortalisée dans le marbre attique était lavandière ! Telle bergère de la bucolique idylle n’était rien moins qu’une Reine. Allez comprendre ? La vie cela se vit et puis, n’est-ce pas déjà beaucoup et puis, n’est-pas assez ? Le poète chante une vie pour un surcroît de vie qu’il sent en lui, quelque fois douloureusement. Le souci de la réputation n’est certainement pas digne de l’artiste qui ne connait de loi que celle de la liberté et de la forme. Bien sûr, il affecte l’homme pour qui la solitude, rançon d’une excessive indépendance aux yeux de certains autres, est souvent pénible.

Ceci dit, vous êtes loin d’être « petite », chère Solène, et si j’étais ce furieux chansonnier de la chanson, je n’aurais qu’un regret, c’est de vous avoir attristé pour une phrase de « trop ».

Bienvenue au « club » cependant. Lequel ? Hé bien, celui des « chansonnier(s) malhonnête(s) » que vous dénoncez. Vous voila bien prise Solène ! Bientôt vous apprendrez que cet adjectif lui va bien et qu’il sait le revendiquer car vous êtes au moins à moitié chemin. Et qu’il le porte avec fierté même, à sa boutonnière et à son bonnet rouge, laissant la vertu opposée aux « braves gens » dont les lettres anonymes et de dénonciations encombrant les tiroirs préfectoraux font le délice des historiens républicains d’entre deux guerres. C’est vrai, il en fait peu de cas.

Et puis, ô comme j’aimerais vos furies et plus même. Vous êtes comme ce poète qui écrivit un jour en vers qu’il avait décidé de cesser de versifier. A jamais ! tout en cherchant, d’un mouvement silencieux des lèvres, un écho pour son dernier distique. Car ce que vous dénoncez chez votre adorateur inopportun, si l’on s’en tient à vos principes, vous vous lui rendez bien, n’est-pas ? Ne le dévoilez-vous pas, sans gène, en vos vers, Solène ? Ne chantez vous point « sa » vie en l’occurrence ? Et pour longtemps peut être car, ils me semblent bons ? Et meilleurs que les siens peut-être ? Sans parler de l’intonation de votre voix qui m’aurait tiré un soupir d’extase !

Ah, si j’étais ce vilain personnage poète bête et méchant qui vous hante ! Quelle joie de me voir ainsi immortalisé même du bien mauvais côté de la barrière et même du bien mauvais côté du tableau, puisque c’est par vous ! Je vous en remercierais volontiers si votre plume acerbe ne lui faisait subir, par la menace seulement de votre ton déjà, la peine promise, la honte et les sanglots – si j’ai bien compris, que vous versez sur lui mais qu’il verse avec vous ? Mais je devine sous votre paralogisme poétique une chose ou deux et si, comme dans mon hypothèse, j’étais celui-là, je me plierais à votre douce tyrannie. Vous en sauriez les raisons, Solène, car lui aussi, je pense, le veut très fort.

Quant à moi qui me pique de versifier de manière plus discrète. J’ai vu la rime double et, si vous me le permettez, ma mie, j’ose le triolet. Et si plus d’audace m’est permise encore, remarquez, doucement, l’éclat fatal, in fine, à votre gemme jeté.
Mais il est vrai, l’assonance simple est permise pourvu que le poète laissa parler son coeur et ceci n’est pas le moindre de vos charmes, car il est si beau et si grand qu’il ne peut que déborder, ni de vos talents.

Encore bravo

Jérôme Skalski, journaliste

1924031_981967401838425_5196154800506620526_n

« T’écris bien ! T’as un putain de peps ! T’as un talent et une audace littéraire certaine ! Mais t’es qu’une conne !!! (Sauf le respect que je te dois !) » Jérôme S. alias STEPHEN… Euh, c’est affectueux « très très affectueux !! » ….

WHAT ELSE?

-Mais alors cette Lally de  Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne*, c’est un peu toi, au fond ?

 

-Forcément que c’est moi. Et pas qu’un peu ! Surtout dans le verbe, quand Lally devient un vrai tonton flingueur. La plume est une arme comme les autres après tout. Pour autant même si j’aime être ça, je ne suis pas que ça… Aussi des fois j’me demande si j’suis pas un peu maso sur les bords… Mouais ben –remarque, c’est ce qui nous rend terriblement vivants ! Besoin de beaucoup beaucoup d’émotions pour me sentir exister, c’est pour ça que mon écriture en regorge. Mais ce  ne sont pas les lecteurs qui vont s’en plaindre, note bien !

 

17342659_1284031234965780_4811148564636054195_n

En l’absence de SOlène, l’équipe du monde de SOlène sur Facebook vous remercie de votre fidélité et vous souhaite un beau dimanche.  A bientôt!

Publicités

19 commentaires sur « SOlène par Jérôme Skalski, journaliste et écrivain »

  1. Très très bel article, fort louablement écrit pour le talent, la sensibilité, la poésie mais aussi l’humour de Solène. C’est qu’elle en a des choses à nous confier Solène, en prose, en rimes, en chansons. Merci

  2. Signed. A good book for sure.

    -What song d’you want at ear Miss You ?

    – The song of me Mr. Frog. The one he sang with my name into.

    – And what is your name Miss Princess Joke in Heart’s Tatoo ?

    – My name is the one you dreamt on Mr. You. And it came to you, with me, the dream you did, yes, the one, on tiptoe .

    -Realy ? Do you believe to love’s dreams Miss Deedee Eee Eee Do ? Do you realy believe in, I mean ? Do you ?

    – So and so ! And so much that I can’t stop laugh too ! So much Mr. Frog !

    – And do you know what it means Miss Pussy Clumsy Baby You ?

    – Yes love, and I do. I swear that I do.

    – So do I. Miss Love U. So, let’s hear the song for you.

    So, these forever’s words that Mr. I wrote were for you Miss You, Miss Joke, Miss Deedeedo,Eee Eee Do. But you did not understood that the name was a game to tell it t’you. I would liked that you could understand. I do believe in love’s dream Miss Clumsy You. And it’s why I know that they have to be lived and not only dreamt. And the frog is sad…although that he had a so good book with him…. without you.

  3. A fairy tale…And like in all stories, truths are reversed. This is not the « fairy » who make of a ​ « frog » a « prince charming » in its metamorphosis. This is the reverse. – Yep, « princesses »! But it is not always easy to send graze this inner Circe. Sure, it’s not easy.

  4. But nothing which worth it is easy. Nothing in the real world. It’s why tales are writen. These are like tests, enigmas by which the life is judged and choosen.

    En français dans le texte : « Nos choix nous choississent ».

    Nougaro, c’est top !

  5. « Holiday homework to Miss Bee Dee – Je me suis bien marré en te lisand ce matin. Euh, en te lisant : faute d’orthograve. C’est pas mal, mais je pense que tu y gagnerais à lâcher le vers « square ». Tu as besoin de formes, I know but, prends l’entre deux, passe aux vers enjambés, à l’assonance simple, à l' »impair ». Lâche la bonde, quoi : « Parisienne ». Et « fous lui une trempe » ! Et puis arrête avec l’esprit de sentence. Qu’est-ce que tu es fashioned ! Sois plus ouverte, plus descriptive Bee Dee You. Bref, là encore, laisse un peu plus couler l’écrit – Comme ton pote Louis Ferdinand t’as dit. I’ll show you how to do it if you do, Bee. Et puis, c’est bon, les « poupées » : – je sais que tu as de beaux yeux ! Enfin, je veux dire, avec tes « hétéronymes », filha do Pessoa ! « Allgemeinheit des Seyendes ! » Mort de rire ! Le matin, ça fait du bien. Et puis laisse tomber les bog pappers, lis des jour-naux ! Le monde réel est plus difficile que cela. Et puis, je sais : moi aussi. Je veux dire : Neither do I. Mais comme j’ai dit, j’ai un taf de ouf jusqu’en septembre : Islande, Espagne….Trois cent pages à tartiner-fignoler. Comme t’es pas dispo et que tu restes dans ta chambre cet été… T’as vu ? mon bouquin sort en octobre. You’ll have a surprise on it « Miss Dee dee Do ». Et puis, sois sage : Sapias, bois du cacolac ! A plus. ‘verra en septembre. »

    (This is a tale)

  6. Ceci est une fiction. Sais-tu ce qu’est une fiction Sophie ? Une fiction est une invention de l’imagination. Cela suppose la capacité de distinguer le réel de l’imaginaire, justement. C’est une fiction : cela ne correspond pas au monde « réel » ( moi, je, tu, il ou elle, ceci,cela etc.) mais c’est l’expression d’un monde seulement possible, d’un monde imaginaire qui se met en commun par la communication même si la fabulation est un jeu qui consiste à faire pénétrer des éléments de la représentation du réel dans la l’image poétique, bref à subvertir le monde réel en imagination. Mais je vois que je perds mon temps. Salut.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s